‹ Madame de Maintenon d'après sa correspondance authentique [microform]: choix de ses lettres et entretiensChapitre 27 sur 98 · A M" I)K MM-F.TTE · texte numérisé non relu

A M" I)K MM-F.TTE

Munusoi-ils de Versailles. UUrc. Mifianles, t. Il, p. 100'.

A Sainl-Germaiii, ce 24 février 1070.

11 faul vous faire compliment sur les merveilles que M d llelte a laites. J'en reçus la première nouvelle ï^rt I. qui m'a fait riiounour de ri. au.e q^^^^ cousin s'étoit signalé-, ce témoiguage-la e p s a de d,i„„er, aussi me fit-il un sensible plaisir. Je n os lois eus ai™ que votre fils é.oit sur le liUac, ^^^^ ae cuaraule mille coups de canon et criai, u m o , nui nous ra dit : « Voilà les coquins qui fu entl . Je ne doù point que ce récit ne vous coûte quelques larmes m "i lies seront de joie; pour moi, j'en ai une Lkm, glande qu'il se soit l'ail nommer, et j'espère que le Ro. s'en souviendra en temps et .m lieu. , •

Les Saint-Hermine ont aussi très bieu fait, j en cens

à M'"" de Lalaigne''.

. Monmerqué cite ceUc leltre et la -f^X^^^:i::::,^'^Z!!L .noires du marquis de ViUetlc d'ap.-cs es ^^ T^^^^^^ ,,,,,(,, ae

. Le 8 janvier 1070, dans -\ -^ ^ ^^ ^'^ ^.^ .^iont été Messine, tantôt (VAheur ou dos îles ^l^;' '^^^ J,*; "^j ^ marquis de vainqueurs des Hollandais coiuniandes pai lUiNte • ^c

Villeue, qui connnandait le --f^" ^^IT'l." ns e t^rvait ea lils le jeune de Mursay. qui n avait <iuc dou/x ^^^;...,, lluàlité de volontaire. (Voir les Memoues du marquis de \ dlctle .^CL la Notice de Moiniicrqué.) 5 Leur mère.

Adi(ui,nia chèio cousine, conservez-moi votre amitié dont je voudiois bien pouvoir jouir.

A M. DE VILEETTE, A MESSINE».

Saiiit-fierniain, ce 20 février 1670.

II est vrai que j'ai senti une extrême joie d'apprendre par le Uoi même que vous aviez fait des merveilles et que j'ai connu en cette occasion la tendresse que Vai pour vous depuis si longtemps. M. Seignelav m'a promis de faire souvenir Sa iMajesté, dans toutes les occasions de ce que vous venez de faire, et de vos neveux aussi 2' M. le chevalier de Chaumont n'en a oublié aucun • je n'ai plus rien à désirer de vous pour fonder mes bons offices; je ferai assurément de mon mieux, mais continuez à vous aider, car mon crédit est médiocre, et ce que vous avez fait sera auprès du Iloi et aura plus de succès que les offices de tout ce qu'il v a de dames en l^rance.

J'ai écrit à M- votre femme; je crois qu'elle sera bien aise de ce que je lui mande et qu'elle pleurera bien de joie de ce que je lui dis de son fils : on en conte des choses étonnantes. J'ai montré la lettre à M'"-" de Montespan, qui m'a dit qu'elle parleroit au Hoi.

Vous ne me dites plus rien sur les étoffes ; vos échantillons ont été à Baréges et revinrent ici dans le temps que le Roi se trouva mal; ainsi on les jeta au feu sans v penser. M-' de Monlespan vouloit des portières et moi cent aunes de damas vert ou cramoisi. Je crois pourtant le vert à meilleur marché.

aux Mémoires de Villette. {\oiv la note à la lettre du 3 avril 1074 ^ Los Saint-Hermine. ■'

Adieu, mon cher cousin, j'attends mon frère, et on me fait espérer un mariage pour lui. Adieu, je vous embrasse de tout mon cœur; vous savez que les femmes aiment les braves.

