CHAPITRE THOISIËME
un petil bois sombre qui fait fort bien ; il y a un bois d'orangers dans de grandes caisses ; on s'y promène ; ce sont des allées où l'on est à l'ombre, et pour cacher les caisses, il y a des deux côtés des palissades à hauteur d'appui, toutes fleuries de tubéreuses, de roses, de jasmins, d'œillets ; c'est assurément la plus belle, la plus surprenante et la plus enchantée nouveauté qui se puisse imaginer ; on aime fort ce bois. »> Madame de Sévignë parle dans une autre lettre de deux mille écus employés à acheter les tourterelles les plus passionnées, les truies les plus grasses, les vaches les plus pleines, les moutons les plus frisés et les oisons les plus oisons '.
* Tout cela coûta, en y comprenant les terres de Clagny et de Glati- §ny» dont le prix d'achat s'élevait h 405,502 livres, la somme do 2.861,728 livres, 7 sous, 8 deniers. {Us rues de Versailles, par M. Le Roi, p. 0.) On comprend que Louis XIV ait trouvé la dépense excessive.
Ajoutons qu'à cette même époque, le budget de la marine ne dépassait guère 12 millions. Et l'on sait les merveilles de la marine sous Colbertt IMus tard, en 1084, Louis XIV Ût don de Clagny au duc du Vaine. (Mémoires du marquis de Sourches.) On a vu ce qu'en fit sous ï^uis XVI le comte d'Angivilliers : il le rusa.