‹ Madame de MaintenonChapitre 10 sur 36 · Lettre à M. de Villette, cousin de Mme Scarron · texte numérisé non relu

Lettre à M. de Villette, cousin de Mme Scarron

heureuse si vous saviez l’êlre et si la réputation pouvait sc renouveler. Donnez-vous à Dieu; fuyez, du moins, le monde pour un temps. Vous pourrez y reparaître ensuite comme si cet accident n’avait fait aucun éclat. Vous avez toujours aimé la vertu : quand le public en sera persuadé, et vous le persuaderez par votre retraite, il oubliera vos faiblesses. M. Scarron, qui juge très-sainement des choses, quand il veut bien les considérer sérieusement, est de mon avis. Adressez-vous à quelque homme de bien qui vous conduise dans les voies du Seigneur. Tout est vanité, tout est affliction d’esprit : l’expérience doit vous l’apprendre. Jetez-vous dans les bras de Dieu. 11 n’y a que lui dont on ne se lasse point, et qui ne se lasse jamais de ceux qui l’aiment. »

On peut ne pas approuver cette lettre. Elle contient des duretés qui n’étaient pas indispensables. La jeune prêcheuse y prend avec une femme beaucoup plus âgée qu’elle , et malheureuse , un ton de supériorité peu convenable. Nous ne prétendons pas excuser cet orgueil , et l’on verra dans la suite de ce récit qu’elle-mème, dans sa vieillesse, se l’est sévèrement reproché. Nous avons seulement voulu montrer que la dévotion n’a pas été pour elle, comme beaucoup l’ont cm ou ont feint de le croire, un habit de parade dont elle se serait affublée dans son âge mûr pour mieux jouer son personnage à 101 ' d

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la cour, et prendre plus d’ascendant sur l’esprit d’un roi dont le zèle pieux n’était pas toujours selon la science. Ce qu’elle fut en 1675, elle l’avait été en 1650, et il n’y a aucune différence sur ce point entre Mme Scarron et Mme de Maintenon.

Cette piété n’ôtait rien, d’ailleurs, à l’agrément de son esprit, au charme de son entretien. On a déjà vu qu’elle voulait plaire. Or, elle était de ces femmes heureusement douées qui réussissent à tout ce qu’elles entreprennent , qui sont tout ce qu’elles veulent être. Elle avait au plus haut degré le talent si rare d’adoucir les choses pénibles et de doubler le prix des choses agréables par la manière dont on les dit. On se fera une idée de sa grâce et de son enjouement par la lettre suivante , écrite par elle , en 1655 , à une femme assez haut placée dans le monde.

« Madame, je ne crois pas qu’il y ait jamais eu une aussi belle passion que celle que M. Scarron a conçue pour vous depuis qu’il a eu l’honneur de vous voir au chevet de son lit. Il ne trouve rien de si beau que vous, pas même Mme de Longueville ; il vous donne le prix de la beauté , le prix de l’esprit, le prix de la vertu. Vous êtes, madame , la seule personne dont il prononce le nom avec respect... Mme de Brienne est jalouse de vous. Mme de Fiesque l’est aussi. Jugez com-

DE MADAME DE MAINTENON. ul

bien je dois l’ôtre. Je ne vous remercierai point de cette belle et magnifique chasuble' : c’est le présent d’une rivale trop redoutable. Si j’en croyais mes amies , je vous priverais des prières de la chapelle que vous embellissez... Mme de Bonneau sort d’ici. Elle vous est si attachée ; et elle le dit avec tant de plaisir et de zèle , qu’on a honte de ne pas vous aimer autant qu’elle vous aime. »

Elle se lia bientôt avec les femmes de ce temps les plus distinguées par leur esprit, Mlle de Scudéry, Mme de La Fayette, Mme de Coulanges, Mme de Sévigné, Mlle de L’Enclos, à qui le monde accordait une tolérance sans exemple , et qui d’ailleurs avait donné à Scarron des preuves d’amitié que celui-ci ne pouvait oublier. On sera sans doute curieux de voir de quel style la pieuse Mme Scaron écrivait à Ninon de L’Enclos. En voici un échantillon, qui ressemble peu, il faut l’avouer, à ce que nous avons cité plus haut. Évidemment, Mme Scarron savait se varier. La lettre qu’on va lire fut adressée à Ninon pendant le séjour de trois années qu’elle fit à la campagne , enfermée avec Villarceaux.

