CHAPITRE DIXIÈME
d'artistes, quelques nominations à obtenir de Louvois, lesrequêles deplusieurs hospices fondés par ses libéralités et de deux ou trois couvents qui s'adressaient à elle pour des' constructions à terminer, la cession des biens de Mademoiselle au duc du Maine, telles furent vraisemblablement les seules affaires que, pendant ou après sa faveur, elle suivit avec intérêt. On a dit que si elle eût conservé l'amour du roi, l'édit de Nantes n'eût peut-être pas été révoquée Pure illusion! ce n'est pas madame de Maintenon, c*est Le Tellier et I^uvois, c'est Thostilité patente des protestants contre le principe d'autorité exagérée dont Louis XIV s'était constitué le représentant, qui provoquèrent cette me- ^^ve^h jamais funeste. Sur ce point, en admettant que ^ réflexion s'y arrêtait, madame de Montespan devait P^User exactement comme madame deSévigné,Bossuet, '^ilelon, le grand Arnauld et tous les contemporains, ^^Itert et Vauban exceptés. Tel était aussi, on en a assez ^^ preuves, le sentiment des bourgeois et du peuple *^ Paris, chez lesquels les passions de la Saint-Barthé- ^^mi n'étaient pas éteintes. Ce qu'on peut affirmer, ^ est qu'à l'époque des grands désastres du règne, 'ïXiand la France semblait près de plier sous les efforts ^6 la coalition triomphante, madame de Montespan, au ^îeu d'ajouter au découragement général, eût donné à
' Histoire de la maison de Rochechoiiart, par le général comte de Itochechouart, 2 vol. in'4», 1859, t. II, p. 158. Biographie de madame de Montespan,
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Louis XrVde tout autres conseils que inacls)in tenon, dont les défaillances furent alors si j rafales. Tandis que lune conserva jusqu'aux trône des allures de gouvernante et de pédago, aux instincts de sa race, Taulre n'aurait, à inspiré que d& mâles résolutions. Heur< Louis XIV en portait le germe en son cœur raison de dire qu'il fut plus réellement gr l'adversité qu'aux jours prospères. Qpant à m Montespan, indigne sans doute d'être compa mante désintéressée et passionnée des premie h cette humble violette qu'aile avait jadis s ment piétinée, et qui ne cessait de pleurer s passés, elle eut du moins de commun avec sœ de la Miséricorde les contritions, les mor finales; et le plus grand éloge qu'elle méi d'avoir suivi de loin, dans les dernières ann vie, le saint exemple qu'elle en avait reçu.