SCÈNE PREMIÈRE
M°^° DE Saint-Cyr. — Puis-je vous demander, sans être indiscrète, si quelque chose vous afflige ?
^^me Dorbac. — Ma patience est à bout sur l'éducation de ma fille.
M™^ DE Saint-Cyr. — N'est-ce point que vous la voulez trop parfaite?
M™® Dorbac. — Non, mais je ne puis venir à bout des moindres choses, et, m'en occupant depuis le matin jusqu'au soir, je ne puis lui apprendre tout ce que les enfants savent.
M^^ DE Saint-Cyr. — Je suis plus heureuse dans mes enfants : j'en ai beaucoup, et pas un ne m'embarrasse.
M""® Dorbac — Donnez-moi vos conseils , je vous en conjure.
M""^ DE Saint-Cyr. — Je ne sais rien là-dessus de particulier ; je tâche de leur faire entendre raison, je mêle la douceur à la fermeté, et j'attends avec patience que Dieu bénisse ce que je fais.
M""^ Dorbac — Je n'ai point encore essayé delà douceur.
M™® DE Saint-Cyr. — C'est pourtant par où il faut commencer.
M""® DoRBAG. — Je veux vous croire, et je vous dirai comment je m'en serai trouvée.