Le Roi
6. Est-ce un nom propre de quelque domestique, ou un nom de jargon?
« A la Fère, ce 13 aoust 4653.
« Vous m*ayés donné une grand*joye par votre lettre du 10 en l'espérance de vous revoir dans 3 ou 6 jours. Je ne vous en dirai pas davantage sur ce sujet; car vous n*en douterés pas. Nous attendons toujours Gourville. Je crois que si vous l'avés dépêché quand vous me mandés, il sera ici aujourd'hui. Vous me faites bien du plaisir de me dire que le confident est satisfait des soins que je prends pour lui. J'en recevrai beaucoup pour moi toutes les fois que je trouverai moyen de l'obliger. La boite de corail a été donnée , et Ton a été fort aise de Tavoir. Je n'ai rien à ajouter à la lettre d'hier par où il me semble que j'ai mandé bien des choses. Nogent^ est ici depuis deux jours. Je ne vous en dis rien; car j'ai écrit tout ce qui se peut écrire au monde. Embrassés le confident et croyés moi de tout mon cœur $ .»
« A La Fère, ce 13 août 1653.
« Enfin Gourville est arrivé cette après-dlnée et m'a rendu tos lettres du 11 et du 12, et dit ce que vous lui aviés donné charge de me dire. Il m'a tiré d'une grand'peine en me le disant, et vous m'en avez sauvé une furieuse en fesant par raison consentir le confident à demeurer au Quesnoy pendant que l'armée se promènera. Je prie Dieu que sa promenade soit telle que je la lui souhaite. J'ai été ravie d'avoir vu dans une de vos lettres que mes sentiments aient été pareils aux vôtres touchant la visite que le confident me vouloit faire, puisque j'aime mieux ce qui est de sa gloire et de son service que mon contentement particulier. Je m'assure que vous n'en doutés pas; j'attendrai donc avec patience que ses afiiaires loi permettent de venir, et remets à vous d'en juger quand il sera temps; car il me semble que vous jugés assez bien de toutes choses et que le mal de tète que vous avés eu ne vous en a pas empêché. Je suis bien aise que vous ne l'ayez plus, et si vous avez autant de santé que je vous désire, vous serés longtemps sans avoir aucun mal. Je ne sais si à la fin la quantité de mes lettres ne vous importuneront point. Voici la deuxième d'aujourd'hui ; mais , si vous êtes aussi aise d'en recevoir que nous, je suis bien assurée qu'elles ne le seront point*. Je