‹ Madame de MaintenonChapitre 17 sur 36 · I . Lettre à Mme de Chanteloup · texte numérisé non relu

I . Lettre à Mme de Chanteloup

chose décidée. Ces jours passés, Mme de Thianges me présenta à sa sœur, lui disant que je devais partir incessamment pour Lisbonne. — Pour Lisbonne ! dit-elle , mais cela est bien loin. Il faut rester ici. Albret m’a parlé de vous, et je connais tout votre mérite. — J’aimerais bien mieux, disaisje en moi-môme , quelle connût toute ma misère. Je la lui peignis, mais sans me ravaler. Elle m’écoutait avec attention, quoiqu’elle fût à sa toilette. Je lui dis.... etc. » (Nous supprimons des détails qui sont connus du lecteur.) « Enfin, Mme de La Fayette aurait été contente du vrai de mes expressions et de la brièveté de mon récit. Mme de Montespan en parut touchée , et m’en demanda le détail dans un mémoire qu’elle se chargea de présenter au roi. Je la remerciai très-affectueusement. J’écrivis à la hâte mon placet, et j’en fus aussi contente que si notre abbé y avait mis tout son esprit. Le roi l’a, dit-on, reçu avec bonté. Peut-être la main qui l’a offert l’aura rendu agréable *. M. de Villeroi s’est joint à elle. C’est presque le seul homme de ma connaissance que je n’avais pas prié de me servir, et c’est le seul qui m’ait servie. Enfin , ma pension est rétablie sur le même pied que la feue reine me l’avait accordée. Deux mille livres, c’est plus qu’il ne m’en faut pour ma solitude

1. Ces mots ne sont point une malice Louis XIV, alors, s’occupait uniquement de Mme de La Vallière.

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et pour mon salut. A mon lever , j’ai trouvé un billet de M. d’Albret qui m’annonce cette nouvelle, et me l’annonce par ordre exprès. »

Elle alla remercier Mme de Montespan, et fut présentée au roi, qui lui dit : « Madame, je vous ai fait attendre longtemps, mais j’ai été jaloux de vos amis. J’ai voulu avoir seul ce mérite auprès de vous. >*

Délivrée de ses inquiétudes, Mme Scarron songea sérieusement à exécuter le projet qu’elle avait formé pendant sa détresse de s’éloigner du monde, et, comme on disait alors, de se donner à Dieu. Elle prit un directeur. C’était s’enrôler sous la bannière de la dévotion transcendante. Son directeur fut l’abbé Gobelin , docteur de Sorbonne après avoir été capitaine de cavalerie , homme à principes sévères, et qui n’avait rien de commun avec le type de directeur décrit par Boileau, mais dont les lumières n’égalaient pas le zèle ; esprit peu élevé, caractère étroit, et qui même, si l’on en juge par certains détails de la correspondance de sa pénitente, parait avoir fait quelquefois des biens de ce monde plus de cas qu’il ne convenait à sa robe 1 . Il voulut qu’elle réformât sa toilette , laquelle n’était

I . Le trigaud et processif abbé Gobelin, a dit quelque part Voltaire. Il plaidait contre toute sa famille , et il y a une lettre où Mme de Maintenon se met en frais d’étoquence pour le consoler d’avoir perdu son procès. ,

remarquable que par une simplicité élégante , et , voyant qu’elle aimait la société, où sa conversation spirituelle était recherchée, il exigea qu’elle se rendît ennuyeuse. Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est qu’elle obéit. « J’ai vu Mme la maréchale d’Alhret, lui écrivait-elle un jour; je l’ai révoltée par mon silence le plus qu’il m’a été possible. »> On verra néanmoins qu’elle ne s’obstina pas pendant toute sa vie à ce genre de mortification , et que la rigidité de l’abbé fléchit avec les circonstances.

Mme Scarron avait quitté, on ne sait pourquoi, les Ursulines, et pris, dans la rue des Tournelles, un logement convenable à sa position. Elle y vivait fort modestement, et ne s’occupait guère que d’œuvres pies, quand Mme de Montespan se souvint d’elle, et vint tout à coup troubler sa retraite.

La situation de Mme de Montespan avait prodigieusement changé depuis quatre années. Devenue, de confidente de Mme de La Valliôre, sa rivale préférée et triomphante, et séparée avec éclat de son mari, elle avait déjà eu deux enfants du roi. On avait soigneusement caché leur naissance, qui aurait donné au ressentiment deM. de Montespan des armes trop redoutables. Il s’agissait de pourvoir à leur éducation. Pour cela on avait besoin d’une personne active, prudente, discrète et dévouée. Mme de Montespan jeta les yeux sur Mme Scarron, et nous

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trouvons clans les Entretiens déjà cités les raisons de cette préférence.

