MAI 1G
A M. L'ABBÉ GOBELLN.
Manuscrits de Versailles. Lettres édifiantes, t. I, p. 101.
(Avril) 1675.
Je n'ai jamais eu tant d'envie de vous voir que dans cette afliiire ici, mais nous faisons une vie qui m'ôte toute espérance de pouvoir vous donner un rendez-vous sûr, car M™e de Montespan sort depuis le matin jusqu'au soir, et n'a gardé la chambre qu'un seul jour que je n'en étois pas avertie. Cependant je vous verrai avant de partir pour Barèges, et je ne sais encore le jour ni de l'un ni de l'autre. Vous entendrez dire que je vis hier le Roi : ne craignez rien; il me semble que je lui parlai en chrétienne et en véritable amie de M»*' de Montespan.
M- de Maintenon partit le 28 avril 1675 pour conduire le duc du Maine aux eaux de Barèges. On remarquera le ton libre et dégagé de la lettre qu'elle va adresser dés le début de ce voyage à l'abbé Gobelin, et en mênie temps l'impatience de nouvelles qui se cache sous cet air de plaisanterie. C'est que la
situation intime de la cour, fort changée, était devenue pour elle singulièrement intéressante. Au carême précédent, sous la pression du scrupule religieux, Louis XIV et M'- de Monl'o.nan s'étaient séparés. Un humble prêtre d'une paroisse de VeAaillos avait osé refuser l'absolution à la favorite ; mdignee, elle s'était plainte : il fallait chasser le prêtre et son curé, qui le soutenait. Mais alors elle s'était trouvée en présence d'une 'uUorité (pii ne pliait pas : Bossuet, précepteur du dauphin, •ivait couvert les deux prêtres de son approbation, et avait •uhuré le Roi de remplir sincèrement le devoir pascal en re- 'luincaut au scandale de ses amours. Louis XIV, déjà ébranlé ]>ar le carême qu'avait prêché Bourdaloue, au cours duquel le. sévères avertissements n'avaient pas été épargnés, promit mie conversion complète : M- de Montespan eut ordre de s'éloigner Elle passa quelque temps à Paris. Bossuet allait la voir; il essuvait ses violences ou ses tentatives de corruption, ses menaces ou ses larmes. Cependant le Roi partait le IG mai pour la campa-ne de Flandre : il avait revu M- de Montespan, mais dans un cabinet vitré où toute la cour les pouvait considérer. On conçoit que M"^ de Maintenon dût être avide de nouvelles, et qu'elle aimât mieux les recevoir d'un nouvelliste habile aux sous-entendus et homme d'esprit, comme l'abbé Testu, que du bon abbéGobeliu.
A M. L'ABBÉ GOBELIN
Manuscrits de Versailles. Lettres édifiantes, 1. 1, p. 106.
A Mantelau*, ce 8 mai (1675).
Nous avions marché jusqucs hier, sans chagrin, du moins de ma part; mais M. le duc eut un accès do fièvre, dont je crains les suites, quoiqu'il ait été aujourd'hui dans une très parfaite santé. Comme la mienne est un peu trop dépendante de la sienne, je me suis trouvée mal en même temps que lui ; mais je compte pour rien toiit ce qui ne me trouble point le cœur, et j'ai présen-
» Village de Touraine, près de Loches.
tomont (les douleurs assez vives, dont je m'accommode mieux que des sécheresses d'une dame dont je souhaite que M. Le Ila^^ois soit content*. J'ai une grande impatience d'apprendre son entrée à Clagny pour y être précepteur des princes; et, outre l'intérêt particulier que je prendrai toujours à ce qui le regarde, je me trouve déjà l'avidité des provinciaux sur les nouvelles. 11 me semhle qu'il y a mille ans que je n'ai ouï parler ni de la cour ni de Paris. Cependant je vous i)roteste avec la sincérité que vous me connoissez que je ne me suis pas enmiyéeun moment. M. le duc du Maine est d'une très délicieuse compagnie ; il a hesoin de soins continuels, et la tendresse que j'ai pour lui me les rend agréahles. Je fais ce que vous m'avez ordonné pour mon salut. Enfin les jours me paroissent trop courts, et je n'ai encore écrit qu'à très peu de gens par n'en pas trouver le temps.
