‹ Madame de HautefortChapitre 159 sur 182 · Ondedei, érèque de Fréjus · texte numérisé non relu

Ondedei, érèque de Fréjus

TOUS mande particalièrement toat ce que nous en avons appris. Ne manques pas aussi à dire vos sentiments là dessus gui seront toajours suivis en cela et en toutes choses. Nous n'avons pas fait ce que vous nous avôs mandé pour notre voyage de Paris , parce que le sujet qui vous avoit obligé de nous le dire ne subsiste plus, comme M. le chancelier qui est ici et M. de Villeroy vous le mandent. Je m*en remets entièrement à eux, et tout ce que nous avons résolu à ce matin est d'attendre de vos nouvelles pour savoir toat ce qu*il faudra faire. Le confident ne vous écrit pas , puisqa'aasû bien vous ne connoissés de diffélence de nos écritures non plus que de nos sentiments , puisqu'ils sont une même chose pour vous, et que, encore qu'il n'y aye qu'une seule main qui écrive, les «bois sont fort conformes en amitié. Mais il m'a prié de vous dire qu'il ne pourroit céder à qui que ce soit , puisque ï $ $ • Mon fib^ m'a prié de vous remercier des soins que vous avés de lui, et de vous assurer de son affection. Il voudroit que je vous dise tant de choses de sa part qu'il faudroit une feuille de papier entièi'e pour les écrire ; et pour lui il y est bien empêché à se divertir avec toutes les dames que nous avons ici pour pouvoir prendre un moment pour vous écrire; sans cela je crois qu'il l'auroit fait. Je voudrois dire bien des choses de vive voix qui ne se peuvent pas écrire, mais il faut «voir patience jusques à votre retour que je souhaite de tout mon coeur qu'il soit bientôt Que cette lettre vous trouve avec aussi peu de douleur que (je) désire qm tbu en lyea; c^est tout dîn, et je finis en disant $.$$•»

« Gompiègne, ce 5 aoust 165S«

« Le gentilhomme que vous aviés envoyé à Paris étant de retour, je suis bien aise d'avoir moyen de vous écrire pour vous dire que je suis en grande impatience d'avoir de vos nouvelles; car sachant que vous endurés du mal , je vous avoue que je ne suis pas en grand repos. Le Roy n'en a plus aucun , et attend le retour de Lambert pour prendre sa dernière résolution pour son voyage de Paris à Fontainebleau, de quoi il parle toujours; mais il dit aimer mieox vous attendre id; pour moi, vous n'en doutés pas, puisque vous n'étant pas ici, au moins j'aime mieux en être plus près. C'est tout ce que j'ai à vous dire parce que (votre) gentilhomme n'attend plus qu'après ma lettre, et aussi je n'ai rien à ajouter à la dernière que je vous ai écrite. M. de Fr^us vous mande toutes choses de tous les

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