‹ Madame de HautefortChapitre 150 sur 182 · Le Roi · texte numérisé non relu

Le Roi

qu'il en soît, dès ce moment, la perte de M"»« de Hantefort fut arrêtée, et Richelieu travailla à la remplaçai auprès du Roi par Cinq-Mars.

Un incident inattendu vint seconder les desseins du cardinal et animer Louis XllI contre M"« de Hautefort.

Celle-ci, qui n'aimait pas le Roi et supportait à grand'peine ses inégalités et ses caprices par déférence pour sa grand'mère et pour la Reine, songeait à se tirer des ennuis d'une pareille situation par un établissement convenable. Elle n'avait pas été insensible à la passioQ que lui ayait témoignée le jeune et brave marquis de Gêvres, un des capitaines des gardes, et à la recherche loyale qu'il avait faite de sa main, bien qu'il sût parfaitement qu'aussitôt que le Roi verrait M"* de Hautefort près de lui échapper, il ne tiendrait aucune des promesses qu'il lui prodiguait, entre autres le titre de duchesse. En effet, dès que le Roi apprit ce qui se passait, il entra dans une fureur extrême. Mais par qui avait-il été instruit? Nous le savons maintenant : ce fut par Richelieu, qui lui-même avait été instruit par M. de Bullion, auquel La Chesnaye avait communiqué la lâche dénonciation que lui avait faite du mariage projeté une des compagnes de M°»« de Hautefort, une autre M"*' de Chémerault, appelée M"« de Pontbriant*.

Ibid., folio 107. BuUion au cardinal-

« Votre Éminence saura par M. de La Chesnaye tont ce qui s'est passé avec M^^ de Pontbriant. Je supplie très-humblement votre Éminence de ne pas lui (à La Chesnaye) faire paroitre que je yoas aye donné avis de quoi que ce soit de cette affaire, parce que je lui ai promis que votre Éminence n'en sauroit rien que par lui, et même il désire que beaucoup de gens ne sachent ce qui se passe, et parti-

1. Voyez plus haut loi Uttie» de âlt^c de CliémerauU. M"* de Pontbriant 7 est Proserpine.

culièrement M. de Chavigny pour les raisons que je dirai à votre Éminence *.

tt M^" de Pontbriant lui a dit que le mariage de M"* de Hautefort et le marquis de Gesvre étoit résolu il y a plus d'un an , et que par le moyen d'une femme de chambre, qui est à M™* de La Flotte, elle a détourné cette négociation ; qu'il y a eu des présens d'une montre donnée à M™* de Hautefort qu'elle a acceptée, et diverses lettres écrites à ladite dame , et que le marquis en cette dernière occasion lui a témoigné qu'elle se devoit assurer que, dans la disgrâce, sans la charge de dame d'honneur et sans le duché, il l'épouseroit, pour lui témoigner qu'il avoit une très-sincère affection pour elle. J'estime que la passion du marquis à son âge lui fait tenir ce langage ; mais que le père , qui est le comte de Tresmes, aspire au duché. Si le Roi se veut débarrasser à jamais de cette mauvaise affaire, qui lui donne tant de peine et de souci, c'est de laisser faire le mariage sans duché et sans quoi que ce soit, puisque la dame a cette intention dans le cœur, et que par cette action elle fait connaître qu'elle n'aime point le Roi ; et , ce me semble , cela aliénera sans doute l'affection que S. M. lui a témoignée jusques à présent , l'amitié du Roi envers elle et le mariage étant choses du tout incompatibles; et pourvu que l'affection du Roi n'y soit plus j'estime que le comte de Tresmes et le marquis de Gesvre et la dame de Hautefort seront personnes sans crédit, sans pouvoir, sans ressource^. Néanmoins, votre Éminence, qui juge mieux de toutes choses, saura mieux ce qui est nécessaire que personne du monde en cette occasion. Je ne peux dissimuler à votre Éminence que la procédure de M"»« de Hautefort envers le Roi est pleine d'artifice, et qu'il est trèsprobable qu'elle n'a jamais vécu auprès de Sa Majesté qu'en une très-profonde et extraordinaire dissimulation.

tt J*espère que demain M. de La Chesnaye fera entendre le surplus à votre Éminence , et la supplie encore une fois de ne pas lui faire connoître que j'en ai donné avis à votre Éminence.

« Je prie Dieu de tout mon cœur qu'il conserve votre Éminence et la supplie de croire que je désire vivre et mourir, etc. « De Paris, ce !•' décembre. »

M«»« de Hautefort désarma la colère du Roi en lui

1. évidemment, on connaissait les sentiments de Chavigny pour M»* de Hautefort, et on se défiait un pen de lui.