M. l'aumônier ne me voit pas souvent, parce qu'il est dans le second carrosse; mais il n'en est que meilleur, et j'ai beaucouj) [)lus de plaisir à le voir triste ou gai selon la bonne ou mauvaise hôtellerie que je n'en aurois à approfondir ses chagrins. Il s'admire de ne pas succomber à la fatigue d'un voyage qu'il fait dans le fond d'un carrosse, marchant trois heures le matin et autant l'aprés-dîner, et trouvant partout des repas j)réparés. J'entends la messe avant de partir, afin de lui faciliter le déjeuner, car il se pique d'avoir le sang chaud et l'estomac dévorant. Je ne sais ce que fiiit son estomac, mais je sais bien qu'il dévore. Il lui a pris tantôt un saignement de nez, pendant son oraison mentale, qui l'a bien effrayé. Jugez par la longueur de ma lettre si je suis de belle humeur.
Je vous prie de dire à M. l'abbé Teslu- de m'écrire
* Le Ragois, devenu précepteur du duc du Maine, n'était pas du yoyago de Barèges; il était resté à Clagny, où M™<' de Montespan était revenue avant le départ du Roi.
- L'aLbé Testu, ce mondain si souvent cité dans les lettres de
promplement, car je ne veux pas commencer et je îneurs d'envie d'entrer en commerce avec lui. Dites-lui oncore, s'il vous plaît, qu'il est menacé du second tome des quarante lettres de M- d'IIeudicourl. Bonsoir, monsieur.
A Toiiiors, ce 12 mai (1075).
Jo ciovois vous eiivovor ma Ictlrc de Mantclau ; mais la no.lo se' trouva parlie, et M. le due a eu deux accès de lièvre tierce, ce qui m'a donné beaucoup d'in(iuiètude ; il a eu cette nuit le .luatriènie, c'est-à-dire il a marque un .nomenl, et rien d,' plus, et il est si bien que nous paitons aujoui'd'hui pou.' gagner Pons, où nous ferons encore quelciue séjour. Ne nous oubliez pas dans vos prières et écrivez-moi. Je ne reçois de nouvelles de qui que ce soit, et j'éprouve déjà l'abandon des absens; mais il faut se consoler de tout <iuand on a la clef des cliamps.
M- de Sévi-né. avait été de la société dos hôtels de niclielieu et
■Ml.', è ^depuis l.,.-s fort lié avec M~ de Mai.dcnon, qu, consona
,„ , -s ,« ur l^.i do ramilié. Saint-Siniou. .,.n ne fa coinn, quage,
' i uL't hotmète hounne, ploi,. d'ospfit.de l'>«"---,™ -'"',;'{,:;
calant singulier el vit à lexcés, ayant passe sa vie jus.iu a la dei
r, é e «0 itsso dans le grand n,onde... Ne TavoU, pas .pu vonlo, .
, Is n assnre encore „«e Tan^ié continua t,,njon,se,.c
et M», de Mai.,tenon : « Ils s'écvivront toute leur ^''^, ; ' j:^'^'^ ' vrai crédit auprès d'elle. .. On n'a rien '■«''■""™ i^<^':"" ""','::', ^ danre. .p,i serait si cuL'ieuse. Croire que M- de «"' ' "' .''V,»"' Tostu se seraient écrit . tonte leur v,e », connue d,t San,t-S on, serait un peu dinicile. Ce i|ni est vrai, c'est (luils se sont cent a diverses éiioques; nous en lelrouvei'ons les iireuvcs.
A M. L'ABBÉ GOBELIN
Manuscrits de Versailles. Lettres édifiantes, t. I, p. 117.
(Au Petit->iort*, 20 mai} 1075.