« Mademoiselle , voici des vers que M. Scarron a faits pour vous, après avoir très-inutilement tenté

1 . Scarron , qui ne pouvait sortir, avait chez lui une chapelle où un prêtre venait lui dire la messe.

d’en faire contre vous. Je n’ai pas voulu lui permettre de vous les envoyer; et, voyez combien je compte sur vous ! je lui ai dit que vous les recevriez de ma main avec plus de plaisir que de la sienne. Tous vos amis soupirent après votre retour. Depuis votre absence ma cour en est grossie, mais c’est un faible dédommagement pour eux : ils causent , ils jouent , ils boivent , ils bâillent. Le marquis a l’air tout aussi ennuyé que le premier jour de votre départ. Il ne s’v fait point. C’est une constance héroïque. Revenez, ma trèsaimable, tout Paris vous en prie. Si M. de Yillarceaux savait tous les bruits que madame de Fiesque sème contre lui, il aurait honte de vous retenir plus longtemps. Saint-Évremont veut vous envoyer Châtillon, Miossens et du Raincy en qualité de chevaliers errants, pour vous enlever dans votre vieux château. Revenez, belle Ninon, et nous ramenez les grâces et les plaisirs. >*

On a raconté qu’un jour , à table , un domestique vint lui dire à l’oreille : « Madame , encore une histoire, nous n’avons pas de rôti. » Ce fait, qui donne une idée du charme infini de sa conversation , jette en môme temps un assez triste jour sur les affaires intérieures de cet étrange ménage , où l’on faisait au plaisir de réunir une société nombreuse et brillante des sacrifices que la fortune de

Scarron ne comportait pas , et qu’on ne peut pardonner qu’à ses souffrances. Scarron était pauvre. Un second mariage contracté par son père , conseiller au parlement, et de longs procès qui avaient été la conséquence de ce second mariage , lui avaient enlevé presque tout son patrimoine. Il avait joui pendant trois ans d’une pension de cinq cents écus qu’on ne lui payait plus depuis les troubles de la Fronde. Mlle d’Hautefort, sa protectrice 1 , avait aussi obtenu pour lui de l’évêque du Mans un petit bénéfice ecclésiastique; mais il l’avait perdu par son mariage, qui lui avait ôté pour toujours le titre d’abbé. Il ne lui était resté que quelques modiques rentes, et ce qu’il appelait assez plaisamment les revenus de son marquisat de Quinet. Quinet était son libraire. Il lit quelques comédies heureuses, et obtint même un très-grand succès avec Dom Japhct d’Arménie. Mais en ce temps-là les succès des auteurs dramatiques n’enrichissaient que les comédiens. Sa plus solide ressource fut une pension de seize cents livres que le surintendant des finances Fouquet lui accorda et lui fit paver exactement. C’était assez pour vivre : ce n’était pas assez pour recevoir; Scarron fut donc souvent réduit à des expédients dont la fierté de sa femme dut cruellement souffrir. Ce ne fut qu’à la fin de 1658

t. Si connue par la bizarre passion de Louis XIII.

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qu’il vint enfin à bout d’améliorer sa position , et l’on doit croire que de pressants besoins l’aiguillonnaient, puisqu’il écrivit un jour au surintendant, de qui dépendait en partie le succès de son affaire : « Ceci est la dernière espérance de ma femme et de moi. J’en suis malade de chagrin. Ah! monseigneur , si vous saviez ce que nous avons à craindre et à devenir si celte affaire nous manque, vous ne vous étonneriez pas beaucoup du désespoir de M. Vissins et de moi , s’il m’est permis de parler de lui en ces ternies. Autrement, nous n’avons qu’à nous empoisonner les boyaux. »

M. le duc de Noailles expose ainsi cette affaire : « Il y avait alors, aux portes de Paris, une foule de gens sans aveu qui attendaient là les voitures de marchandises pour en payer l’entrée, les conduire chez les marchands , et épargner ainsi à ces derniers des lenteurs et des dérangements; mais il s’était mêlé parmi ces déchargeurs des filous qui se disputaient les pratiques, et allaient se les arracher jusqu’à une lieue de la ville, au grand préjudice du commerce. Scarron avait imaginé de former un corps de gens connus et assermentés , qui seraient distribués aux différentes portes, et autorisés par les magistrats à faire seuls ce service, et il demandait à être adjudicataire de cette entreprise. « L’explication de M. le duc de Noailles aurait besoin , ce nous semble , d’ètre expliquée. Ces gens