2. Ce récit de M"« de Pontbriant et ces propositions de Bullion se peuvent ajoater à quelques lignes des lettres de M^i* 4® Chémerault (plus haut, p. 358 et 361 ), ainsi qu'aux pièces précieuses que nous avons tirées du fonds Du Puy (plus haat, chap. III, p. 64-66).

disant elle-même la vérité, et à quoi se réduisaient les récits outrés qu'on n'avait pas manqué de lui faire. Cependant le coup était porté, et ce bizarre amant, qui ne demandait pas la moindre faveur à sa maîtresse, et en même temps prétendait seul occuper toute son âme, reçut en cette occasion une blessure que le cardinal prit soin d'entretenir et d'envenimer. Non-seulement le Roi ne fit pas duchesse M™« de Hautefort, mais il ne tint pas même la promesse qu'il lui avait faite de donner à sa grand'mère, M"® de La Flotte, la succession de M"* de Sénecé, la place de première dame d'honneur de la Reine, en dédommagement de celle de gouvernante des enfants de France, qui, quelques mois auparavant, lui avait été refusée. Cette conduite du Roi, où la main du cardinal ne pouvait être méconnue, parut un outrage à la fière dame d'atours, qui se plaignit avec sa vivacité accoutumée. Les plaintes rapportées au Roi fournirent de nouvelles armes contre elle, et il fut évident pour tous les yeux exercés que les jours de la puissance de M"« de Hautefort étaient passés, et qu'elle allait suivre M"« de La Fayette. Chavigny, qui l'aimait, vit bien le sort qui l'attendait ; il le prédit dans une lettre confidentielle écrite à un des amis intimes du premier ministre, le cardinal de La Valette ; il s'afflige qu'on ait l'idée de remplacer M"»« de Hautefort par M"« de Chémerault, et laisse paraître ses sentiments pour la noble imprudente.

Ibid., fol. 489. ChavigDy au cardinal de La Valette.

« 6 décembre 1638.

« L'aflfaire de M"** de Hautefort a balancé jusques à cette

heure; mais je la tiens tout à fait rompue par Textrème déplaisir qu'elle a reçu de ce que le Roi lui ayant fait espérer la charge de dame d^honneur pour sa grand'mère, Sa Majesté lui a fait dire depais qu*il la donneroit à une autre, pour se ?enger d'elle, parce qu'elle

avoit mal vécu avec lui. Depuis que cette charge a été remplie de M"* de Brassac, M"" de Hautefort a témoigné tant de dépit et de déplaisir qu*elle a donné moyen à ses ennemis de lui faire tout le mal qu'ils ont voulu. Je puis vous assurer que je ne suis point brouillé en cette affaire, et quoique je sois autant à son service que j'y aie jamais été , je m'en suis débarrassé assez heureusement, sans qu'elle ait sujet de se plaindre de moi. Il y a beaucoup de choses là-dessous qui ne se peuvent pas écrire et desquelles vous serez épouvanté quand j'aurai l'honneur de vous en entretenir. Pour moi , je crois que nous verrons M^*^ de Chémerault dans peu de temps à sa place, et tel croit s'en bien trouver qui s'en repentira. Je suis résolu de vivre si retiré à l'avenir et si détaché de toutes choses que j'espère éviter les mauvaises rencontres, etc.*. »

Gomme nous l'avons dit, une des machines les plus sûres que le cardinal employait contre M"»® de Hautefort, était de rapporter au Roi, en les exagérant, les propos qui pouvaient échapper à l'imprudente jeune fille sur l'humeur du triste monarque. Le P. Carré était un espion admirable pour fournir au cardinal de pareils rapports; car, sous l'habit de religieux, il allait partout, il entendait beaucoup de monde sans éveiller aucun soupçon ; et M*"® de Hautefort, qui ne se défiait pas de M"« de Chémerault, se défiait bien moins encore du confesseur de sa grand'mère. Dans les premiers jours d'avril 1639, étant allé à la cour sous le prétexte d'un acte de dévotion extraordinaire, le P. Carré fut reçu du Roi et de la Reine, vit M"' de Hautefort, qui s'ouvrit à lui et lui confia toutes ses peines ; les espions ordinaires du moine lui apprirent en même temps les plaisanteries, vraies ou supposées, que la jeune fille se permettait avec ses compagnes sur le compte du Roi, et de tout cela il composa la lettre suivante ;

'^ Irid., t. LXXXXI, fol. 89. Le P. Carré au cardinal.

« 11 avril 1639.