A M. L'ABBÉ GOBELIN

Manuscnls de Versailles. Lettres édifiantes, 1. 1, p. 1Ô5.

(Juin 1070.)

rai donné la chanoinie à M. Duplessis, dès (,ue vous m'avez assuré que je le pouvois en conscience et il es allé quérir la provision à Maintenon ; je lui ai fait une très-belle exhortation. .

Ne doutez pas que je ne fusse ravie d avoir l honneur de vous voir; mais ma discrétion m'empêche de vous en presser, et d'autant plus que, n'y venant que pour vous en retourner le môme jour, je n'ai pas le temps d en profiter. Je ne suis pas destinée au repos. J'aurois cru que, demeurant ici sans M- de Montespan^ j'en aurois eu de reste; cependant j'ai presqu'autant d'embarras que quand elle y est. Nous aurons bientôt M. Le Ragois, qui me sera un plaisir et un soulagement. Je désire plus ardemment que jamais d'être hors d'ici, et je me confirme de plus en plus dans l'opinion que je n'y puis servir Dieu ; mais je vous en parle moins, parce qu'on m a dit que vous dites tout à l'abbé Testu.

Voici unirait de ma sincérité naturelle, et je crois que

• M- de Monlespan est aux eaux de Bourbon. Le Roi est parti le 15 avril pour l'année. Elle s'est mise en route peu après, a i.. ites iouiiiées, avec un train de (luarantc-six personnes, un ea.rcssc a six Eux pour elle, un carrosse avec pareil aUela.e l-- -^ ---deux fourgons, six nmlets, douze hommes a cheval. A > '"^ ".^/''^ ses embarquée . sur un bateau peint ^ ^^if-^^'^^^tT^ mille banderoles de France et de Navarre ». (Lettre de M" de SeMgùri? mai 1070.) De Bourbon elle revint à FonlcvrauU chez sa sœur l'abbesse, pour y attendre le retour dulloi.

vous vous en accommoderez mieux que d'un chaiigemeiU sur la confiance que j'avois en vous ; je vous conjure donc qu'il ne sache plus de mes nouvelles par vous; il s'y intéresse peu présentement, et il a en tout ce qui regarde la cour des vues bien différentes des miennes.

Jo suis à merveille avec M-« de Montespan, et je me sers de ce temps-là pour lui faire entendie que je veux me retirer ; elle répond peu à ces propositions-là ; il faudra voir ce que nous ferons à sou retour.

Demandez à Dieu, je vous en conjure, qu'il conduise et rectifie mes desseins pour sa gloire et pour mou salut.

A M. L'ABDK GOBKLIN.

Manuscrits de Versailles. Leilres édifiantes, t. I, p. 13s.

(Juin 1G7G.}

Vous traitez ce que je vous ai mandé trop solidement, et je ne vous soupçonne point du tout d'avoir révélé ma confession à l'abbé Testu ; mais comme il est fort curieux, j'ai cru qu'il tiroit de vous plus que je n'avois envie qu'il sût. Il m'est revenu qu'il avoit appris par vous le dessein que j'ai de sortir d'ici, que je ne lui avois jamais dit, et dont il ne savoit que des projets en l'air • voilà tout ce que je puis vous dire; ne vous en inquiétez pas davantage, je vous en supplie. Je ne changerai rien a ma confiance avec vous, et je vous ,,rie seulement d'être sur vos gardes avec lui, qui est curieux, fin et adroit Quand tout ce qu'on ma dit là-dessus seroit vrai, il n'v auroit pas grand inconvénient, et vous crovez bien que je ne doute pas de ce que vous me dites. Je serai trésaise de vous voir avec M. Le Ragois. Sovez persuadé je vous en supplie, que rien ne peut diminuer l'estime que J ai pour vous. ^

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