‹ Madame de Maintenon d'après sa correspondance authentique [microform]: choix de ses lettres et entretiensChapitre 28 sur 98 · FIN 1G · texte numérisé non relu

FIN 1G

A M- DE YILLETTE, A NIORT*.

A Sainl-Gcrinain, ce 2 juillet 1670.

Le chevalier de Ghaumont, qui a porté au Roi la nouvelle de la plus grande action qui se soit jamais faite sur la mer% a repassé par ici, et m'a conté des merveilles de M. de Yillette, de son fils et de nos neveux. Il m'a appris aussi que mon cousin a demandé son congé et qu'il l'aura le premier jour ; ainsi vous pouvez compter que vous le verrez bientôt. Je voudrois vous l'apprendre, et ce me seroit un très-grand plaisir d'être la première à vous annoncer une nouvelle qui vous sera très-agréable; du moins sachez-moi gré de mon intention, et comptez sur mon amitié comme sur la chose du monde qui vous est la plus assurée. Saint-Hermine doit porter une nouvelle au Iloi. Mille amitiés à mes trois cousines et à Poignette aussi ; vous savez que la passion que j'ai pour elle ne finit point.

Le Roi revint à Vorsaillcs le 11 juillet. « L'ami de Quanlo, écrit M- de Sévi^mé, arriva un quart d'heure avant Qmnlo, et comme on causoit en famille, on le vint avertir de l'arrivée ; il courut avec un grand empressement et fut longtemps avec elle. » — Peudaut toute la fin de celte année 1676, M""^ de Moulespau semble faire montre de sa laveur; la cour est plus brillante que jamais, le règne monte «à son apogée. Il sembli; que les passions du Roi s'imposent comme sa gloire, et que le scandale s'etface dans le brillant éclat qui couvre tout. C'est alors que M""^ de Sévigné nous peint « cette triomphante beauté à faire admirer à tous les ambassadeurs ». Elle la montre

* "Monmcrqué cite cette lettre (Vaprès les Mémoires de M"'^ d'Àumale dans la préface des Mémoires du marquis de Villrllc.

^ La vifloiic navale de Talcniie, reiuportée le 2 juin sur la fi(»lli' liispnno-holknulaise par Duquesue et le marquis de Vivonne. M. do Yillette v était avec son lils et deux de ses neveux de Saint-Hermine.

MU jeu (lu Roi, « la tête familièrement appuyée sur l'épaule de son ami, comme i)our dire: Je suis mieux que jamais! » Toutefois la salisfaction était peut-être trop aftichée pour être bien réelle : les habiles croyaient voir des sip^nes d'indifférence, des distractions, des attentions nouvelles; ils se demandaient si une nouvelle divinité n'allait pas paraître. Et de l'ait la faveur de M'"" de Maintenon allait croissant, avec ce caractère d'amitié lespeclueuse et discrète (jui en faisait ((uehpie chose d'uni(|ue. (( -M""" de Maintenon est allée à Maintenon pour trois semaines. Le Roi lui a envoyé Le Nôtre pom* ajuster cette belle et laide terre.... Sa faveur est extrême ; l'ami de Quanto en parle comme de sa première ou seconde amie. » (Sévigné, 21 et 26 août 1G7G.)

A M. D'AUBIGNÉ, A bELFÛRT.

CoUoclion de S. M. le Roi de Ilollaiide. — Manuscrits de Versailles. Lettres édifiantes^ t. I, j». lil.

A Versailles, ce 7 sepfoiiibre iGTG.

Je ne devrois point vous écrire en riiuineiir où je suis; vous avez assez de chagrins, et vous prenez assez de part aux miens pour que je ne dusse i)as vous les montrer; cependant à (jui me plaindrois-je plus à propos qu'à vous dans la perte commune que nous venons de faire? M. le maréchal d'Albret est mort S et m'a écrit une heure avant d'expirer, d'un style qui marque l'estime et l'amitié (|u'il avoit pour moi; c'est une perte irréparable, et qui me donne une liistesse moitelle. 11 est moit comme un saint; mais (]ue savons-nous s'il a eu assez de temps pour réparer tout le mal (fu'il avoit fait-? Son<^eons à nous, mon cher frère : nous avançons en âge et devenons mal sains. Aplanissons par une bonne vie les horreurs de la mort, qui sont terribles à ceux (jui ont mal vécu. L'état

• Il mourut à Bordeaux le 3 septembre 1G76.