« Je fus samedi dernier à Saint-Germain, où j*eus Thonneur de parler au Roi du Rosaire perpétuel de la sainte Vierge, mère de Dieu , pour obtenir par son moyen la paix. Sa Majesté le reçut avec grande dévotion et m'assura qu'elle et votre Éminence souhaitiez passionnément la paix. Elle me parla encore de cet assassinat ^ contre votre Éminence, ce que je lui confirmai. Le Roi me dit que votre Éminence lui en avoit parlé, néanmoins quMl croyoit que cela n'étoit } pas : ce que je souhaite de tout mon cœur. La Reine me reçut fort

bien, et la petite-fille encore mieux que Jamais, de quoi je m'étonnai fort, me parlant si ouvertement de ses peines , se trouvant comme gênée et sans le réciproque envers le gentilhomme , ce qui m'a été confirmé par une personne qui est fort fidèle à votre Éminence et au gentilhomme , à savoir que la petite-fille avec d'autres se moquoit à gorge déployée du gentilhomme, ce qui me blessa fort le cœur de compassion pour lui. Ce papier n*en peut parler davantage . .. M™« de La Flotte, M™« de La Becherelle et M^* Fillandre m'ont prié d'asSm*er votre Éminence de leur affection et fidélité à votre service. J'y ai trouvé de la sincérité et fidélité. »

Malgré toutes ces intrigues habilement ourdies, malgré les accusations plus ou moins fondées qui, chaque jour, par des routes diverses, arrivaient à ses oreilles, malgré les efforts que faisait Cinq-Mars pour s'établir auprès de lui, et chasser de son cœur toute autre affection, le Roi ne parvenait pas à rompre le charme qui rattachait à M"« de Hautefort. Le soir, quand il la renr contrait chez la Reine, un regard de l'aimable jeune fille dissipait tous les nuages amoncelés sur cet esprit malade. L'âme de Louis XllI était faible et irrésolue; mais son jugement était sain, son coup d'oeil fin et pénétrant; et en comparant cette candeur, cette loyauté, et

1. Il 7 eut Yen ce temps plus d'ane tentative d'assassinat contre Richelieu, entre antres celle d'Amiens. Voyez les Mémoires de fietz, tome I", livre l*.

même ces vivacités généreuses, avec les complaisances intéressées qui l'environnaient , il pardonnait aisément aux défauts de M""" de Hautefort en faveur de ses nobles qualités relevées par une beauté ravissante. On désespéra donc d'obtenir jamais du Roi qu'il la renvoyât de la cour, tant qu'il pourrait la voir, et il fut convenu dans les conseils du cardinal qu'on profiterait d'un voyage que fit alors le Roi pour lui arracher la séparation nécessaire. Ce fut le P. Carré qui ouvrit et soutint fermement cet avis. Le 3 juillet, le 10 et le 26 août, il écrit à Richelieu qui était en Picardie avec le Roi et Cinq- Mars :

IBXD., t. LXXXXI, folio 233.

c 8 juillet 1639.

« ... Je prends la hardiesse de conseiller absolument deux choses à votre Éminence pendant son séjour et celui de Sa Majesté hors de Saint-Germain, de procurer la dissolution de la liaison entre le gentilhomme et la petite-fille; et la seconde chose est de penser efficacement à quelqu'une de votre alliance qui soit de bonne humeur joviale et divertissante, proche de la maîtresse. Deux personnes notables de sa maison et de son sexe m'ont assuré ((ne toute la cabale de la tante reléguée (M*"® de Sénecé ) s'est entièrement rejetée du côté de la petite-fille, qui a eu la hardiesse de se plaindre au gentilhomme de votre Éminence. Lorsque la tante eut son congé, elle l'alla trouver et lui dit que bientôt elle la suivroit, et que la même cause de la sortie de cette tante seroit aussi celle de la sienne. Gela étant , il n'y a plus lieu de douter ni de délibérer, si ce n'est de l'exécution... »

Ibid., t. LXXXXII, fol. 302.

c 10 août 1639.

« La grand'mère et la petite-fille sont extrêmement mortifiées

de l'absence du gentilhomme, comme elles seroient joyeuses et hors d'appréhension par son retour, que votre Éminence doit empêcher tant qu'elle pourra pour son bien et le vôtre. J'ai pénétré ce que jamais je n'avois connu et j'ai trouvé le masque levé »

Ibid., fol. 324.

« 26 août 1689.

« Gomme votre très-humble et très-obligé serviteur, j'avertis

votre Éminence et la supplie très-humblement de ne parler à ftmc vivante de ce que Je lui fais connoltre par la présente ; qui est que la grand*mère m'a parlé ouvertement et m*a dit que votre Éminence étoit la cause unique de son éloignement de la charge qu'elle prétendoit, et qu'elle et sa petite-fille ne pouvoient que s'en ressentir; de quoi je fus fort ébahi , et ne croyois pas qu'elle couvât un tel œuf

dans son cœur En voyant que son refroidissement va toujours

en croissant, vu aussi la hardiesse de sa petite-fille, et l'attache épouvantable que la maltresse a avec elle, TafTection très-particulière que M™* de Chevreuse entretient aussi pour la même fille, pour laquelle elle a dit que si elle n'avoit que cent mille écus il y en auroit cinquante mille pour elle, laquelle fille s'est déclarée contre votre Éminence ouvertement, je la supplie de me pardonner si je prends la hardiesse de lui écrire qu'elle se met dans un manifeste danger, et le gentilhomme aussi, si elle n'y remédie efficacement. In hoc casu crudelitas est esse pium, L*absence du Roi devroit pourvoir à ce mal ; car le dessein, qu'il a eu de régler la maison de la maîtresse s'en va en fumée, et tous les efforts de votre bon serviteur et ami, Le Gras, s'évanouissent par cette voie, etc »

