I.XX
INTHOnrCTION.
Mais croil-on qu'elle aurait eu, en denieuranf, je ne dis pas ce (lioil suprême de fermer les yeux du Hoi, réservé bien entendu par une étirpiette inviolable, mais un droit quelconque, et celui même d'être présente? Lui mort, est-ce qu'elle élail quelque cliose à la cour? Est-ce qu'elle élail reine? Sa présence serait devenue l'occasion d'incertitudes pénibles, peut-être d'inconvenances, peut-être de scandales que, par respect pour elle-même et pour Louis XIV, elle devait absolument éviter. Si le Journal de Buvat dit vrai, c'est Louis XIV lui-même qui lui a enjoint de quitter sur-le-champ Versailles. On sait avec quelle présence d'esprit et quelle précision il a tout disposé dans ses derniers jours sans rien omettre. Oui peut affirmer qu'il n'a pas songé aux motifs que nous venons de dire? l'eut-être n'avonsnous aucun droit à trouver un motif de reproche dans ce que la situation comportait. Elle n'était pas chez elle à la cour ; elle n'avait de refuge qu'à Saint-Cyr, où il avait été stipulé qu'elle aurait la faculté de se retirer quand elle le voudrait. Elle se dépouillait donc le 30 de tous ses meubles de Versailles pour n'y être plus de rien. Tant qu'elle y restait, on pouvait la soupçonner d'être dépositaire de quebjue secret d'État et d'en vouloir faire usage. Une fois à Saint-Cyr et dans une retraite qu'elle observa d'abord strictement, elle n'offrait plus de prise aux médisances ni aux soupçons.
Elle vécut paisiblement quatre années encore dans cet asile si bien fait pour elle, honorablement traitée par le Régent, entourée de quelques amis, comme le maréchal de Villeroy, M™^ de Dangeau, M"" de Caylus, mais forcée de restreindre même ses aumônes. Ce que raconte le Journal de Jean lîuvat et ce qu'insinue Saint-Simon des grandes richesses qu'elle aurait laissées est démenti par des preuves authentiques*. Elle ne refusa pas, quand un premier silence se fut fait autour d'elle, de reprendre sa correspondance, de prêter attention aux affaires. Quelques agitations du peuple de Paris lui remirent en mémoire les troubles de la Fronde. Son chagrin
* Voir le Journal de la Hrgencc de Jean Buvat, à la dnte de 1719; Saint-Simon, XVI. 2i4-245, et les lettres que nous donnons à la fin de notre second volume.
INTRODUCTION
,a orand de voir le duc du Maine enveloppé dans la couspi-
i:. de Cellamare. Elle suivH d'un regard saixs env.e M ^es
Ir ins en quête de nouveaux exploits. Elle avait, quant a elle
yisiub en quLic d'autres occupations
dans son étroit appartement de Samt-Cyr, d aune j
préférées. Elle était revenue plus que jamais al ^^"^rè. ses chères pensionnaires. Bien plus, elle avait pu. auprt Z^^olr Vélever entièrement, une petite fille a,ee de sept
Kuls resseu.Wait à elle-même : une fortune qui eut 1 a.. :«; .'autres ne ."avait pas cltan.ée r.tte .e .vait été frappée au coin .l'une forte et constante un.te.
Je dois d>re eu Unissant de quels secours j'ai disposé pour
■ ■ \.^ n.viP^ dignes de toute contiaiice. donner ici des lexies ui^ut^» ui. «oan-
ki eu entre les n.ains les plus beaux ">»"".- '^•.^; ''^^
.nelle et Laval.ée les avaient eus comme ,„. a U "u,
„our s'en ^'^^^'^ ^^^^^^T::^ ^^Z^- — ^ falsificateur ou la iatigue exiiemc
bout de force. . ■,ar..,a^ vnlnmes
Quel trésor, par exemple, que ces tro.s "'^g"'»^!"^ J»'"™^^
de lettres autographes de M" ^^ f^^-»" :>";.'; ,^^''"i,'
•o.,.f Aa M 1p duc de Cambaceres, ii > ^ Mouchy a reçt,s «^P'7;^'i*^*i;;lrois vénérables in-folio „„elquev,ngt ="-- ^ «" ^"^"^ ^^^ ,„„„t ,«„s conteste aux tranches rouges, a la pleine leiiui ,,:^„p„.pment
dn dix-huitième siècle. Chaque f-'"«\'',^'! ^^'f ^T ! évidé de manière à servir d'encadrement a cl aque lett e qm V est eoUéedes quatre côtés par ses bords extrême.. P-uo d.acune de ces lettres laisse encore vo>r en cl se tranches dorées. Nul doute ni sur l'âge de la relmre n. sur