'^ Il avait été de vie légère (voir plus haut, page 2o).

de votre santé me fait trembler, et la paresse on je me trouve pour le service de Dieu me fait craindre que vous ne me ressembliez en cela comme en autre chose.

Je presse M. de Louvois, et on me promet toujours; tout viendra avec le temps, et nous serons assez bien icibas; il faut penser à rélernitè. J'ai été trois semaines à Maintenon, vous ne le rcconnoîtrez pas; j'y avois M. de Barrillon, M"^ de Montgeron, M""^ de Montchevreuil et M"« de la llaritdoire. M. de Guise m'y vint voir et le Roi m'y envoya M. Len«Mre, et M'"'' de Montespan m'y faisoit tous les jours quelque présent. Je m'y suis baignée, dont je me trouve très Lien. Ecrivez-moi quelquefois et prenez patience. Vous mourez de langueur pour venir dans le monde, et moi je n'aspire qu'à en sortir. Voilà comme chacun a des peines dans son état; il faut les offrir à Dieu et le i)rier de nous conduire, il sait mieux que nous ce qui nous est bon.

Adieu, mon cher frère, j'espère que vous passerez l'hiver avec nous, et qu'un peu de plaisir vous remettra mieux que les remèdes (juc l'on vous ordonne.

A M. L'ABBÉ (.(IBELIN

Maïuiscrits de Versailles. Lcllres édifiantes, t. I, p. 1:29.

(•20 (Iccembre 107G^).

J'arrivai hier de Maintenon, où j'ai i)assé huit jours dans une douceur et un repos d'espiitqui me fait trouver ceci pis que jamais, et si je suivois autant mes inclinations que j'ai toujours fait, il n'y a pas de moment dans la journée que je ne demandasse à me l'elirei*. Il est impos-

' In f(»iiio (lo Vers.-iillcs <luimo l;i seiii»^ date de 1075. C.vWc <\\u' donne La va liée : 20 décembre 1070, est rendue plus vruisembkiljio par le contexte.

*j;!p^;';a5g«-^;fS»<îS

sible que je soulienne loiif^lenips la vie que je mène; je prends trop sur moi pour (|ue le corps ou l'esprit n'y succombe pas, et peut-être tous les deux; il en arrivera ce qu'il [)Iaira à Dieu, et quand il en ordonnera. Je lui offre souvent mes souffrances bien ou mal fondées, et si sa volonté in'étoit connue, je la suivrois dans ce qu'il y a de j)Ius opposé à mon humeur. •

Quand vous pourrez venir ici, je serai fort aise de vous voir, et vous le pourrez commodément avec mille gens de votre connoissance qui y viennent, comme M. Viette, Des Rolines, et cent autres qui ne vous contraindroient pas et qui retournent le même jour. J'ai trois places à donner* à des prêtres, qui véritablement ne sont pas trop bonnes, mais qui sont assez briguées : il y a deux canonicats, et 1 autre est pour être vicaire. Je voudrois de tout mon cœur avoir là des gens de bien, qui trouveront un peuple très bien disposé. M. l'abbé Testu, M"»*^ de Montespan et moi avons autrefois mis à Saint-.Nicolas du Chardonnet un jeune ecclésiastique, nommé Mongras, qui est gentilhomme et dont on m'a dit beaucoup de bien. Si vous vouliez vous informer de lui et de quelques autres, je serois fort en repos de les prendre de votre main. M. l'archidiacre de Chartres, qui foit merveilles dans tout le diocèse, m'en a écrit, et je lui ai répondu que je vous consulterois là-dessus; pensez-y, s'il vous plaît, et me conservez une amitié dont je voudrois jouir un peu plus souvent que je ne fais.

* Dans sa terre de Mainlenon.

— MAI 1C77. — Sr^

A M. D'AUBIGNÉ

Colleclion de S. M. lo Roi do IloUando.

