‹ Madame De Maintenon institutriceChapitre 8 sur 70 · G.4.RAGTERE DE MADAME DE MAINTENON · texte numérisé non relu

G.4.RAGTERE DE MADAME DE MAINTENON

/ On voit a^sez que ce roman étrange, qui est l'histoire I vraie de madame de Maintenon, a été plus brillant que ! joyeux. Madame de Maintenon n'a un peu respiré que dans la maison de Scarron et dans les quelques années qui suivirent. Le reste a été tout de misères dans la jeunesse, et d'infinis labeurs, sous un air riant, dans l'âge muret dans l'âge pénible. Il faut remarquer aussi que cette femme qu'on a tant enviée n'a jamais été ni fille, ni mère, ni même . épouse. Son père était méprisable, sa mère ne l'aimait pas. Elle n'eut pas d'enfant. Elle aépousé successivement deux hommes âgés et malades. Elle n'eut pas lesbonnes raisons pour aimer la vie, ou pour s'en consoler, de madame de La Fayette onde madame de Sévigné. Qu'un peu de sécheresse se fût glissée dans ce cœur si souvent comprimé, il n'y aurait pas à s'en étonner. Ce qui nous étonne au contraire, ce sont les moments de gaîté qu'on surprend chez cette femme que toute sa vie, dans l'infortune et dans la grandeur, et ici plus encore, a obligé de se surveiller et se contenir ; comme ce qui nous frappe ce n'est pas une certaine pointe d'orgueil et quelque penchant à parler de soi, mais au contraire qu'elle n'ait pas été saisie par le vertige , parvenue si haut , partie de si bas. Cela revient à dire que le fond de Françoise d'Aubigné était un souverain bon sens, une raison d'une fermeté invincible.» Consultons la raison », disait en souriant Louis XIV; et se tournant vers elle avec ce charme qu'il avait quand il voulait : « Qu'en pense votre solidité'/ » C'est bien cela : énergique comme d'Aubigné, et. plus que lui, avisée et perpétuellement lucide. Madame du Deffand la trouver sèche, austère, insensible, sans passion », mais remarque qu'elle a de la droiture : « Je persiste à trouver que cette femme n'était pas fausse ». De la part d'un appréciateur malveillant, l'observation est précieuse; car

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