sans aveu dont il parle étaient parfaitement avoués , puisqu’ils avaient en poche de quoi payer le prix des marchandises, et qu’ils les conduisaient chez les marchands. Ils ne pouvaient faire celte opération que du consentement des marchands, et probablement avec leurs avances. Qu’ils allassent au-devant des voitures jusqu’à une lieue de la ville, ou même plus loin, on ne voit pas quel préjudice cela pouvait causer au commerce. Il est vrai que M. de Noailles, après La Beaumelle, les appelle filous , mais il ne montre pas en quoi consistait leur filouterie. Nous ne doutons pas que M. Vissins, l’associé de Searron , et très-vraisemblablement celui qui avait eu la première idée de cette affaire, où le • poète n’avait à mettre, comme part sociale, que son crédit, n’ait aussi traité de filous les pauvres gens aux dépens desquels il voulait obtenir un privilège. Le prévôt des marchands s’y opposa de toutes ses forces , et cela lui fait honneur. 11 ne céda qu’à l’influence souveraine du surintendant. Searron y gagna , pour sa part de butin , qui ne tut probablement pas la plus forte , cinq à six mille livres de rente. Cinq à six milles livres, qui valent bien douze ou quinze mille francs d’aujourd’hui , prélevées annuellement sur le salaire de pauvres ouvriers au profit d’un homme qui ne sortait pas de sa chambre, où son unique travail était de dire des bons mots et de faire de mauvais vers 1

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Scarron devait cette intervention du surintendant à Pélisson d’une part , et de l’autre à sa femme , pour laquelle Mme Fouquct s’était prise d’un goût très-vir. On peut juger de la grandeur du service par la joie qu’en ressentit Mme Scarron , et dont nous trouvons l’expression passionnée dans le billet suivant, adressé à Mme la surintendante.

« Paris, 25 mai 1G58.

« Madame , je ne vous importunerai plus de l’affaire des décliargeurs. Elle est heureusement terminée par la protection de ce héros auquel nous devons tout , et que vous avez le plaisir d’aimer. Le prévôt des marchands a entendu raison dès qu’il a entendu le grand nom de M. Fouquct. Je vous supplie, madame, de trouver bon que j’aille vous remercier à Vaux. Mme de Vassé m’a assuré que vous me continuez vos bontés , et que vous ne me trouveriez pas de trop dans ces allées où l’on pense avec tant de raison , et où l’on badine avec tant de grâce. «

Fouquet, un héros! il était diflicilc de pousser plus loin l’enthousiasme.

Scarron ne jouit pas longtemps de l’aisance qu’il venait d’acquérir. Ses infirmités augmentaient de jour en jour, et ses forces diminuaient. 11 vit venir la mort avec calme , et ne démentit pas un moment son caractère. Un de ses amis vint le voir avant de

— Digrtiæé-fciy-Googl

partir pour la Guienne , où la cour se rendait pour le mariage du roi.

« Je sens, lui ditScarron, que je mourrai bientôt. Je quitterais ce monde sans regret si je n’y laissais sans bien et sans espérance une femme que j’ai tant de raisons d’aimer. Je vous la recommande; je la recommande à tous mes amis. Que deviendra-t-elle ? »

Jusqu’à la fin il se moqua de ses maux. Un jour il fut pris d’un hoquet si violent, que l’on crut qu’il allait expirer. La crise se calma pourtant, et le patient, dès qu’il eut recouvré la parole, dit à sa femme : « Si j’en reviens , je ferai une belle satire contre le hoquet. »

Il ht en vers burlesques son testament, que nous citerions s’il était plus court. Il y lègue aux deux Corneille cinq cents livres de patience, à Gilles Boileau , son ennemi , la gangrène et le haut mal , à l’Académie , le pouvoir de changer à son gré la langue , à sa femme , la permission de se marier.

Il ht aussi son épitaphe, qui a un tout autre caractère, et qu’il est difficile de lire sans émotion.

Celui qui ci maintenant dort Fit plus de pitié que d’envie,

Et souffrit mille fois la mort Avant que de perdre la vie.

Passant, ne fais ici de bruit,

Garde bien que tu ne l'éveille,

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Car voici la première nuit Que le pauvre Scarron sommeille.

Mais il reprit bientôt sa gaieté. Voyant fondre en larmes scs parents et ses domestiques : « Mes enfants, leur dit-il, je ne vous ferai jamais tant pleurer que je vous ai fait rire. »

Il ne fut sérieux qu’avec sa femme. 11 la remercia tendrement des soins qu’elle avait eus de lui , du bonheur qu’elle lui avait donné. Il la recommanda avec instance à son exécuteur testamentaire. Après quoi, lui tendant la main : «Je vous prie, lui dit-il, de vous souvenir quelquefois de moi. Je vous laisse sans bien , la vertu n’en donne pas. Cependant soyez toujours vertueuse. »

11 mourut à cinquante ans , au mois d’octobre 1660.

On a déjà vu quelle affection , quelle estime , quel respect sa femme lui inspirait. 11 tint toujours sur ce point le même langage. Jamais il ne regretta de l’avoir épousée. Mme Scarron parle, dans une lettre à Mme Fouquet, du dégoût de sa situation présente : il ne paraît pas qu’elle ait fait sentir ce dégoût au malheureux qui en ôtait la cause.