J'ai dîné aujourd'hui à Pons et je suis venue coucher ici. Nous couclierons demain à lUave. M. et M'"" la marécliale d'Alhref nous ont reçus avec tous les honneurs etraniitié que M. le duc et moi pouvions espérer. Enfin les présens nous traitent fort hien ; mais il n'en est pas de même des ahsens. Et vous aussi, vous m'avez ahandonnée; je ne reçois de lettres que d'un seul homme ^, et si on continue, on me persuadera qu'il ne faut faire fonds que sur des gens dont l'amitié est plus vive que vous ne voulez. Ne me fâchez donc pas plus longtemps, car les montagnards ne sont peut-être pas difficiles et s'acconunoderoient encore de ma décrépitude. Vous jugerez hien à mon style que notre prince est en parfaite santé; je n'entends point parler des autres ni de M'"^' de Montespan. Dieu soit loué de tout! Je me prépare à faire mes dévotions à Bordeaux, si je puis trouver un confesseur qui m'entende. Je me persuade tous les jours de plus en plus que la solitude est nécessaire pour servir Dieu, et que la dissipation est très dangereuse. Je croyois que j'aurois ici du temps de reste, et je ne trouve pas une heure par jour. Nanon a été malade, mais elle est guérie; Marotte et La Coulure le sont très-souvent; M. Du Yasché a la fièvre quarte, et l'aumônier croit qu'il l'aura hientùt. Je suis la seule ici qui ne me plains point, la liberté et le repos d'esprit me tieiment lieu de tout ; il n'y a que votre oubli qui me louche. Je vous prie de m'écrire
* Village outre Jansac et lllaye.
'^ On ne saurait doulei' «|ne M™' de Maiiitenon ne (lésif^ne ici le Roi. Pendant tout ce voyage il sélablit «mUio eux un conniieice de lettres dont l'occasion et le prétexte étaient ce qui concernait le duc du Maine. Malheureusenieut rien n'est resté d une telle correspondance.
,,u<.lqucfois, et de croire que j'ai pour vous tous les seutinieiis que je dois avoir.
A M. D'AUBlONfi.
ConcCion „c S. M. ..- Hoi „. J.Mlan.le - >l».-cnt. .le Vo,.»iMo,. Lettres édifiantes, 1. 1, p. n^*
A Bazas, ce 28 mai (1075).
Je crois que le fidèle Dos Rolines vous aura déjà mandé ,'Z nouvelles, et que, pour vous eu f-- -;;;;; ' s-en sera informé à tous ceux qu. peuvent lu. n ■ p ,,,,,ndre; mais, après avoir écrit aux plus l"'f >^-' J^J "^ ous en dire moi-u.ème et vous .len.ander des vo e. ne crois pas que nous eu puissions --;- f ^, ' " ,V,,icl.es, et c'est en celle occasion qu . f''"< ""' ^^ ; „ „ vaut mieux lard que jannus » Veno o «
vova<n^. Il se passe très heureusemcnl, excepte l.ois ae ces de fièvre lierre .,ue notre prince a eus. i'^^'J^^ senti un u,ouvemont de chagrin. Je """ '^.''^ « P "^ ' ^^ aucun lieu du monde; nous avons un 1res Kca" - P toutes nos conunodi.ès. et, sil ne nous -■;-«' nouveau, ce voyage ici ne paroitra ,,as s> f^" S- '^^ d-aller de l'aris à Versailles. (»n nous reçoit pa.tou eomn.0 le Uoi; mais il faut avouer que la Guieum-
dis.itigue, et que l'on ne peut rien ajouter a"^'^;'"0" l'étions de joie qu'ils nous donnent. M- la maréchale d Alhret me paroit fort aise de nous voir. On nous avm pensé étouffer à Poitiers, à force de caresses. M. le duc de Saint-Simon* nous traita magnifiquement a Blavc, tl les iui-ats de liordeaux nous y vinrent amener un bateau magnifique; il en périt un de notre train dans le moment . C'est le i.cre de fauteui- des iUmohe.- H élait gouverneur de Blavc.
''ffS!St*f^^'
que nous nous (Mnbarfjuâinos, et l'aumônier trouva une Cfrande imprudence de ne pas profiler de cet exemple. Nous voguâmes très-heureuseinent avec quarante rameurs, cl, à la vue de la ville, il se détacha des vaisseaux pour nous venir saluer, les uns pleins de violons, et les autres de Irompelles; mais (|uand nous lûmes plus piès, rien eiïeclivement ne peut être plus beau : tout le canon du (^liàteau-Trompelte, celui des vaisseaux (|ui étoient au port, mêlés avec les trompelles et les violons (jui nous suivoient, et les cris de Vive le Roi! d'une infinité de peuple qui étoit sur le bord de l'eau. M. le maiéclial d'Albiet, (jui éloit venu au-devant de nous jusqu'à Pons, conduisoit notre prince, qui fut reçu par M. de Moidégu et tous les jurais, qui le haranguèrent. Nous montâmes ensuite en carrosse avec une centaine d'autres qui nous suivoient; nous fûmes plus d'une heure à aller du port â la maison '....
