Sic, Vraisemblablement M"« de Lansac
tefort m'a fait mille protestations de youloir entièrement dépendre de votre Éminence. . . . •»
Ibio., folio 404. Le P. Carré an cardinal, c 25 octobre 1038.
«... La grand*mère se sent extrêmement obligée à votre Éminence de la puissante assistance que sa petite-fille et elle ont reçue de votre Éminence proche du gentilhomme ^, avec qui elle a si bien refait la paix avec sa petite-fille. Votre Éminence la peut croire assurément pour sa servante, comme aussi les trois autres mes filles.... »
Les choses en étaient là et paraissaient assez tranquilles, lorsque tout à coup Richelieu reçut la lettre suivante du mieux informé et du plus hardi de ses espions.
iBm., fol. 439. Le P. Carré au cardinal.
c 7 noyembre 1638.
« Hier le valet de chambre me dit deux choses très-importantes, d'où Je coUige que votre Éminence fera très-sagement et très-charitablement pour le service du gentilhomme et de votre Éminence de laisser retirer bien loin de Paris la petite-fille. Elles sont (ces deux choses) très-dangereuses, et dignes d*ètre appréhendées d'un courage constantissime tel qu'est le vôtre, mon bon Seigneur, parce qu'elles sont véritables, et qu'on m'a juré devant le Très-Saint- Sacrement en témoignage et assurance de la vérité. Le papier n'en est pas capable. . . »
Quelles étaient les révélations que le P. Carré fit à Richelieu? S' agissait -il des relations que, par Tordre d'Anne d'Autriche, M™® de Hautefort entretenait avec Monsieur, ainsi que nous l'avons dit plus haut (chap. n, page 42), ou seulement de paroles imprudentes échappées à la Reine et à sa jeune confidente contre le joug accepté en apparence, mais toujours détesté du cardinal? Quoi