Plus tard , quand elle s’appela Mme de Maintenon , et surtout quand Mme de Maintenon eut épousé Louis XIV, on essaya de jeter des doutes rétrospectifs sur sa fidélité conjugale. Nous avons ci-dessus reproduit les médisances par insinuation du duc de

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Saint-Simon. Mais Saint-Simon n’en dit pas davantage , et il y a loin d’une insinuation à une preuve.

De preuves , il n’y en a point.

Jeune, admirablement belle, gracieuse, spirituelle, charmante , entourée d’ailleurs de ce qu’il y avait de plus aimable et de plus distingué à la ville et à la cour, Mme Scarron fut naturellement l’objet de bien- des hommages ; elle fut en butte à bien des obsessions : tous les témoignages contemporains l’attestent. Aucun n’ajoute qu’elle ait donné quelque signe de sensibilité. L’épigramme de Gilles Boileau, dont nous parlerons tout à l’heure , ne saurait être prise au sérieux, et d’ailleurs l’auteur lui-même s’est rétracté. Dans les recueils d’anecdotes attribués à Segrais et à Ménage, recueils où il est parlé à plusieurs reprises de Scarron et de sa femme, on ne trouve pas un mot qui jette sur la réputation de celle-ci l’ombre la plus légère. M. de Méré écrit à Mme la duchesse de Lesdiguières : « Les mieux faits de la cour et les plus puissants dans les lînances l’attaquent de tous côtés. Mais je la connais : elle soutiendra bien des assauts avant que de se rendre. Ce qu’on la voit si libre , et qui engage beaucoup de gens auprès d’elle, ne leur doit pas faire espérer d’en venir à bout, car ce n’est qu’une marque de sa confiance, et qu’elle sait bien à quoi s’en tenir. Ce qui me fâche d’elle, je vous l’avoue, c’est qu’elle s’attache trop à son

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devoir, malgré tous ceux qui tâchent de l’en corriger. »

On lit dans Sorbière, écrivain de cette époque, qui voyait beaucoup Scarron, et qui d’ailleurs, étant mort en 1670, ne peut être soupçonné d’avoir déguisé la vérité par égard pour la faveur ou par crainte de la puissance : « L’histoire du mariage de M. Scarron ne serait pas le plus sombre endroit de sa vie. Cette belle personne de l’àge de seize ans, qu’il se choisit pour se récréer la vue et pour s’entretenir avec elle , en ferait le principal ornement. L’indisposition de son mari, mais surtout la beauté, la jeunesse , l’esprit galant de cette dame, n’ont fait aucun tort à sa vertu; et quoique les personnes qui soupiraient pour elle fussent des plus riches du royaume , et de la plus haute qualité, elle a mérité l’estime de tout le monde par la régularité de sa conduite. »

Le témoignage de Tallemant des Réaux sera décisif aux yeux de quiconque a lu Tallemant des Réaux. 11 parle de l’amour que Villarceaux avait pour elle, et qui était connu de tout le monde, et il ajoute : « Mme Scarron est bien reçue partout, mais jusqu’ici on ne croit pas qu’elle ait fait le saut. >•

Scarron avait, moins que tout autre, le droit d’ôtre exigeant. S’il eût cru pourtant avoir à se plaindre, il est présumable qu’il se serait plaint.

La réserve n’était pas sa qualité dominante. Un objecte une chanson dont on voudrait appliquer à Mme Scarron le dernier couplet ; les premiers couplets prouvent évidemment que l’auteur, en les écrivant, n’avait pas sa femme en vue. Personne n’a prétendu , personne même n’a insinué qu’il fût un mari complaisant. Il a pu être trompé, sans doute ; mais il faisait de son mieux pour ne l’être pas. On voit qu’il laissait à sa femme très-peu de liberté , qu’il ne lui permettait guère de s’éloigner de lui , alors même que cela pouvait profiter à ses intérêts. Elle avait dû être de ce célèbre voyage de Brouage, que le cardinal Mazarin fit faire à ses nièces pour séparer Marie Mancini de Louis XIV. Il s’y opposa formellement. 11 dit à M. de Villette, dans une lettre du 12 novembre 1659:

« .... Mme Scarron est bien malheureuse de n’avoir pas assez de bien et d’équipage pour aller où elle voudrait, quand un si grand bonheur lui est offert que celui d’être souhaitée à Brouage par une mademoiselle de Manchini \

Riche présent du Tibre, et gloire de la France. »

Cette prétendue insuffisance de bien et d’équipage n’est assurément qu’un prétexte. Les niè-

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