A M. DE VILLETTE
Lavalléo, Correspondance générale, 1. 1, p. 291, daprés les Manuscrits
fie M"' d'Aumale.
Ce jour do la Sainl-Marliii (Il novembre) 1C75.
J'ai reçu toutes les lettres que vous m'avez écrites depuis que je suis de retour ici^; je ferai tout ce que vous désirez de moi ; je corrigerai le placet de M. de la Roche- Allart et je le donnerai à M. de Louvois. Je ne vous dis rien sur la députation qu'on vous propose ; si vous m'en donnez le temps, je consulterai des gens habiles en pareille matière, et je vous manderai leur avis dès que je serai à Paris. Je crains bien que M. de Caumont n'ait j)oinf de réponse de M. de Créqui; il partoit quand on lui poita sa lettre. J'ai envoyé le placet du petit de Launé à M. de Samt-Pouanges, et je lui ai écrit pour le présenter à M. de Louvois. Je vous rendrai compte du succès, que j'espère qui sera bon. J'ai trouvé le tombeau de Savary d'Aubi-
* M"»-^ de Maintenon est sur la route pour revenir à Pai-is.
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e„é dans l'église de Cl.inon, comme il est dit dans la vie Tu.0. gnufd-père; et ou me Ml espère.- q-; F .;-rai de grands oclaircissemens sur ma maison dans c tic sir d-uL aune église du même lieu^. On a .rouvo dans celui de Richelieu un litre de trois cents ans d un .Ku. nuelin d'Aubigné, et on m'assure que l'on y on trouvera d"ulres. IJn ^en.ilhomme do M. de Uiclioliou, curieux do généalogies, prétend avoir la noire et pouvoir ne a niialion jusqu'à nous; cela seroit Inon "ppose a 1 f.ddc do noire maison. J'ai trouvé aussi dans un livre d aimoiries mes armes où le lion est hermine, comme mon gramlpèro dil qu'on fôit aux de la Jousseliniore; mais il a nus
. I,a n„Wossc de la fannllo .VAubipiu' ne ron.onlail P'"^ •'>;;'; '';"'[„
I.. n rc r -rippa. J.-au d'.\ul.ii,'iic, o.l quamir dans son conU.t. "
,n ge dh,obîc honune cl sage, licencié en - «»' ,•; J';^" -, ^ ' j]
n-es et soi.'iicin-ies de Pons en San.longe. Le père de Je m c au
, -^ice uCn-,eois de l.ondnn. Jean ^'V»"^^ ^^'^""'JT'}'-
, Vlanie de l,a l.ande; il sen,We pronvé .p.'clle '''i" " '^
n.seois de Blois. D'anlre part, il y ■>™il,"''^'''^^,»»7;.; :,t" e
es dv\nl,i.'ny ou d'.\«liiftiié d'Anjou à laquelle les d Aulnpic de
' ^in,';^ ™sln, voulu se ■■allachec. Celaient '- .-'-ny t c
rouille oue M"" de Maintenon relconvait. Plus laid, ces «Auia^ u
A , ou ann-eut en scène po.u- reve„di,p,e.; enx-„,ên,esune pan e
devenue' très peolilaWe (voir la lettre a ''»^\^^^J't^
m al.bé d'AuLisué, qui sortait dn ^«"''»»'''^. '^.■'t'" ■'" '^'j;, ™ Sainl-Siu.on fera pae conséquent »n portra.t p « . e" tu. reco,u,aissant sa vertu et sa piété, et son feero 1" "";';,„ , set.lérent à M- <le MainUMicm comme ^'''^.'^""^'"^.f,; ,,„"';.' ; L-al,Lé devint évnp.e de Koson, pu.s »''-l''--"'\l''«,''t',"'' ';,';.;,* ■n-àces, ,nais modérées, se répiuuln-eut su.- le Ire ce .d un u . ï; n tOSS cepeudaut, Charles d-Auhiî,'né, le pi-opre Irere de M» de lainte,;,, 'nomtné chevalier de rordre, dut >':™;'^;"';;. ' ;^. -',! quartiers de noidesse. On produis,! alors une laece l.d.iiquu an e e, uenieul, et t.-ndant à démontrer la parenté des deux launlles. M,"d'IIozièr ne s'v trompa pas, el déclara celte pièce « vdane- 1 nt la itte „. On m- poussa pas l'alfaire plus loin, el d AuliiKue n en ■ut pas moins chevalier de l'ordre : Saint-Simon s en indigna. Au dom^ràm, les d'Auhigné de Saintonge, .,ui ont A,rippa e M- de Maintenon, n'ont guère besoin, pour leur illustration di'vant la postérité de b parent! avec les d'Aubigny d'Anjou. Voir le curi^x trava il de M. liordier dans la France protestante, articles Anuicst et Maln- TF.IIOS, colonnes 400 et 547.
iVAuhigni, soit qu'il ne sache pas le nom, ou que ce soit une autre maison, à quoi il n'y a guère d'apparence, puisque c'est les mômes armes; quant aux autres titres que j'ai trouvés, il y a partout (VAuhiyné. Vous voyez que l'engouement de ma maison me dure encore. Celui de M"'« de VilleUe me dure pareillement, et je me sens une tendresse pour elle dont je luidonnerai toutes lesmanpies qui me seront possibles. Dites à M-^ de La Pannerie que j'ai reçu ses letlres, ef que je ferai ce qu'elle désire dés que je seiai à Paris, car je ne passe point à Tours. Faites mille complimens pour moi à M. et à M'"^ de Fonmoit et à mes cousines et nièces. Je ne puis écrire à personne, il est minuit, et je donne ma lettre à un genlilliomine qui part pour Poitiers à la poinle du jour. Nous seions à Paris le 20 de ce mois.
Adieu, mon enfant, j'embrasse le petit ange.
M-; de Mninfpnon rnnicnnif do Darè-os le duc duMaino sinon gueri (il resJa hoilc.x (oufo sa vie), du moins en état de marcher. On pouvait allribuor en grande partie ce résultat à ses bons son.s. M-» do Sévij,^né raconte ainsi I. retour à Versaillc^s- « Rhmi ne fut plus agréable (,ue la surprise qu'on Ht au Roi. 11 n al endoit M. du Maine que le lendemain. Il le vit entrer dans sa ciiambre, et mené seulement par la main de M"- de Maintenon. Ce lut un transport de joie. M. de Louvois alla voir en arrivant celte gouvernante ; elle soupa chez M- de Richelieu, les uns lui baisant la main, les autres la robe, et elle se moquant d'eux tous, si elle n'est bien changée; mais on dit qu'elle lest. » (10 novembre 1675.)
Ce récita son prix; mais comment M- de Sévi^né peut-elle raconier le 10 novembre un retour à Versailles annoncé par M de Maintenon le 11 et efléctué très probablement, selon son témoignage, seulement le 20 du m.^me mois? 11 faut bien conjecturer que, dans l'édition des Grands Écrivains, tome IV page 2o4, comme dans les éditions précédentes, le paraoraphé
Je la len-edeM". de Sévigné qui ^-^^l^^^^^^ nhcé par quoique négligence de copiste qui a fait loi pou