‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 23 sur 204 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

lui avait promis et qui n'excluaient pas une excessive prudence, les colères de Lauzun continuèrent jusqu'à la fin et lassèrent souvent la patience du gouverneur. Le 20 mars 1673, Louvois permit qu'on lui fit venir les perruques qu'il demandait, mais à condition de ne les lui remettre « qu après les avoir bien examinées. D Sollicitude touchante de la part d un ministre si occupé! Plus tard, il autorisa un confesseur, mais il faut voir avec quel luxe de précautions. Le nom de Mademoiselle, qui se retrouve deux fois dans les nombreuses lettres de Louvois, n'amène aucune révélation. « 11 ne faut rien répondre, écrit-il le 16 mars 1676, à M. de Lauzun sur toutes les questions qu'il vous fait concernant Mademoiselle. » Un an après, une sœur et un frère du prisonnier obtinrent la permission de l'aller voir, assistés d'un avocat, pour des affaires de famille. L'instruction de Louvois porte qu'il leur est défendu de lui donner aucun papier, de lui parler bas, de l'entretenir d'autres affaires que de celles de sa maison, particulièrement, ajoute Louvois, « de mademoiselle de Moiitpensier, sous quelque prétexte que ce puisse être. » La captivité de Lauzun finit plus étrangement encore qu'elle n'avait commencé. Un jour, le 12 avril 1681, Louis XIV chargea un sous-lieutenant de

une sans tête, une autre les yeux crevés.., des cheveux grands et petits... Mais je n'en voudrois pas jurer, car vous savez comme on invenlo dans ces occasions. » [IxttreSf édit. Hachelte, t. II, p. 440.) On voit, par la lettre de Louvois, que madame de Sévlgné n'était pas trop mal informée. Ne peusait-elle pas eu écrivant à la cassette de Fouquet?

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