L'évèque de Limoges
« Le P. Carré est an des meilleurs religieux du monde que j'aime et affectionne et dont la vie est exemplaire. Mais il est yrai que n'étant pas goûté du grand couvent comme je le désirerois, il est du tout impossible que son entremise fasse maintenant l'effet que yoas pouvez souhaiter. L'affectionnant comme je fais, je lui en ai parlé franchement. Il est soumis comme un bon religieux à tout ce qui viendra de votre part.
Ibid., fol. 329.
« Monseigneur,
« ... On a fait jurer à la petite qu'elle attendra encore trois mois deVant d'exécuter son dessein, et l'oncle et la tante, à qui elle s'est ainsi obligée, lui ont donné pour directeur le R. P. Armand, Jésuite, etc. »
c Noviciat général, ce 95 avril 1636. >
Cette lettre est fort longue et, s'il n'y a que ce peu de lignes sur M"« de La Fayette, il y a diverses citations latines du général de Tordre sur ce qui se passait à Rome. Le cardinal de Lyon était allé pour obtenir la dissolution du mariage de Monsieur, et il semblait qu'on voulût aussi y traiter de la paix générale.
Paragraphe sur le P. Carré et sa situation :
« Notre père Général m'a accordé et envoyé ma démission de la charge de prieur à condition que je prenne celle de commissaire sur ce noviciat. Je lui ai mandé que dans une dernière audience j'en avois parlé à Votre Éminence, qui n'avoit pas encore admis ma démission; qu'après son consentement j'accepterois la commission, sauf la place qui est par-dessus le prieur, à laquelle je renoncerois. Gomme je suis et appartiens entièrement à votre Éminence, je n'oserois rien faire sans votre ordonnance, commandement ou aveu ; si je pouvois pénétrer le fond de sa pensée, je l'exécuterois à l'aveugle. »
M»« DE LA FAYETTE. 3n
IBID., fol. 368.
« Monseigneur,
« Pai pris la hardiesse d*écrire la présente à irotre Éminence en compagnie de deux lettres que j*ai reçues de la gouvernante ce ma> tin, que je lui envoie afin que par icelles elle voie si je lui puis servir à quelque chose. Selon votre commandement que j'ai reçu et par lettre et de vive voix de votre bouche vraiment paternelle pour moi, j'ai laissé la petite entre les mains du Saint-Esprit qui la presse toujours, mais aussi les ennemis de notre salut ne manquent pas à y jouer de leur reste. Cette petite &me me fait compassion, et je voudrois bien lui aider pour un coup de partie.
« J'avois prié la gouvernante de m'écrire si le nouveau père directeur étoit le père Armand, ou Lallemand; elle me répond que ce n'est point Lallemand... Ladite gouvernante m'écrit qu'elle voudroit bien me voir. Je ne puis l'aller voir à la cour sans prétexte. J'en pourrai trouver et en avertirai votre Éminence si elle juge que je doive y aller... L'on me dit que l'oncle et la tante sont tout de même, et que lui ne s'en ira qu'après ces fêtes, moyennant que ce ne soit Pfts après les fêtes de Saint-Pierre et Saint-Paul. Je voudrois bien <[ue votre Éminence en eût parlé à la tante comme elle en avoit eu l'inspiration, etc.
• Noviciat général, ce 7 mai 1636. t
Les choses omises sont sans intérêt. Il y a une lettre omise du i8 mai, ibid., fol. 393. Dans cette lettre est le paragraphe suivant : «Je n'ai rien appris de nouveau touchant la tante, le valet de chaml)re ne nous ayant rien écrit. Une maréchale de France m'a dit qu'elle avoit ouï dire que les deux parens se baisoient en Jésus- Christ. Je n'en sçais rien et ne le veux croire. Celui que votre Éminence désire qu'il lui vienne parler des affaires de sa maîtresse est fort dans leur confidence et lui en peut dire tout ce qu'il en sçait! »
Ibid., t. LXXXIX, fol. 18.
«Je viens de recevoir une lettre du valet de chambre, et quoi- Wil m'ait fait dire par le donneur que je la brûle à l'instant de la
lecture, j 'en ai néanmoins voulu ^rer ces mots pour 1e& metm «n papier, et 1» garderai pour deui jours, ai elle éioit nécessaire a^ 3D. ' Les nouvelles que désirez que Je tous mande de ce geniîft Rime 1 lont que sa tante ' tait loujours tout ce qu'elle peut poi^ ipScher qu'il se retire ; et bq effet s& puissance parolt grande pnf la. Celui > que cegentilhomuie aime particulièrementet est loujo»: près de lui, a été fort brouillé avec la tante, de quoi le geniilmme lui a fait grand reproche et mauvais visage, et rends Ima I témoignages b la tante, (ju'il avoit trouvi le procédé de ccl ami, .'il a auprès de lui, fort mauvais, avec des rcnouveliemens d'urancB à cette tante de lui être fort affectionné, laquelle subtétt sez seule ï l'empêchement de la retraite du gentilhomme, ï ce qui ; parolt. Depuis ce que dessus est écrit, il est arrivé des froideun gentilhomme vers la tante qui parolt toute mal sstisfaiie; c^ Jusques à ne se parler point. (Il y a quelques lignes cmok dt mplineuta.) 3 juin. ■
■ Votre très-humble, etc.
< Noitdat gén^ni, ce S Juia 1689. •
Au revers, une suite du 5 Juin. Diverses nouvelles. Hèœenl- :. *2, une lettre du P. Carré. Nouvelles sans intérêt du ISjuin. Ibid., fol. 46, lettre du 19 juin. Insignifiante, sauf ce petii paniphe : K Le valet de cbambre est venu me voir toutprésealeinci^ m'a raconté plusieurs choses touchant la tante et le gentil tiimiiiis i sont mieux dites qu'écrites. Je l'ai trouvé dans quelqas peiiii liole de n'être pas dans vos bonnes gr&ces. Je l'ai assuré du cw-
Ibid; fol. 100 ! 11 y a quelques Jours que j'ai reçu la letln d" let de chambre, lequel, parce que Je le crois Être de rnàikatA is subtil esprit que moi , Je la renvoie k votre Éminence it 'elle en tire ce qu'elle en sçaura mieti): que moi inférer. » Ibid., fol. 106 : D Étrangère aux intrigues de cour. > ItH, . 1G4, de même; ibid., fol. 190.