ACTE U, SCENE IV
Qui donc ?
LA SUPÉRIEURE
Une de nos femmes, celle qui porte le n® 9, et à qui madame la marquise voulait parler.
LA MARQUISB.
Nous n’avons vu personne.
Ciel ! échappée peut-être.
LA MARQUISE
En fuite!
la supérieure, alla nt ouvrir le rideau au fond et voyant Marie dans réylise.
En prière ! j’aurais dû m'en douter.
LA MARQUISE
Vous avez donc de l’estime pour cette femme?
LA SUPÉRIEURE
Je ne conçois pas qu’elle ait pu être condamnée.
LA MARQUISE
Elle est peut-être innocente.
LA SUPÉRIEURE
Jamais elle ne se plaint.
la marquise, à elle-même.
Allons, il faut que je la voie. Que risqué- je ? elle ne me connaît pas. ( A la supérieure. ) Voulez-vous bien lui dire que je désire avoir un entretien avec elle.
LA SUPÉRIEURE
Il faut une permission.
L’ordre du lieutenant de police me donne tout pouvoir sur cette femme, et je consens à ce qu’elle soit vue par ma cousine. (A demi-voix.) A la condition que j’assisterai a leur entretien.
LA SUPÉRIEURE
C’est facile. Cet endroit d’où l’on surveille d’ordinaire ce qui se passe dans le parloir...
Bien. (A part.) Je saurai ce qu’elle veut obtenir, ce qu’elle veut tenter, peut-être... (Il sort.)
i.a supérieure, à Marie.
On veut vous parler. ( Marie redescend le théâtre , la supérieure sort.)