Signe non déchiffré
6. Dans les lettres données par M. Ravenei, Le Brun est QarteC, un d«s agents de Mazarin.
grand*chose à craindre du côté de cet homme de quoi je vous parle. Je viens de recevoir une de vos lettres du 21 , en quoi vous me don- Dés espérance de vous revoir; mais jusques à ce que je sache le our positivement, je n*en croirai rien; car j*ai été trompée bien des :ois. Je le souhaite fort, et je vous assure que vous ne le serés jamais de $ * puisque ce n'est que la même chose que ^ '• »
a A La Fère, ce 12 août 1653.
a Votre lettre du 8 a été reçue plus tard que celle du 9, puisque l'une le fut hier et l'autre aujourd'hui. J'en étoîs en peine; car comme je suis assurée que vous m'écrives tous les jours, cela me manquoît; elle est arrivée, et il n'y en a pas une de perdue. J'attens Gourville qui n'est pas encore arrivé, et vous croirés bien que ce n'est pas sans quelque impatience, puisque je dois savoir vos résolutions par lui. J'ai vu un gentilhomme que M. de M. ' envoyoit au Roy, et comme il y a tant de difficultés de l'aller trouver où il est, je lui ai dit de s'en retourner à Paris retrouver son maiti'e , et aussi que je me chargeois d'envoyer sa lettre, et que je lui renvoyerois la réponse , afin qu'il la lui fit tenir. J'ai vu que les lettres vont si sûrement par le soin que Bridieu ^ en prend, que je me suis résolue d'envoyer le présent au confident <(, croyant qu'il ne sera pas fâché de l'avoir, et que au pis aller ils ne gagneront rien , ni la curiosité ne sera pas trop satisfaite , puisqu'il me semble qu'ils ne comprendront pas pour qui il est. Je vous envoyeun billet en chiffre qui vient de Paris ; il est venu fort vite ; car j'ai reçu l'original dès hier au soir. Vous ne serés pas fâché, à mon avis, de voir ce qui est dedans pour moi. Je ne l'ai pas été, et cela me fait résoudre à la patience en cas qu'il fût nécessaire de l'avoir, puisque le lieu où est le confident ne plaît nullement et donne de la crainte qu'il ne passe plus avant. Pour moi je le souhaite de tout mon cœur et n'en doute pas, puisqu'il suivra vos sentiments que je suis assurée être comme il faut. Les miens seront tousjours d'être $ • C'est tout ce que j'ai à vous dire pour cette fois, et que vous embrassiés le confident pour moi puisque je ne le puis pas faire encore. Seiron^ fera tout ce que je lui ai mandé le plus tost qu'il se pourra. »