* « La suite de cette lettre est perdue.» (Note des daines de Saiiit- Cyr.) — Pellissou, qui avait suivi le Roi eu Flandre, conlirnic ces détails dans une lellre datée du camp de Latines, 3 juin, et nous fournit en inéinc temps une nouvelle preuve de la correspondance cpii s'était établie entra Louis XIV et M""= de Maintenon : « Le Roi nous dit hier au soir au petit coucher, avec plaisir, le grand accueil qui avoit été lait à Cordeaux à M. le duc du Maine, et la joie que le peuple témoi^Mia de le voir.... C'est M'" de Maintenon qui lui en a écrit une lettre deJiiiit ou dix j>a^'os; elle manpie qu'en son absence le petit |irince répondit de son chef aux liaiangues, et ([u'au retour, l'ayant trouvé fort échaufté de la foule, qui avoit été au]»rés de lui, elle lui demanda s'il n'aimeroit jias juieu.x n'être point lils du Roi que d'avoir toute cette fatigue; à quoi il répondit (pie non, et qu'il aimoit mieux être fils du Roi. » Lettres de rellisson, t. II, p. 277.
A M. D'AUBW:sÉ, A BELFOllT.
CoUectiou de S. M. le Roi de llolland^ - Maju.crils de Versailles. Lettres édifiantes, l. 1, p. l-o.
A Barèges, ce 8 juillet 1075.
Je vous ai écrit une grande Icll.c sur la .ouïe de Bordeaux ici, cl je ne doule point que vous ne 1 ^^^^ ,,„. je 1-ai adressée à M. Vielle, que je l,en> nfadliblc comme le pape. Nous souunes ici depuis e 20 pun et Is ue faiso'us pas grand-chose. Le petit duc a a ev.. „„a,.te, peu considérable à la vente, n,a,s c est toujou.s ù. irouilc dans ses bains .p.i nous en,barrasse Nous n'en voyons encore aucun fruit. 11 faut prendre patience, vous sm> voire roche et moi dans les Pyrénées; non. nous rejoindrons encore s'il plail à Dieu; songe, a lui, afin d'être toujours prêt à mourir, et du reste tenons-nous
Je n'écris point à M. de Louvois sans le faire souvenir de vous, et il me répond qu'il fera ce (p.c je d^naude. Il faut vous nwrier cet hiver, et le pis-aller est Mamtcnon, où nous ne mourrons pas de faim. Vous voye. que je prends courage dans un lieu plus affreux .jne je ne pu,s vous le dire; pour cond)le de n.alheurs, nous y gelons. La conq,agnie y est mauvaise, et avec tout cela je nuporte fort bien, parce «lue j'y ai nnnns de peine et .le chagrin qu'aiUeurs.
Vous ne sauriez faire trop de liaison avec \auhan; un bon office de cet honnue-là est plus ulih^- que de tous les courtisans». Toutes nos femmes sont toujours malades; ce sont des badaudes de Paris qui ont t.ouvé le monde grand dès qu't^llos ont été à Élampes.
Adieu, mon cher frère, vous savez si je vous aime.