« Croirez-vous bien que le principe de cette éton * nante fortune , à laquelle je n’avais jamais pensé , a été le zèle que Mme de Montcspan remarqua en moi pour Mme d’Heudicour, notre amie commune, chez qui elle m’avait vue souvent ? Je faisais là les mêmes choses que chez Mme de Montchevreuil. Jamais six heures ne me trouvaient au lit, et pendant que la maîtresse du logis dormait jusqu’à midi, je donnais ordre à tout, et souvent même j’aidais les ouvriers. Je me souviens que , lorsqu’elle se maria, je fus si occupée d’elle que je m’oubliai entièrement , et me laissai voir à toute la cour qui vint à ses noces aussi négligée et aussi lasse qu’une servante. On s’en aperçut enfin. On me mit promptement dans une chambre pour m’habiller à mon tour , et , quand je rentrai , Mme de Montespan ni personne ne me reconnut , tant on me trouva différente de moi-même. Le tout, selon ma coutume, pour obliger mes amies, par goût pour le travail, et point par intérêt, car je n’en pouvais rien attendre. » Ces derniers mots sont assez difficiles à expliquer, car Mme d’Heudicour qui, après avoir été fille d’honneur de la reine mère, faisait un grand mariage, était autant que personne en position de servir ses amis. Mais ou voit du moins par ce petit récit avec quel empres-

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scinent Mme Scarron saisissait toutes les occasions de se rendre utile, et sur quoi est fondé le sarcasme de Saint-Simon que nous avons rapporté plus haut.

Mme d’Heudicour était cette demoiselle de Pons qui avait été si étroitement liée avec Mlle d’Aubigné avant son mariage et, comme nous l’avons raconté, • lui avait prêté des babils de noce. Elle avait alors un appartement à Saint-Germain , et se trouvait fort avant dans la confidence de Mme de Montespan et du roi. On la chargea de sonder son ancienne amie. M. de Vivonne, frère de Mme de Montespan, et qui parait n’avoir envisagé la position de sa sœur qu’au point de vue des avantages qu’il en pouvait retirer pour lui-même , s’entremit également dans cette affaire. Les premières ouvertures avaient été faites en termes assez mystérieux , et Mme Scarron hésita. Il courait alors, sur une prétendue liaison de Mme de Montespan avec le duc de Lauzun , des bruits qui l’avaient inquiétée. Elle écrivit à Mme d’Heudicour : « Je suis fort sensible à l’honneur qu’on veut me faire ; mais je vous avoue que je ne m’y crois nullement propre. Je vis tranquille : me convient-il de sacrifier mon repos et ma liberté? D’ailleurs, ce mystère, ce profond secret qu’on exige de moi , sans m’en donner positivement la clef, peuvent faire penser à mes amis qu’on me tend un piège. Cependant, si les enfants

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sont au roi, je le veux bien. Je ne me chargerais pas sans scrupule de ceux de Mme de Montcspan. Ainsi , il faut que le roi me l’ordonne. Voilà mon dernier mot. »

Le roi subit cet ultimatum. Il avait dépêché Louvois à Mme Scarron, et cela n’avait pas suffi. Il se décida enfin à renvoyer chercher , et à lui parler lui-même. Mais il ne lui sut pas d’abord très-bon gré de cette résistance opiniâtre. Il la regarda comme une pédante , et cette impression ne s’effaça que lentement.

Le second des enfants dont il s’agissait n’était pas né encore lorsque cette affaire se négocia : mais la mère était arrivée au dernier terme de sa grossesse. Elle vint faire ses couches secrètement à Paris , dans une maison écartée. Mme Scarron s’y rendit en fiacre , et masquée , et n’emporta le nouveau-né qu’avec des précautions infinies. On attachait alors une extrême importance à cacher au public l’existence de ces enfants, à cause de la reine, dont Louis XIV ménageait encore un peu la susceptibilité, et surtout à cause de M. de Montespan , dont les violences avaient déjà fait scandale.

C’est le 31 mars 1670 que le duc du Maine fut mis au monde avec tant de mystère. On sait donc à quelle date commença pour Mme Scarron un genre de vie si nouveau. Le premier-né , qui avait déjà près d’un an, ef qu’on lui confia en même

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temps , était une fille. Elle mourut en 1G72 , avant d’avoir été reconnue, et n’a point de nom dans l’histoire.

Mme Scarron gouvernante des enfants du roi et de Mme de Montespan.

