‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 158 sur 204 · MADAME DE MONTES? AN A LA DUCHESSE DE KOAIIU · texte numérisé non relu

MADAME DE MONTES? AN A LA DUCHESSE DE KOAIIU

A Bellegarde*, ce 5 novembre iOV

Vous croyez donc que je n'ai pas reçu votre lettre, dame l'héritière ^ parce que je n y ai pas fait réponse le moment? Ne songez-vous pas que je dois être tout > en colère de ne point emmener mademoiselle votre fill que, de plus, j'avois peu de nouvelles à mander de I Bourg? Mais, depuis que suis en chemin, H- du Haine mandé que madame de Maintenon s*éloit chargée fort h( tement de demander cette pension pour mademoisell Vivonne^, que je désire depuis si longtemps. Si je cr avoir part à cette honnêteté, cela me paroîtroit bien leur que la chose même ; mais comme tout ceci n sur M. du Maine et qu'on est accoutumé à lui voir rec toute sorte de grâces de madame de Maintenon, je n'ai cru devoir paroître dans cette affaire. Je ne vous prie non plus d'y parler de moi ; mais je vous demande, i

* Bibl. du Louvre. Ms. 325-3. Correêpondancc de NoaîlleSf ft Lettre dictée et signée.

* On lit dans les notes des Historiettes de Tallemant des Réaux duc de Beilegarde acheta, dans la forêt d'Orléans, la terre de ( appartenant à la maison de l'Hôpital, et qu'il' lui donna le n Beilegarde.

Ce duc de Beilegarde était oncle de d'Antin, qui hérita de la te 5 Voir la lettre n» 20, du 20 juillet 1680.

* Nous avons dit que deux filles du duc de Vivonne (il en a^ quatre) avaient été religieuses à Fontevraiilt. C'est donc de l'une qu'il s'agit. La plus âgée était, depuis 1089, abbesse de Beauma Tours.

pied de l'amitié que je me flatte que vous avez pour moi; de me mander naïvement ce que vous savez là-dessus, car jecraindrois autant de manquer aux démarches que je dois faire envers madame de Main tenon, que de la faire souvenir de moi mal ^ propos ^

Vous voulez ))ien que je fasse mes complimens à M. le maréchal et que je vous dise en passant que je m'emportai sur vos louanges à Beaumont*. C'est un inconvénient où je tombe fort souvent, surtout depuis quelque temps où vous m'avez paru renouveler de mérite et d'honnêteté pour moi.

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