DA5IEL ffUET A ï.y)AlE DE MO^TESPV.N
A lalnay ^ je iT loùt liJSî»
fentends fort bien. Madame, ce que veulent «lire tous l'i's regrets erapmntés dont votre lettre est pl^ne. Vous n'éti«'z pis contente des vôtres, et, comme vous reproclunt de u\mi ayoir pas assez ponr Féloignement d'un serviteur tiJèle, ^ui TOUS a suivie si constamment d'un bout du rovaunie î l autre,vous en avez ramassé de tous côtés, et vous avez trouvé le moyen de me faire une lettre de pièces rapportées, et de me regretter par procureur. J'y ai trouvé presque toutes les actrices dEsther^y et, en la lisant, j'ai cru me trouver à une nouvelle comédie. Permettez-moi, Madame, après vous avou* fendu mille très-humbles grâces de votre compliment tout des plus succincts, de remercier aussi ces personnes ofti-
cieuses sur qui vous vous êles déchargée du soin de me re-
gfetler, et de leur répondre selon l'ordre de leurs dolé«iu*es.
L'empressement de madame la gouvernante h parottre ù In
tête des af&igées est très-obligeant. Mais connue je lu* pui^^
* L'abbaye d'Aulnay, près de Gacn. lliict l'avait nhtetiun nti tiUN II '^'fin prit possession que longtemps après.
t La première représentation d'f.'j/Afr avait ou lieu A Sniiit Oyr \r 26janvier 1689. On voit, d'après ce passage, (\\w In ])'\i'vv nvitii 1 1»* l>ientôt -après jouée à Fonlevrault. Il en Tut mm doute th tfiAmf* dnii*^ ''plupart des couvents de France et de l'ëtrangrr.
87S LEIThES DE HADASS DB HOHTESP.
(D'une luln main*.)
l'our moi, Mon^iieur, je n'oBeroîi yoiu/' puisque je ne vous plais qu'en yoiu ma»'' ,,„
(D'ui
Depuis que vous éles parti, midiir ,ezhonc
ji> vois bien que je devois ft vos pla'. ^.g„g |,*g,
que j'avois dans ce temps-là. Jup jjg j ^le lai
grelle, puisquen voua quitUnt / \ j'oserois cr
plus agréable. jifférenl. et qu.
(D'uHir ^g|„ei,t respecUii
Si vous coiinoisaiei la Tir ydiagrin ce qui est ■
n'être pas des premièra l ■
j'ai du voli e abstiu-.-. vw M^<' Tabbesse me f
mens iiesoiilpas tes w< ' in""ilre ses senlimc
pressée de vous 1= m: ' ''^ siens, mais aa
I II :rveE quelques-U)
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Quoique vous r.^"'^''' P^r ma réponse.
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«< llodemQiselJe&5^ """^ ^^' ''"^ *"*""" " Cliurieg-ClM]f WE0Zk n^ 1^"^ '•^'■i' il^ûir fait • A R. madame ^JKfLsBf If piU do lomps que
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On trouw d (^^m** <•'■* l'aidons à loiir dei; dc^^ l'xbbé Geiii ^^* rfouirtUe, quand ma I
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'j'^^.àta ïC'VNoiT im's a(\i.u\ il
coup, et ce n'est pas assez pour m'en consoler, de ne me regretter que pour vous complaire.
Je trouve ensuite une main inconnue qui se plaint de la dare nécessité qu'on lui impose de me parler du chagrin que cause mon absence. J'aime cette franchise, et si je puis jamais découvrir d'où me vient cet aveu sincère, je lui ferai changer de langage, et je la forcerai de me regretter tout de bon.
Pour mademoiselle de Maure, fière d'être guide, car je n'oserois dire compagne de mes voyages aventureux, elle n'a pas sans doute lé cœur assez dur pour ne me regretter que par obéissance. Elle m'a vu grimper à sa suite les rochers de la Fesardière, franchir les précipices de Chavigny, traverser les torrents de Lirné, et parcourir la zone torride de la Malardière. Et moi, dans les approches de mon départ, je l'ai vue tomber pâmée à mes pieds, en me disant qu'elle se mouroit. Je ne fus pas insensible à ce spectacle, et je ne le suis point à ce souvenir. Je meurs moi-môme bien plus véritablement qu'elle quand j'y pense, et je n'en veux point ressusciter que quand je me trouverai à ses pieds au même état que je Tai vue aux miens.
L'ingrate madame de Saint-Just me devroit parler de ses yeux dans son compliment plutôt que de ses dents, pour me Wre entendre que mon absence est plus propre à la faire pleurer qu'à la faire rire ; mais je veux l'aimer toujours, la cinelle qu'elle est, malgré elle et malgré ses dents.
Les occupations continuelles de mademoiselle des Mazis Qu'ont privé du plaisir de l'entretenir aussi souvent que j'auï'oisvoulu. Le brevet d'affaires qu'elle a chez vous. Madame, ^e lui laissoit pas un moment de loisir. C'est pitié d'être si nécessaire.
Je lâche de reconnoître dans la dernière de votre lettre 's niain de celle qui m'a voulu donner des marques de son
souvenir. Je ne sais si j'en viendrai à bout. SePoit-( mademoiselle de THôpilal? Seroit-ce Mardœhée ou. rusf Je ne sais en vérité qu'en dire. Je serois bien si c'étoit mademoiselle Torinon. Soit elle, soit une au peur de m'y tromper, je la veux remercier sous le noi belle inconnue, et la louer de son désintôressemei l'oblige à se cacher en faisant du bien.
Je ne suis pas en peine de reconnoîlre l'illustre abbi a voulu faire la conclusion de toute la pièce, par des trôs-obligeants et très-dignes de son honnêteté. Je n pas qu'il me regrette par complaisance comme les Je crois que c'est tout de bon, parce qu'il a bien ri que c'est tout de bon que je l'honore et l'estime infir
Voilà, Madame, des remerciemens sincères po regrets dont la plupart ne le sont guère, et vous n'en pas quitte pour cette réponse, si je vous parlois du i très-profond avec lequel je suis. Madame, etc..