‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 49 sur 204 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Mignon ne dit pas si c'était dans un de ces mouvements d'impatience qui finirent par la perdre, mais on le devine. Nous avons maintenant, dans les dépêches officielles, des détails particuliers sur cet élrangc voyage imposé, en plein hiver, à une femme grosse, par des chemins impraticables où les carrosses s'embourbaient à chaqueinstant. A peine en route, les difficultés apparaissent, el un agent deLouvois, Colbert deSaint-Pouange, lui écrit de Provins : « Les chemins sont si vilains et si rompus que la plupart des équipages de la cour ont eu l)eaucoup de peineà arriver jusqu'ici. Les carrosses des daines du palais demeurent fort souvenl. Le roi a lu ce soir, chez madame de Montespan, une partie dos dépêches que vous m'avez adressées. » Louis XIV lui- Diême informe Colbert (12 février) qu'elle « a présonlement le quatrième accès de fièvre, mais que cela ne l'empêche pas d'aller ^ ..» Trois jours après, on couchait

Wte qu'il m*a fait, mais affligé de son départ, et pour vous, Madame, fort mal conlent de ce que vous ne paroissiez point affligée. Vous étiez helle comme un ange*. Adieu, ma belle madame. Le mignon. »

1678. — (( J'ai reçu une Icllrc du roi dont j'ai été Iransporlé de Joie; elle est la plus obligeante du monde. Je ne ferai pas comme vous, <iuand, à Maintenon, vous en brûlâtes une de lui ; bien éloigné de cela, je la garderai toute ma vie, et je me trouve bien glorieux d'avoir v.nc lettre de Sa Majesté dans ma cassette. Adieu, Madame; je vous aime passionnément. »

Ce 6 mars 1678. — « Je voudrois bien savoir, ma belle madame, pourquoi vous m'écrivez des choses que je n'entends point et qu'il faille nécessairement m'expliquer. Je te vais retrouver, tout seul, ma belle madame, j'avoue que je serai affligé de quitter madame de Maintenon, mais j'oublierai mon affliction dés que je te verrai, o

' Cabinet de M. le duc de Luynes; Içttre autographe.

à la Fère-Champenoise. « Madame de Montespan, écii

Saiiit-Pouange, a encore eu la fièvre la nuit passée, c*

même Ton dit qu'elle ne Tavoit pas quittée ce malif

sur les dix heures, lorsqu'elle est partie de Sezanne. >

Le surlendemain, séjour et médecine à Vitry K Puis, h

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