A Mainlenon, ce 8 mai (1077).

Je suis bien surprise de ce que vous ne m'écrivez point votre arrivée à Cognac*, et comment vous vous trouvez de ce nouvel établissement; je vous en avois prié, et j'y prends assez d'intérêt pour mériter d'en être instruite. Mandez-moi aussi, je vous prie, ce que c'est que l'aventure de M'"" de ^ Je l'apprends par tant d'endroits que

je ne puis presque plus en douter, et j'en attends la confirmation par vous; si cela est vrai, je suis bien trompée à celte femme-là. Sa vertu m'avoit donné beaucoup d'amitié pour elle, et vous en pouvez juger par les soins que j'en prenois; apaisez tout le plus que vous pourrez; c'est toujours le parti le plus honnête et le plus sage; mais je ne veux point la voir. Je ne l'affecterois pas si je passois par Niort de peur de la scandaliser; il ne faut pas aussi affecter de la faire trouver à Cognac, et il vaut mieux que vous preniez cette peine pour celles qui le méritent mieux. Si vous voyez M""^ de Miossens, faites-lui, je vous prie, mes-complimens, et à M"« Martel aussi. Voilà une lettre pour votre maire.

J'ai toujours ici M'^*^ de Montespan^ et M. du Maine; je

* îrAnbif^né venait, frrâce à la protection de sa srenr, (réclian!J:er son pouverneintMit de HcUoi't ponr crlni de Cognae, pins avanta-enx.

* Le nom est illisild»' snr le mannserit.

5 Pendant «pic le Hoi était à l'année, M™" de Montespan avait clierclic nn asile à Mainlenon : elle y aceoiiclia le 4 mai (ou le 9 lévrier : on avait «|uelquc peu dissinmlé cette naissance) d'un sixième enCant, M"" de IJlois. On peut s'étonner de ce rapprochement. Peutêtre M™* de Montespan tenait-elle à s'entourer de sos «Mitants atin de s'en faire un ajtpui auprès du Hoi, dont les infidélités, pour M'"" «le Soidjise, i»our M""^^ «le Ludr(>s. avaient décidément mejiacé son emjiire. On peut croire dailleurs (pic M""^ de Mainlenon était mieux disposée envers M'"« de Montespan triste et délaissée qu'envers M"<^ de Montespan triomphante.

m'en vais au premier jour quérir M"« de Tours, et toute cette bonne compagnie y sera jusqu'à ce que nous partions pour Jjaréges, qui sera au commencement de juin.

fi

A M. D'AUBIGNÉ

Colloclioii de S. M. le Roi de Hollande.

Ce 27 mai (1077).

Le Roi arrive lundi à Versailles, et nous y allons dinianche. Oiioi((ue l'on crût êlre défait de nous, vous croirez bien, vous qui nous connoissez, que l'on ne s'en déftut pas si aisément', l'ailes tenir mes lettres. Rien n'est si pitoyable ((ue l'aventure de M. de Courpeteau. Quand nous aurons vu le lîoi, je vous manderai le jour que M. le duc du Maine partira et celui à peu prés cpie je vous verrai.

A M. L'ABBK (iOBKLlN.

Mamisci ils de Ver:-ailles. Lettres édifiantes, t. I, p. U5.

A Ban'gos ^ÔO juillet 1077)2.

Nous avons reçu voli-e solide et agréable livre; je crois que vous êtes l'Iionnne du monde qui avez fait les plus

* Il laiil l)ieii (((MijHeiKliv (|iie, par ce iioits, M"»' do Mainlenoii entend inmiqncineiil M'" de Montespan. Quelques critiques s'y sont trompés, et ont cru quelle parlait d'elle-même. La grossièreté do l'expression comprise ainsi sei-ait aussi peu dans son style que dans sou caiaclère. Le l^oi revenait Knssé de ses infidélités passagères, et préparé j)ai- les lécentes lettres de M™' de Montespan à rentrer dans les fers de son inqiérieuse maîtresse, qui lelevait de couches plus belle (pje jamais. Ici encore il faut entendre M"' de Sévi-^-ué : «Ali! ma lille. (piel trionqdie à Versailles! quel orj,Mieil redoul)lé ! quel solide établissement! quelle ducliesse de Yalentinois! quel rajroùt, même par les distractions et par l'absence! quelle reprise de liossessionl... » (H juin 1077.)

