‹ Madame de HautefortChapitre 137 sur 182 · ES · texte numérisé non relu

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frère, de fort bonne grâce. Elle croit en avoir Tobligation à l'Orocfe, et lui en rend très-humbles grâces. Pour moi, Monsieur, je tous supplie d'agréer que je vous prie de faire souvenir sou Éminence de M. d'Espenan. Il lui a fait Thonneur de lui promettre quelque gratification quand il s'en alla. Il s'est donné l'honneur de lui écrire. Si Je n'étois assurée qu*il en a une extrême nécessité, je n'en importunerois pas son Éminence. Je vous supplie aussi de retirer les lettres du bon Ange et les miennes, et d'assurer VOracle de mon très -humble service et de ma fidélité. Je prierai le bon Dieu pour la conservation de sa santé et son retour.

« Je reçus avant-hier des nouvelles du bon Ange; il me pria de

remercier VOracle de la bonté qu'il a témoignée au marquis de

Mortemart ^ pour lui. Il dit aussi que V Aurore est bien satisfaite de

VOracle et qu*il parle d'elle avec tant de bonté à Céphale quil ne

se peut davantage, et que même il pleura de tendresse quand il fit

que Céphale faisoit des propositions d*amitié à V Aurore, et la cajola

fort, lui disant qu'il n*auroit pas cru qu'elle eût tant d'esprit. VÂ%h

rore étoit si ravie qu'il lui tardoit qu'elle eût vu le bon Ange pour

lui dire ce qui s'étoit passé dans cet accommodement, et loi dit

qu'elle lui vouloit dire une chose qu'elle n*avoit dite à personne,

qui est que VOracle avoit eu beaucoup d'amour pour elle, et qu'il

l'en avoit fait assurer souvent par Bautru*, et que même elle loi

avoit fait une visite avec la Vieille en un temps que VOracle étoit

dans le lit, et que Bautru avoit si bien su mener la Vieille à l'écart

qu'elle avoit resté seule en la ruelle du lit. Le bon Ange a dit qu'elle

-ii)r>}amais vu une confession si plaisante. U Aurore croit quil lui

aeviMlste quelque ressentiment, et dit que c'est cela qui l'oblige à la

^etéger3. Céphale a mandé à V Aurore, par son frère aîné, quil

âil^Oit'âétabdu à PluUm de ne le plus voir, sachant que V Aurore ne

*i)tf nflréiit^^lit. Elle a dit qu'elle le prioit de le faire revenir comme

par le passé, croyant obliger l'Oracle. V Aurore demeure tous les

-}^Mit'^>deux i:(eaves^renfermée avec un gentilhomme, qui se nomme

40 baron >det£hiamblqy.. Elle ne fait rien que par son ordre et avis.

1£Mè\dh 4;a'ell»;^ë9t'aid<^ désespoir de ne l'avoir connu plus tôt, et

)^tAio^e!Aleîpta8'liabildr|!nanme qdè se puisse voir. Elle llntroduit

Jd^ébP'IVdO^t^pil lyj faicBoùcâhènnirelà ^USilv^i^^ a personne, et ont de

grandes conférences. C'est tout ce qu'elle en peut dire à VOratiU,

le connoissant fort peu. Elle supplie très-humblement l'Oroc/e de

:^ Ai«^>i!t\i. j.swdû^ jum^$'Iiâ^ia;2aw Iâ iJjjQàk^ aoDrendnL avec

1 . Un des quatre gentilshommes de la chambre du Roi. 9^ '%. :BâutrÀv%(Atft4'^^éJ^R^î|$tt«[^i^^dM^^^ puis de

)iazarin. leii^:. n^a n

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