PRÉFACE. X
Maintenon dont M. Lavallée a donné les quatre premiers voliunes,entreprendre certaines biographies que les fausselé^ accumulées à ptaisir par La Beaumelle dans ce précieux recueil de renseignements historiques, rencMieiit jusqu'à présent impossibles ^ Il faut placer au premier rang celle de madame de Montespan, pour laquelle d'ailleurs, indépendamment des particularités que contiennent les correspondances de madame de Maintenon, de madame de Sévigné et de Bussv-Rabutin, nous avons utilisé bien des documents manuscrits complètement ignorés, d'autres publiés mais très-peu connus, ainsi qu'un grand nombre de lettres, la plupart inédites, adressées par elle à Lauzun, au savant liuet, au maréchal et à la maréchale de Noailles, etc. Voltaire, que nous citions tout à l'heure, a dit encore : « Madame de Montespan écrivait avec une légèreté et une grâce particulière. On voit par là combien est ridicule ce conte que j'ai entendu encore renouveler, qu'elle était obligée de faire écrire ses lettres au roi par madame Scarron , et que c'est là ce qui en fit sa rivale, et sa rivale heureuse ^ »
* Dans nn opuscule intitulé : les Faux autographes de Madame de Mamtewoin^Paris, Gei'niei'-Baiilière, 1867), M. Gnmblot a contesté l'authenticité d'un certain nombre de lettres publiées par M. Lavallée, et il a c!u y découvrir des falsifications qui auraient échappé au savant éditeur. Mais ces lettres, dont les originaux existent, examinées depuis scrupuleusement par tin juge des plus compétents, M. Geltroy, ont été trouvées parfaitement authentiques. Seulement, il paraîtrait qu'en voulant leur donner une da'e, M. Lavallée se serait trompé plu^^ieurs fois, ce qui a rais M. Gmmblot en défiance. Quoi qu'il en soit. M, Lavallée n'en a pas moins rendu un service réel à l'histoire par cette édition, et il est malheureux qu'une longue maladie, suivie d'une mort prématurée. ne lui ait pas permis de terminer le travail vraiment utile, malgré quelques erreurs de détail, auquel il avait consacré de longues années.
Espérons que son œuvre ne restera pas inachevée, et qu'un critique expérimenté, habile, y mettra bientôt la dernière main.
- Siècle de Louis XIV, chap. xxvi.