Quelques difficultés qu’eût faites d’abord Mme Scarron pour accepter la charge qu’on était venu lui offrir, elle avait trop d’intelligence pour ne pas voir que cette conjoncture inespérée allait enfin changer sa fortune , et la tirer pour jamais de l’état obscur et précaire où, jusqu’alors, elle avait vécu. Son obstination à exiger un ordre du roi , donné par le roi lui-même, et sans intermédiaires, en est une preuve manifeste. Elle voulut être au service, non de Mme de Montespan, mais du roi, sachant bien que la satisfaction du roi porterait des fruits plus abondants et plus durables que la reconnaissance de Mme de Montespan.

Elle se dévoua à ses nouveaux devoirs avec un zèle extrême. Ses fonctions étaient assez pénibles , et demandaient une grande activité. Les deux enfants avaient été placés , chacun avec sa nourrice , dans deux maisons différentes, situées l’une et l’autre hors de Paris. Il fallait y aller tous les jours, ne jamais perdre de vue ni les nourris- 101 g

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sons , ni les nourrices , et cependant ne rien changer en apparence à ses habitudes , afin de ne pas éveiller les soupçons. « Cette sorte d’honneur assez singulier, a-t-elle dit plus tard, m’a coûté des peines et des soins infinis. Je montais à l’échelle pour faire l’ouvrage des tapissiers et des ouvriers , parce qu’il ne fallait pas qu’ils entrassent. Les nourrices ne mettaient la main à rien de peur d’étrc fatiguées et que leur lait ne fût moins bon. J’allais souvent de l’une à l’autre à pied, déguisée, porlant sous mon bras du linge, de la viande ; quand un de ces enfants était malade , je passais les nuits auprès de lui. Je rentrais chez moi le matin par une porte de derrière, et, après m’être habillée, je montais en carrosse par celle de devant, pour aller à l’hôtel d’Albret ou de Richelieu , afin que ma société ordinaire ne sût pas seulement que j’avais un secret à garder. On le sut : de peur qu’on ne le pénétrât, je me faisais saigner pour m’empêcher de rougir. »

On voit en effet dans les lettres de Mme de Sévi-

gné qu’à cette époque , c’est-à-dire de 1670 à 1672, Mme Scarron allait beaucoup dans le monde.. On y voit aussi quelle avait acquis peu à peu une influence dont le secret commençait à transpirer. Cette influence était la conséquence toute naturelle de ses fréquentes entrevues avec Mme de Montespan. Elle se manifesta surtout par la nomination

de la duchesse de Richelieu à la charge de dame d’honneur de la reine , en remplacement de la duchesse de Montauzier, morte en 1671 , au mois de novembre.

On reconnaît également cette influence croissante à l’avancement rapide de son frère , Charles d’Aubigné. On lit, dans une lettre sans date, mais qui est évidemment de cette môme année 1671 : « Soit que je vous écrive ou que je ne vous écrive pas , vous devez être également persuadé de mon amitié, et des soins que je prendrai toujours pour votre repos et votre fortune. Je vous aime tendrement, et je suis persuadée que vous êtes pour moi ce que je suis pour vous. Ainsi , mon cher frère , nos fortunes seront communes , et elles ne sçront pas si malheureuses qu’elles l’ont paru d’abord. Je n’ai pas encore demandé en quel régiment je vous voulais, parce qu’on m’a donné à choisir. » Elle lui dit dans une autre lettre : « J’ai demandé à M. de Louvois quelque gratification. »

De temps en temps elle menait ses élèves à la cour. On les introduisait avec elle dans l’appartement de Mme d’Heudicour , où Mme de Montespan et quelquefois aussi Louis XIV les venaient voir. II paraît cependant que le roi usait encore à son égard d’ime grande réserve. « Les enfants, écritelle, furent avant-hier à Saint-Germain. La nourrice entra , et je restai dans l’antichambre. — A

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qui sont ces enfants, lui (lit le roi ? — Ils sont sûrement, répondit-elle, à la dame qui demeure avec nous. J’en juge par les agitations où je la vois au moindre mal qu’ils ont. — Et qui croyez-vous, reprit le roi, qui en soit le père ? — Je n’en sais rien, repartit la nourrice , mais je m’imagine que c’est quelque duc ou quelque président du parlement. La belle dame est enchantée de cette réponse, et le roi en a ri jusqu’aux larmes. »

La naissance d’un troisième enfant, le comte de Vexin, fit changer les arrangements précédemment adoptés. Mme de Montespan acheta un grand hôtel , isolé au milieu des champs , auprès de Vaugirard, et Mme Scarron s’y établit avec ses trois élèves. Elle n’y reçut personne. Cette femme, si recherchée dans le monde, disparut tout à coup du monde. Par surcroît de précaution , et afin de détourner les soupçons , s’il arrivait qu’on surprît une nourrice ou (ju’on entendît crier un enfant, elle avait pris avec elle la fille de Mme d’Heudicour dont la présence devait servir à expliquer tous les accidents imprévus.

