‹ Madame de HautefortChapitre 131 sur 182 · Le Roi · texte numérisé non relu

Le Roi

4. Un des quatre geatilshommes de la chambre du Rc^ fkin il H^^^ Sablé et de M»* de Lansac.

demandant fayeur envers M. le lieatenant dvil, m'a découvert les menées de cet abbé qui sait toutes les nouvelles de chez le Roi et de votre maison, m*a]outant que plus de cinq cents ont été mis à la Bastille qui ne Tont pas tant mérité que lui. Je m^estimerois très* ingrat et très-infidèle à votre Éminence si Je ne lui donnois avis de ctt qui se passe contre le service du Roi et le vôtre, etc., etc. »

• NoYiciat général, ce 8 juin 1637. »

Ibid., fol. 37.

a Monseigneur,

c ... Je vis hier la grand'mère qui vouloit partir ce matin pour aller à la cour. Je la fis résoudre à ne partir que vendredi, et lui dis franchement et cordialement qu'il est à souhaiter que le gentilhomme ne s'attache plus à aucune, ce qu'elle me témoigna approuver; mais elle devint pâle comme son collet. J'appris d'elle que sa fille spirituelle 1 avoit parlé deux fois au gentilhomme et l'affectionnée* une^ et que M. le marquis de Souvré lui avoit écrit de venir, et voyant qu'elle ne venoit pas étoit venu exprès en cette ville la chercher et la h&ter, disant que le gentilhomme ne savoit à qui parler, /tom que la nièce étoit malade, qu'elle prenoit des eaux, que son frère venoit à Paris pour U faire sortir du monastère, ce que je ne crois pas qu'il fasse.

c Noviciat général, m 19 juin, i quatre heares da matin, 1087. •

Ibid., fol. 194.

« Monseigneur,

c Le valet de chambre me vint voir hier au soir bien tard, et me dit que le gentilhomme aime plus que jamais la nièce ; que l'affectionnée tient maintenant sa place, laquelle s'est vantée que personne ne l'en pourra faire sortir, sinon lorsqu'il lui plaira, et qu'elle ne craint rien ; que la tante aussi y est mieux que jamais, et que le bruit est que toutes deux sont présentement bien avec votre Éminence; que l'affiectionnée écrit jour et nuit à la nièce, adressant toutes ses lettres au précepteur des enfans de la tante, lequel la va

1. Nous ignorons quelle personne est désignée sons ce titra» 1 MU* de Haatefort. Voyez la lettre qui soit.

Yoir et lui dit d,e bouche ce qu'il ne lui ose laisser par écrit et reçoit ses réponses ; que ce précepteur est tout le conseil de la tante, que Toncle lui a donné en sa place i, et que Ton tient aussi parfaitement bien avec \otre Éminence, parce qu'il a plus coopéré à la retraite de la nièce >; que Ton croit que, quoique le valet* disgracié depuis lé pourparler du gentilhomme avec la nièce fût en vos bonnes grâces, néanmoins votre Éminence l'a abandonné. Je lui niai ce point, et que, quand cela seroit, ce ne seroit que ad tempus. Je lui dis aussi que difficilement pourrois-Je croire que la tante et l'affectionnée et le précepteur fussent si bien en vos bonnes grâces; elle (sic) me répliqua que le principal fondement de la créance publique étoit le grand ascendant que l'affectionnée avoit pris proche du gentilhomme qui ne peut qu'être très-préjudiciable à votre Éminence, si elle y consent. Quant au bruit public qui court que le gentilhomme ayoit vu la nièce contre votre su , Je lui ai répondu , et à tous ceux qoi m'en ont parlé, que ce bruit n'étoit véritable, et que ce pourparler avoit été concerté et conseillé {ftr votre Éminence, ce qui est absolument nécessaire que l'on croie pour votre crédit. Jamais je n'ai vu ce valet de chambre plus déterminé à votre service qu'à présent et espère tout de votre bonté pour son fils, etc.

« Hier tout tard après le départ du valet de chambre, une grande dame proche parente de la tante me vint voir, et après un long discours me dit qu'elle vouloit faire la paix entre ladite tante et moi. La supérieure où est la nièce a dit qu'elle vouloit faire h même paix. Je les verrai venir et avertirai de tout votre Éminence. J'oubliois de l'avertir que si la supérieure où est la nièce est bien acquise à votre Éminence, elle lui peut rendre des grands services. Ainsi que me dit hier au soir le valet de chambre. La tante n'en a bougé œi jooiB iMuués, etc.

< NOYiciat général, ce 7 juillet 1Q87. «

iBin., fol. 326.

Depuis que Je n'ai eu l'honneur d'écrire à votre Éminence, Diea m'a visité d'une infirmité qui a pensé m'envoyer en l'autre monde;

1. Yraisemblablement un M. de La Brosse, dont nous donnerons toati l'heare quelques lettres.

2. Ces lignes donneraient i entendre qu'en effet, comme le bruit en anit couru, M. de Limoges et M"« de Sénecé auraient fait bonne mine à mauni* jeu et eu l'air de coopérer à ce qu'ils ne pouvaient empocher.

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