I. Évidoninienl M"« de La FajBtta
Ib[d. , t. LXXX , fol. 109.
« Monseigneur,
« La grand'mère ^ me dit hier que sa maîtresse* lui avoît dit
que votre Éminence avoît fait offre de son amitié par un tiers à la nièce ' moyennant qu'elle ne parlât pas au gentilhomme ^ des affaires d'État, et qu'elle avoit répondu qu'elle ne vouloit pas engager sa liberté, et que, quand la fortune lui tourneroit le dos, sa retraite étoit toute assurée dans un monastère, ce qui fait croire que votre Éminence la craint; que ce bruit est tout commun dans Paris, et lui a été confirmé par deux personnes de grande qualité que Je lui nommerai de vive voix si elle le Juge à propos, etc.
« Noviciat général, ce 19 octobre 1636. •
Ibid., fol. 474.
a Monseigneur,
tt La personne qui m'a découvert l'horoscope me fit appeler hier après dîner pour se confesser. Devant, elle m'apprit comme la nièce avoit écrit à sa confidente Bourdeloise que le gentilhomme > étoit extrêmement mélancolique, et qu'elle avoit beaucoup de choses à lui communiquer aujourd'hui à Meudon, où la maltresse ^ va voir M"* de Jouarre'',et elle s'y trouvera pour lui parler en confiance. Ce fut avant-hier que la lettre fut écrite. Le faiseur de l'horoscOpe est grandement sollicité de la Bourdeloise à le parachever : il s'excuse sur sa maladie. Ils se voient néanmoins fort souvent. Je ne puis croire que Dieu donne bon succès aux mauvais moyens, et soit contraire à la piété où J'ai vu la nièce. La Bourdeloise > a dit encore que la nièce lui a écrit ou communiqué (Je ne m'en souviens pas bien) qu'elle avoit obtenu une abbaye pour son oncle, de quinze mille livres de revenu, d'un qui est prisonnier et que l'on amène. Elle me dit encore que le grand et ferme conseil de la nièce étoit la tante, etc., etc.
c Noviciat général^ ce 8 décembre 1686* a