=*M— de Maintenon était jiartie le 8 juin pour conduire de nouveau le duc du Maine aux cau.\ de Barégcs.

jolis présens à M. le duc du Maine; Dieu veuille qu'il profite du dernier et qu'il n'aille pas à la messe par orandeur et par coutume, (pii sont les raisons qui les y font mener tous les jours si régulièrement. J'ai bien de l'impatience d'api)iendre que vous fassiez votre voyage beureusement; car il est long pour un bomme comme vous, et, quelque éloignée que soit la fin de mes projets, je ne puis m'empêcber de vous regarder avec un grand

intérêt. .

Ouand j'ai été mal à la cour, on me conseilloit de ne m'en point séparer en cet étal-là, et à celte lieure que j'y suis bien, je ne sais par où me prendre pour m'arracber des gens qui me retiennent avec douceur et amitié. Ces cbaînes-là sont pour moi plus difficiles à rompre que si on l'exigeoit par violence. Mes affaires sont dans un état très-incommode, et il ne me paroît pas que l'on songe à les accommoder. Toutes ces considérations m'agitent; mais elles ne me font point cbanger, et il m'est impossible de sacrifier pour toute ma vie ma liberté, ma santé et mon salut. Je vous parle sincèrement; cependant il n'en est pas temps présentement.

Je crois que M. Le Ragois vous mande d(»s nouvelles de notre prince; pimr moi, je veux vous en diir. des sienn(>s. Plus je le vois, plus je suis satisfaite du présent que vous nous avez fait : c'est le plus bonnéte et le meilleur bomme du monde. Je ne crois rien de meilleur pour cet enfant que de l'avoir auprès de lui, et il est impossible qu'il ne profite pas de ses bonnes et droites maximes; je ne l'avois jamais tant vu que je l'ai fait dans ce voyage, et je l'en estime beaucoup plus. Adieu, jusqu'à la fin d'octobre.

A M. L'ABBÉ GOBELIN

Manuscrits do VersaiHes. Lellres hUfmntes, t. I, p. 119.

A Bagnùres (7 soiifembrc 1077).

M. ral)I)ê Testa m'a appris que vous étiez de retour de votre voyage ; il me semble que j'aurois dû l'apprendre" par vous et savoir des nouvelles de votre santé, à laquelle je prends toujours le même intérêt. Nous voici sur le point de repartir, si M. le due du iMaine ne nous donne pas de nouvelles frayeurs. Vous savez qu'il tomba malade à An.boise; il le fut encore ici, et dès qu'il eut conmiencé à se baigner à Harèges, la fièvre quarte le prit, dont il a eu quatorze accès; cela joint au peu d'effet des bains et à l'ennui du lieu où j'étois ne me donnoit pas peu de cbagrin. Nous sommes revenus ici, où nous l'avons baigné longtemps sans en voir de succès; enfm ses douleurs ont fini et je l'ai vu considérablement fortifié. J'en ai senti la joie deux jours; le troisième, la fièvre quarte le rcqu-it, il n'en a eu que deux accès; c'éloit bier le jour du troisième; et comme je goùtois le plaisii- de le voir passer sans fièvre, nous nous aperçûmes que son mal se renouveloit. Me voici donc à envisager sa mort ; car s'il est dans l'état où on le croit, il est presque impossible de le sauver; pour comble de désespoir, c'est la plus jolie créature du monde, et qui surprend vingt fois le jour par son esprit. Ces agitations ne sont pas les seules que je souffre. On me tourmente du côté de la cour par des éclaircissemens continuels; notre ducbesse * me persécute pour y demeurer ; je meurs d'envie d'en sortir ; mais je voudrois n'y être point brouillée. Cela est diflicile à accommoder, et je passe ma vie dans de continuelles inquié-

* La duchesse de Richelieu.

tudes, qui m'ôtent tous les plaisirs du monde, et la paix

i qu'il faudroit pour servir Dieu. Voilà à peu près l'état où je ^uis ; je lui demande très souvent qu'il me conduise à

^ sa volonté, et je suis indifférente sur les évènemens; je

crois que notre duchesse vous entretiendra; je voudrois que vous puissiez tomber d'accord de quelque chose de

positif.