1 DWubi-né était gouverneur de Belfort,d.mt Yauban réparait alors les fortiticalions.
k.!a..«auMj^ iiK
Nulle pari on ne voit M""= de Maintenon faire allusion à ce qui se passait alors à la cour. Comme on ne trouve point de lettres d'elle à l'abbé Gobelin depuis le mois de mai jusqu'à la fin de l'année 1675, on peut croire qu'il supprima celles qui lui furent écrites; peut-être étaient-elles trop vives. En revanche, les lettres de }]'"<= de Sévigné, par une suite de traits brillants et vifs sous un voile bien transparent, donnent toutes les ])érij)éties du drame qui ramenait M""^ de Montespan sur la scène. Louis XIV, comme pour manpier expressément que la séparalion n'était pas unedisyràce, avait, au milieu des soucis de la ^'uerre, multiplié les ordres pour l'achèvement du château de Clagny à Versailles, luxueuse retraite de la divinité; les courtisans avaient compris qu'ils seraient bienvenus à y faire leur cour; et la Reine elle-même croyait plaire au Roi en témoignant des égards à celle qui n'en avait jamais eu pour elle : « Il y a des dames, écrit M'"'^ de Sévigné le 14 juin, qui ont été à Clagny; elles trouvèrent la belle si occupée de son ouvrage et des enchantemens qu'on fait pour elle que, pour moi, je me représente Didon qui fait bâtir Carthage »; et le .^juillet : « Vous ne sauriez vous représenter le tiiomphe où elle est au milieu de ses ouvriers, qui sont au nombre de douze cents : le palais d'Apollidon et les jardins d'Armide en sont une légère description. La femme de son ami solide lui fait des visites et toute la famille tour à lour. » En vain Dossuet, dans une suite de lettres énergiques, rappelait-il Louis XIV à ses promesses, à ses devoirs de chrétien et de roi. Il était trop lard : une correspondance secrète s'échangeait entre Louis XIV et M'"-^ de Montespan, et les prudents jugeaient que si elle était assez habile pour commencer un nouveau règne à l'abri des scrupules de conscience, elle fonderait une puissance durable : « Vous jugez très bien de Quanlova, écrit M™'" de Sévigné; si elle peut ne point reprendre ses vieilles brisées, elle poussera son autorité et sa grandeur au delà des nues; mais il faudroit qu'elle se mît en état d'être aimée toute l'année sans scrupule. » (Lettre du 28 juin.) — « Que l'autorité et la considéralion seront poussées loin si la conduite du retour est habile! Cela est plaisant que tous les intérêts de (^wan/o et toute sa politi(pie s'accordent avec le christianisme, et que le conseil de ses amis ne soit que la même chose avec celui de M. de Condom. » (Lettre du 5 juillet.) — iMais M-" de Montespan n'eut point cette prudente habileté; il était réservé à une
sil,l,.n.ont, il la lira dans une fcnel.c .1 se par t «,>
con.fe de To-douse.... c ne pms me ^^ -^^J^J^;,,, ,^, pensée qui me vient dans 1 espnt l ^^ ^ f ^;^4,,,,, je encore dans Id physionomie et dans *^"'^ '^ J^ M- la duchesse d'Orléans des traces de ce combat de 1
et du jul)ilé*. »
A M. D'AUBIG>É , A BELFORT.
Colleclion de S. M. le I\oi de Ilollaïuto. A Brion, enlre laVilkHlieu-crAulnoy et Saint-Léger do Mcslc.
Ce 10 octobre (1675).
Jo crois que la date do inal.aiic vous sera connue ; on , l-lc fort poitevin, et ce seul mé,i.e-là n.e fa,l trouver tout ce que je vois de fort bonne compagnie La joie ou je suis depuis quelque temps y peut contribuer : Me dncdu Maine marcl.e, et, quoique ce ne soit pas bien vi- .oureusenient, il y a lieu d'espérer qu'il marcliera comme nous. Vous ne savez, pas toute la tendresse que j ai pour lui • mais vous en connoissez assez pour ne pas douter que cet heureux succès de mon voyage ne me lasse un grana
. 11 s'aWI d.- M- ao Bluis, plus U..a ducl.ossc d'Orlémis, IW.m.c du Ko..,' .1 qÙ lau,.s cireonslanie. sont ici inoxacles. M- -lo Caylu^
• ;i^ u ladilion. Ce nesl pui.it m, jubilé qui fut roccasion de la iiiwaUou; mais quin„.or.e ,,«ur mmn.c vérUé de ce siunluel récit !
plaisir. Les nouvelles qui me viennent de la cour me font espérer que j'y passerai mon temps agréablement, et qu'on trouvera bon que je m'y conserve plus que j(; n'ai fiiit par le passé. J'y suis fort résolue, et de me servir de tout le crédit que j'y aurai pour vous tirer d'où vous éles. Je me prépare aussi à m'occuper de Maintenon, qui est, je crois, à moi présentement sans que l'on ne puisse plus me l'ôter; le décret doit être fiiit ce mois-ci.
Adieu, mon cher frère, il ne me reste plus qu'à vous mai ier ; et il Aiut y travailler cet hiver. Je vous aime avec une extrême tendresse. Réjouissez-vous, pensez à votre salut ; c'est tout ce qu'il y a d'utile et d'agréable.