‹ Madame de la Verriere drame en cinq actesChapitre 23 sur 99 · LA MARQUISE, LA VERRIÈRE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, LA VERRIÈRE

LA MARQUISE

A qui la faute *? je vous ai écrit, je vous ai invité à venir à la

* La marquise, l’inconnu, la supérieure.

campagne ; vous me répondiez toujours que vos affaires ou vos chagrins vous empêchaient de venir me voir.

LA VERRIERE.

Marquise, ce n’étaient pas de vaines excuses ; si vous me regardiez avec attention, vous verriez qué j’ai beaucoup souffert.

LA MARQUISE

En effet, l’altération de vos traits...

LA VERRIERE.

Ne parlons pas de cela. Vous avez reçu la lettre que je vous ai écrite, il y a deux jours ?...

LA MARQUISE

Et je me préparais à aller vous voir...

J’ai un service à réclamer de votre amitié.

LA MARQUISE

Ah ! parlez. En quoi m’est -il possible ?

Il s’agit de Catherine, ma fille chérie...

LA MARQUISE

Ma filleule? oh! je suis ravie que vous me parliez d’elle... Savez-vous qu’elle a quinze ans maintenant, et qu’elle doit être bien belle ?...

Je l’ai fait élever dans la famille de sa pauvre mère ; mais notre séparation a duré assez longtemps. Je suis décidé à la rapprocher de moi en lui faisant faire, à Paris, un beau, un grand mariage, qu’elle soit honorée et heureuse ! l’aspect de son bonheur jettera quelque adoucissement sur le peu de jours qui me restent.

LA MARQUISE

Comme vous dites celai allons donc, mon cousin, pourquoi ce désespoir?

Le parti que j’ai choisi pour elle est le fils du duc de Granville... je crois que vous le connaissez?...

LA MARQUISE

Si je le connais !... mais c’est un parent de mon mari, mon allié....

Veuillez m’aider à faire réussir ce mariage, voilà le service que je voulais vous demander.

la marquise.

Comment donc! mais je vous seconderai de toutes mes forces. je m’én fais un devoir et un plaisir. Une première observation : le duc est un peu intéressé et il veut que sa bru soit très-riche,..

Eh bien! ma fille sera très-riche..*

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