Le roi y alla quelquefois en secret, et commença à revenir peu à peu des préjugés qu’il avait conçus d’abord contre Mme Scarron. Il l’avait prise pour une femme savante, une précieuse , dans la mauvaise acception du mot. Quand il parlait d’elle à Mme de Montespan , il disait : Votre bel esprit , et

celle-ci avait eu plus d’une fois à lutter contre sa répugnance. On lit dans les Entretiens :

« Mme d’Heudicour lui ayant dit sans malice, au retour d’une promenade, que Mme de Montespan et moi avions parlé devant elle d’une manière si relevée qu’elle nous avait perdues de vue, cela lui déplut si fort qu’il ne put s’empêcher de le marquer, et je fus obligée d’èlre quelque temps sans paraître devant lui. »

A mesure qu’il la vit de plus près , ses préventions s’affaiblirent. Il aimait ses enfants, et fut louché de l’affection que Mme Scarron leur portait, de la sensibilité et du dévouement maternel dont elle prodiguait les preuves. Dans plus d’une occasion , en effet, la tendresse de la gouvernante parut plus vive que celle de la mère. Quand l’aînée mourut , vers la lin de 1672, elle montra line telle douleur, que le roi dit, au rapport de Mme de Caylus : « Elle sait bien aimer. Il y aurait du plaisir à être aimé d’elle. «

Ce mot est très-important. Il fait voir quelle révolution s’était faite dans l’esprit du roi. Ce fut celte époque évidemment qui fixa la destinée de Mme Scarron, et prépara son élévation future. Louis XIV, en effet, pouvait difficilement désormais la voir avec indifférence. Le cœur va vite et va loin quand il revient d’une antipathie aussi prononcée. Chose remarquable! le public eut h l’in-

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stant môme un pressentiment et comme une révélation des secrets de l’avenir. On avait su apparemment les visites du roi, et les imaginations avaient pris feu, et les langues s’étaient exercées. La lettre suivante prouve que Mme Scarron fut informée de tout ce qui se disait à la ville et à la cour. Elle prouve aussi que Mme de Montespan avait commencé d’ôtre inquiète , et qu’en cela elle n’avait pas tort. Mme Scarron écrit à Mme de Coulanges sur un ton ironique qui ne lui est pas habituel :

« Mandez-moi tout ce qu’on dit, tout ce que vous pensez. Quel plaisir de se croire enfermée par les raisons que vous dites! Est-il possible que M. et Mme de La Fayette ne s’en payent pas , et qu’ils aient de la peine à croire que j’aie supplanté mon amie ? Combien se fera-t-on mettre de sangsues quand on saura ce qu’a fait mon esprit? Vous m’avouerez, madame, que celte petite aventure achève admirablement toutes les autres, et qu’après cela il n’y a plus qu’à aller à la Trappe pour finir glorieusement une si belle vie. L’abbé Testu m’y croit déjà ; mais dites-lui , s’il vous plaît, qu’il se contente de m’écrire de très-froids billets, et qu’il vous laisse me faire des gazettes de tout ce qui vous viendra à la tète. Je suis en très-bonne santé , enfermée dans une assez belle maison , un jardin très-spacieux , ne voyant que les gens qui

me servent, toute ravie, toute extasiée dans la contemplation de ma dernière aventure. Je vois tous les soirs votre gros cousin 1 , qui me dit quelque chose de son maître , et puis il s’en va , car je ne voudrais pas causer longtemps avec lui. Ce maître vient quelquefois chez moi, malgré moi, et s'en retourne désespéré , sans être rebuté. Vous sentez bien qu’à son retour chez lui il trouve à qui parler. Pour moi, je demeure tranquille par la vérité de mon procédé. Voilà, madame, une légère peinture de ma vie. J’ai bien voulu vous la donner, mais qu’elle n’aille pas plus loin , s’il vous plaît. »

M. le duc de Noailles cite cette lettre , et il en conclut que Louis XIV éprouvait déjà pour Mme Scarron « un certain penchant qui couva sourdement au fond de son cœur, et qui se trouva être le véritable sentiment de sa vie. »

M. de Noailles est, ce nous semble, un peu trop réservé dans ses conjectures. Un penchant couvé au fond du cœur aurait-il amené ces désespoirs dont parle la lettre ? Pour que le désespoir puisse naître, il faut que le sentiment ait éclaté, et n’ait pas été bien accueilli. Sans admettre aveuglément tout ce que la deuxième duchesse d’Orléans raconte des mœurs de Louis XIV*, il est difficile de se

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