Nous conservons l’orthographe du poète
ces du premier ministre n’auraient point désiré Mme Scarron si elles ne l’eussent connue. Puisqu’elles la connaissaient, il faut bien supposer qu’elles avaient reçu quelquefois ses visites , soit à Paris, soit à Saint-Germain, où il fallait probablement plus d'équipage que dans un petit port de la Saintonge.
A cette époque, d’ailleurs , Scarron jouissait , depuis dix-huit mois, de ce revenu de cinq à six mille livres dont nous avons parlé.
Deux mois après, Mme Fouquet voulut emihener Mme Scarron avec elle à Saint-Mandé , ce qui ne l’aurait pas beaucoup éloignée. Scarron la lui refusa obstinément , malgré tout ce qu’il lui devait. C’est justement à propos de ce refus que Mme Scarron a écrit qu’elle était « bien dégoûtée de sa position présente. »
Il est donc hors de doute que Scarron tenait prodigieusement à sa femme , et ne la perdait pas de vue. Aussi, quand Gilles Boileau, le frère aîné de Despréaux, se permit une impertinence rimée aussi blessante pour Mme Scarron que pour son mari