MADAME DE MO.NTESPA
sa première compagnie de mousquetaires, d'aller le chercher à Pignerol \ Conduit à Bourbon sous bonne escorte, il y rencontra madame de Montespan qui Iqi offrit la liberté, à condition de renoncer à la doaatkm que Mademoiselle lui avait faite du comté d'Eu, du do* ché d'Âumale, et de céder ces grandes terres ainsi que la principauté de Dombes au duc du Maine. Mais Lauzun refusa avec indignation, et fut enfermé au château de Chalon-sur-Saône.
Quelques mois après, madame de Montespan était encore à Bourbon, où elle perdit une de ses filles '• Lauzun y fut ramené, la vit de nouveau, et, pour être
libre, souscrivit à tout. Deux lettres. Tune de Louis XIV à Colbert, l'autre de madame de Montespan à Lauzun, prouvent qu'elle avait demandé pour lui, au mois de septembre 1681, une faveur qui fut refusée. On peut conclure de rengagement qu'il dut prendre de séjourner, sans en pouvoir sortir, dans celle des quatre villes
* Delort, Histoire de la détention des philosophes et des gens de lettres, précédée de celle de Fouquet, de Pellisson et de Lauzun, t. l passim. — Les lettres orip:inales de Louvois sont aux Archives de l'Empire, K, 120 A. On a les minutes au Dépôt de la guerre.
Le reçu délivré par le sous-lieutenant Maupertiiis, à la décharge di gouverneur de la citadelle, mérite d'être cité : — « Monsieur de Saint Mars ma remis entre les mins monsieur le conte de Lautzun suivan l'ordre que ge luy en é a porté du Roy à Pignierolle ce vinté deux ziesnif avril mille six sans quatre vint é eun. — Maupertuis. »
Voir, au sujet de l'ordre donné à Maupertuis et de la part que prit madame de Montespan à cette triste affaire, les Mémoires de Mademoiselle, t. IV, p. 441 et suiv.
* Hademoisellc de Tours, morte le 15 septembre lOSl.