‹ Madame de la Verriere drame en cinq actesChapitre 22 sur 99 · ACTE H, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE II

LA SUPÉRIEURE

Non, madame ; elle s’applique à un trop grand nombre de prisonnières, et je suis depuis trop peu de temps à la tète de cette maison.

la marquise, à pari.

Ciel! m'éloigner sans connaître ma rivale... Ah! cette autre femme qui m a écrie.. (Haut.) La condamnée que je désignais sous le numéro quinze n’est pas la seule que je connaisse ici... Pouvez-vous me faire parler à celle qui porte le numéro neuf? Elle me donner aprobablement des nouvelles de sa compagne, et je ne sortirai pas de cette maison sans avoir accompli l'œuvre de charité qui m’y a conduite. ( Depuis quelques moments, un homme de quarante-cinq à cinquante an s, vêtu de noir, d'une figure sévère, est entré dans le parloir et écoute la eonversation des deux femmes. )

la supérieure.

Cette fois, il m’est possible de vous contenter. Vous avez une permission ?

LA MARQUISE

. Non; mais...

l'inconnu, s'approchant de la supérieure. *

Refusez.

LA SUPÉRIEURE

Monsieur, de quel droit?...

l’inconnu, déployant un parchemin.

Lisez.

la marquise.

Je suis la marquise de Beaucourt,et je pense que mon nom... l’inconnu, se retournant.

La marquise de Beaucourt !

LA MARQUISE

Ciel! mon cousin de...

l’inconnu. * .

Silence! aucun nom ne doit être prononcé ici.

LA MARQUISE

Pourquoi ?

l’inconnu.

Parce qu’on ne peut être amené dans cette maison que par la charité ou par le crime. (A la supérieure.) Veuillez me laisser quelques instants avec madame; c’est une parante que je h’avais pas vue depuis longtemps. [La supérieure sort.)

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