‹ Madame de HautefortChapitre 133 sur 182 · Le Roi · texte numérisé non relu

Le Roi

Sk Tout cela est fort Traisemblable, et se peut ajouter utilement au récit ie l'affaire de La Porte, M»e db Chbvbbusb, chap. III, et Appbndicb. S. Le Roi.

tenus avec elle ; ^** que M. le comte de Nogent Ten avoit assurée en sa présence cette semaine passée, lui disabt que le gentilhomme Tavoit entretenu cette matinëe-là des louanges et perfections d*esprk et de corps d'icelle, et qu'il avoit dit quMl n*ayoit que Jussy proche d'elle qui lui fût favorable, protestant qu*en tout ce qu'il pourroit servir ladite Jussy, il le feroit efficacement; 3^ qu'il dit à la petitefille : ne pensez pas que le gentilhomme revienne si tôt vous reche^ cher; il faut que vous vous y avanciez; A^ que la petite-fille avoit dit à Jussy, je sais bien que le gentilhomme ne pourra se passer de me parler en particulier, parce qu'il ne se plaît à parler devant plusieurs, et alors je l'engagerai tout à fait; 5^ que l'intention delà petite-fille en cette réunion étoit de travailler pour soi, et s'assarer la survivance et la charge de sa grand'mëre, étant assurée que la maîtresse^ en sera très-aise. Or, votre Éminence se souvienne qae la même petite-fille m'a dit autrefois qu'elle ne souhaitoit rentrer aux bonnes grâces du gentilhomme que pour y servir sa maltresse; d'où votre Éminence peut juger s'il est expédient que ladite petitefille rentre dans les bonnes grâces du gentilhomme ou non, parce que je la crois plus étroitement liée à sa maîtresse d'affection et de générosité qu'elle n'est à votre Éminence d'obligation, quoiqu'elle lai en aie une très-grande comme elle l'avoue, et la midtresse le lai a aussi avoué, ainsi que m'a dit Jussy. Votre Éminence se servira de tous ces avis comme bon lui semblera, l'assurant que je suis prêt à la servir en tout et partout au péril de ma vie, etc.

c De notre noviciat général, ce 15 août 1837. •

Ibid., fol. 328, même jour.

« Je ne puis celer à votre Éminence que j*ai été extrêmement mo^ tifié de ce que M. de Puisieux a dit à M. Thomassin, qu'il savoit de bonne part que je faisois tout ce que je pouvois pour me mêler et insinuer aux affaires. Il faut que j'avoue à votre Éminence que c'est un des plus sanglans soufflets que j'aie reçus dans Paris depuis l'année 1618 que j'y suis. Cela m'a été rapporté par M^^" Thomassin, qui est ma fille spirituelle depuis l'année 1621. Je ne me suis liëi votre Éminence qu'à cause du choix que J'ai connu que Dieu en avoit fait pour la conduite des affaires de ce royaume, et le biei universel de toute l'Église que Dieu a mis entre vos mains comme du plus assuré serviteur qu'il eût en ce monde j et voilà toute mW ambition : tu es servus Dei absconditus, »

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