Pour nouvelles du domestique, l'aumônier est fort mal avec moi. Ponta fait beaucoup de sottises, et Marotte est fort malade. Ma conscience est au même état que vous l'avez toujours connue ; mais je me sens de grandes envies de servir Dieu et de me préparer à bien itiourir.

A M. L'ABBK GOBELIN.

Manuscrits de Versailles lellres édifiantes, 1. 1, p. loi.

A Versailles, 23 octobre 1077.

Vous m'avez fait un grand plaisir de me conserver ce que vous m'auriez donné le jour de Saint-François ; je m'étois flattée que je n'y perdrois rien, et je suis ravie de ne m'être pas trompée. Je ne l'ai pas été non plus sur la douleur que vous me témoignez de M-"*^ la maréchale d'Albret; j'avois bien cru que vous y seriez sensible, et quoiqu'il mon grand regret je ne connoissc pas les liaisons que fait la charité, j'en ai une idée qui me persuade qu'elles ne sont guères moins tendres que les autres, mais qu'elles sont plus soumises à l'ordre de Dieu. J'ai bien du déplaisir de la mort de cette femme-là ; vous savez ({u'elle avoit pour moi ce qu'elle étoit capable d'avoir de meilleur*; je Pavois vue à Cognac dans une parfiiite santé et bien pleine de longs projets : Dieu lui fasse miséricorde !

* Voir plus haut, page 25.

Je sorai l'avic de yous voir, et il me semble que vous nous devez du moins une visite quand nous arrivons et une quand nous parlons; ne perdez pas relie bonne ronliune et venez de laron qne vous arrivi..z d,. bonne iKMur, afin que j'aie le temps de eauser avee vous. Je suis dans une assez grande lanjfueur ; je m,, repose souvent, et je SUIS si peu dissipée en desseins et en visites ,Mie

m.; renfi.rmanl entre le lioi et M de Monlespan et M. du'

Manie j ai du lernps pour mon repos. Dieu connoit le fond de mon àme, el j-es|.ère qu'il rompra mes cliaines, s U est n,.e,.ssaire pour mon salut ; je vous supplie de le <lemai,.ler pour moi et de croire que je ne change point sur I estime et sur l'amilié que j'ai pour vous

M de M.nnienon désirait depuis longlenq.s marier son

fiere. Au commencement de 1078 il fit sans la consuiler m.

sot mari.-ise. Sa n-onne. Geneviève l'iétre, (llle d'un médecin

con ciller du Roi, âgée de ^lnl,^e ans quand il en avail nua-

rane-qnahe était inie l'on InsigniHanle personne, qu'il ne

larda pas a délaisser. M- de Mainlenon enrie|,rit lont d'abord

d élever el de conduire celle jeune femme, pour le bien de

son Irere assurément, mais aussi sans dont,, ponr salislaire à

ce besoni de direction .pii cliez elle était inné. .Mais réiolïe

manquait chez l'élève : elle ne tarda pas à l'abandonner, a

cesser (ontelois de se montrer bonne et serviabic euve,-; elle

1. attendait pas de grands résultats de l'œuvre „u',.|le ..nlre-

prenait; mais la verdeur gauloise de ses bons avis est à

observer conmie rellel du temps et comme Irait de caractère

- La copie de Versailles ne donne pas certaines phrases

oflac,.es probablement pour Saint-Cyr. Ces plnv,s,.s, q„e nous

mettons entre crochets, sont biirées à l'encre sur \{ln"Z

conserve a la Ih.5.e; mais M. le généraHIansfeld, qu a fet

oulu veritier el m'infornier, assure que l'on peut 'retrou 'er

sous ces ralures les mots que Lavallée dit avoir resl. ués à

1 aide d une copie intégrale de lui connue.

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