Le dac d'Â^jott
LETTRES DTANNE ITAUTRICHB A HAZARIN. 403
pais da monde d putkoiièRMeBft de Praraee. Lb oonfideat m r»* commande fint à vous, m» oublier tt* ^ esl omum fl fiuil
A ces onze lettres noos joignons celle qae M. Walckenaer a le premier mise an jour {Mèmoirts sur M^ de Sévigné, t. III, pages 471 et &72), et qui est aussi trèssignificative. M. Wald^enaèr déclare Tavoir copiée sur roriginal de la Bibliothèque Nationale; mais il ne dit pas dans quel fonds il a trouvé ce précieux document, et faute de cette indication nécessaire nous n'avons pu le retrouver nous-même à cette bibliothèque. Il est vraisemblable que cette lettre faisait partie de celles que nous avons rencontrées dans la boîte du Saint-Esprit; malheureusement nous pouvons affirmer qu'elle n*y est plus aujourd'hui, et on ne sait ce qu'elle est devenue. En la publiant de nouveau, nous ne nous sommes pas cru obligé de reproduire toutes les petites fautes d'orthographe d'Anne d'Autriche.
« A Saintes, ce 30 juin 1660.
« Votre lettre m*a donné une grand*Joye. Je ne sais si Je serai assès heureuse pour qaQ vous le croyés, et que si eusse ci*u qu'une de mes lettres vous eût autant plu, J'en aurois écrit de bon cœur; et il est vrai que de voir les transports avec (lesquels) Ton les reçut et Je les voyois lire, me faisoit fort souvenir d'un autre temps dont Je me souviens presque à tous moments. Quoique vous en puissiez croire et douter, je vous assure que tous ceux de ma vie seront employés à vous témoigner que Jamais il n*y a eu d**mitié plus véritable que la mienne^ et si vous ne le croies pas, J'espère de la justice que vous vous repentirés quelque Jour d'en avoir jafflftif douté; et si je vous pouvois aussi bien faire voir mon caar que ce que Je vous dis sur ce papier, Je suis assurée que vous sériés content , ou vous sériés le plus ingrat homme du monde, et Je ne aoin pas que cela soit. La Reyne* qui écrit ici sur ma table me dit de foos dire qoê