CHAPITRE PREMIER
lui. M"« de HautefortS Ghémerault* et Saint-Louis S filles de la reine; d'Escars, sœur de M^*« de Hautefort, etBeaumont* venoient avec moi. Nous étions toutes Yétues de couleur, sur de belles haquenées richement caparaçonnées, et pour se garantir du soleil chacune avoit un chapeau garni de quantité de plumes. L'on disposoit toujours la chasse du côté de quelques belles maisons, où Ton'trouToit de grandes collations, et au retour le Roi se mettoit dans mon carrosse avec M"* de Hautefort et moi. Quand il étoit de belle humeur, il nous entretenoit fort agréablemen de toutes choses... L'on avoit régulièrement trois fois la semaine le divertissement de la musique..., et la plupart des airs qu'on chantoit étoient de la composition du Roi; il en faisait même les paroles, et le sujet n'étoit jamais que M"« de Hautefort. »
Les vers amoureux de Louis XIII ne sont pas venus jusqu'à nous; mais voici un couplet d'une autre chanson, dont l'auteur est inconnu, et qui, ce nous semble, peint avec assez de grâce le charme qu'exer-
i. L*éditioa d'Amsterdam, et même celle de Petitot, donnent itf«« de Beaufort, ce qui est une absurdité, et un échantillon des erreurs de toute sorte dont fourmillent les éditions de Mademoiselle. N*est-il pas étrange que nul éditeur ne se soit encore avisé de consulter le manuscrit autographe, conservé à la BiBLioTHàQCB