‹ Madame ClaudeChapitre 61 sur 84 · QU ATRIUM K PARTIR · texte numérisé non relu

QU ATRIUM K PARTIR

généralement donnée à la femme de l’interdit, surtout quand il est notoire que la conduite de celle-ci est

hoporable comme je suppose qu’est celle de votre

belle-mère.

— Heu! heu! fit le beau-fils en branlant significativement la tête.

^ — Hein? quoi?

— Je dis, répliqua Jean Fargeot, qui n’était pas le

dernier à accepter les calomnies de l’Africain, et qui d’ailleurs trouvait bonne l’occasion d’en faire cas, — je dis qu’en cherchant bien

— Oh! alors votre affaire est claire, s’écria l’huissier; le conseil de famille appréciera, et il est à peu près certain que vous serez nommé, en élimination de l’épouse peu méritante.

— C’est bien, monsieur Charbouin; voilà tout cc que je voulais savoir, dit le paysan, en faisant mine de s’en aller.

— Mais, je vous le répète , reprit le légiste, il faut agir promptement ; confiez-moi l’affaire, j’y emploierai toute diligence, et je vous garantis, sous un bref délai, i la conclusion, c’est-à-dire la régularisation de la situation. Voyons, dois-je m’occuper dès à présent de la requête?...

— Attendons jusqu’à demain, s’il vous plaît, dit Jean Fargeot, qu’effrayait après tout la perspective de la complication judiciaire où l’attirait M. Charbouin, et qui songeait aussi aux frais qu’allaient nécessiter toutes ces formalités.

MAUAMK CI. A U DK.

— Vous avez tort de temporiser, dit l’iuiissicr, qinV Départageait nullement les craintes de son client, vous avez tort. Songez que si, dans les affaires paternelles, se présentaient quelques embarras en conséquence desquels des étrangers, des créanciers par exemple, fussent lésés, vous encourriez le reproche moral de n’avoir pas rempli à. temps les prescriptions qu’indiquait la prudence...

— Dieu merci ! nous n’en sommes ni n’en serons jamais là, fit d’un air majestueux le père d’Annette; et il ajouta, les lèvres pincées par un dédaigneux .sourire : 11 n’y a point de créanciers, monsieur Charbouin, les étrangers n’ont que faire en la mai.son de mon père. C’est pourquoi je prends jusqu’à demain pour réfléchir sur les conseils que vous m’avez donnés. »

Et il se dirigea vers la porte, reconduit par l’huissier, qui lui répétait :

a C’est égal ! c’est égal ! pre.s,sez-vous, pressez-vous. »

Il sortit, et, seulement alors, alla savoir si le médecin était retourné auprès du malade. L’hommé de l’art venait de partir pour sa ronde quotidienne.

■lean Fargeot, fort méditatif, revint d'un pas lent au village-

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