C'est très-certainement en septembre ou octobre 1639 qu'eut lieu la disgrâce de M"»« de Hautefort, puisque le 26 août elle n'était encore que conseillée par le P. Carré, et que le 20 novembre elle était entièrement consommée, ainsi que nous allons le voir. M"* de La Flotte, qui protesta n'être pour rien dans les discours et les démarches de sa petite-fille, fut épargnée et garda sa place. Pour M"® de Hautefort, elle montra jusqu'au bout une admirable fermeté. L'hypocrite dominicain qui eut l'impudence d'aller, après sa disgrâce, lui présenter ses compliments de condoléance, pour reconnaître ses dispositions et surprendre ses desseins , la trouva , dit-il, « résolue comme un capitaine, » et uniquement occupée à rechercJier quelle était sur elle la volonté de Dieu.

Après bien des réflexions, elle se décida à ne pas imiter W^^ de La Fayette : elle n'entra pas en religion, elle prit seulement un logement au couvent des Dix- Vertus (l'Abbaye-au-Bois), et y demeura quelque temps, prenant part aux pratiques de la maison, et en sortant aussi pour vaquer à ses affaires. Le 26 décembre, elle quitta Paris pour se retirer dans une terre de sa grand' mère, au Mans, après avoir fait ses adieux au P. Carré comme à un ami, et emmenant avec elle sa fidèle compagne, M"« de Chémerault.

Ibid., foL 467.

^ c 80 novembre 1639.

o Après ce qu'il plut hier à votre Éminence de me dire de la grand'mère et de la petite-fille, ]*appris qu'elles étoient en cette ville (Paris), et je les fus voir. La grand*mère me dit qu'elle avoit envoyé son petit-fils à votre Éminence pour avoir audience ^ et que vous aviez répondu que vous renverriez voir, ce qu'elle souhaite extrêmement, particulièrement quand je lui dis que votre bonté m'avoit dit que la grand'mère demeureroit, ce qui Ta merveilleusement consolée. Elle me protesta qu'elle croyoit n'avoir en aucune façon trempé en la disgr&ce de sa fille, me suppliant d'en avertir votre Éminence et de la supplier de la vouloir prendre sous sa protection. Elle est extrêmement humiliée. Quant à sa petite-flUe, je la trouvai résolue comme un capitaine , et elle me dit : Mon père, priez Dieu pour moit qu'il me fasse connoltre sa sainte volonté »

Ibid.. fol. 474.

« 27 novembre 1639.

« La petite-fille ne veut point être religieuse , mais bien

logée proche d'un monastère où elle entrera quand elle voudra et en sortira aussi à sa volonté pour aller à ses affaires par la ville. Sa sœur ( M^^* d'Escars) m'a dit que sa grand'mère espéroit qu'elle reviendroit.

« La maîtresse ^ sachant votre arrivée à SaintrGermain , la dernière fois que votre Éminence y a été, fit à l'instant atteler son carrosse et fut hors du château jusqu'à ce qu'elle sût votre sortie, etc »

!• La Reine. ^.

Ibid., fol. 501.

« 6 décembre 1639.

La petite-fille est au monastère des Dix-Vertus tout pioche

de notre noviciat. Il y a une demoiselle nommée Thomassin, quim^ parlé plus de quatre cents fois pour me porter à laisser votre Éminence, ce que lui ayant refusé elle m*a délaissé et s'est jetée entièrement dans l'intelligence de la grand'mère et de la petite-fille. Elle va souvent parler à la maîtresse, et depuis peu on l'a vue entrer dans le cloître de ce petit monastère pour y aller Toir k petite-fille, etc »

Ibid., fol. 543.

« 27 décembre 1639.

« La petite-fille s*en alla hier. Elle me fit appeler le jour do

Noël pour me dire adieu. Je lui dis franchement que Ton m'avoit assuré qu*elle ne trouvoit pas bonnes mes visites , se plaignant k moi de ce que je Tavois négligée et sa compagne Chémerault, et de fait madame sa grand*mère me Tavoit assuré ; laquelle je vis aussi grandement éplorée et en crainte de sa fille pour sa jeunesse et pudeur, me disant souvent : Elle est fille, mon Dieu, elle est fille* Elle appréhende aussi de la suivre un de ces jours »

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