‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 80 sur 204 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

'■ Montespan se résigne à sa position. — Sa corresponîc Huet, évêque d'Avranclies. — Biographies de famille. — BVivonne.— Son mérite et son esprit. — Madame de Thianges )lus noble que le roi. — Son étrange dévotion. — Sa triste .— L'abbesse de Fontevrault. — Opposition quesanomuiaontre. — L'abbé Testu. — Conversation des trois sœurs. — lettres de l'abbesse de Fontevrault. — Madame de Mainécrit souvent et affecte une grande estime pour elle, lion tardive de Daniel Huel. — Son érudition. — Il Il évêché d'Avranches pour vivre à Paris. — Origine de sa dance avec madame de Montespan. — Compliment qu'elle je de Fontevrault lui adressent. — Il s'excuse en vers charoe pouvoir aller dîner chez madame de Montespan. — Elle i de la même manière. — Singulière explication donnée à 'abbesse de Fontevrault sur l'insubordination des couvents, le de Montespan tourne tout en badinage. — Mauvais vers pcsse à Huet. — Elle lui reproche gaiement sa gravité. — Leur dance semble cesser vers 1695. — La duchesse de Noailles. très à madame de Montespan. — Les agitations de made- Je Montpensier. — Inquiétudes de madame de Montespan du comte de Yexin. — Elle a le goût de faire des ma- Elle engage madame de Noailles à faire sa fille religieuse, 'oite union avec Tabbesse de Fontevrault. — Regrets qu'elle le ne pas être en faveur auprès de madame de Maintenon. ;achement du monde. — Querelle de famille inexpliquée à madame de Gondrin-Noailles, femme de son petit-fils. — tère altier reparaît, malgré la dévotion et les années.

excepte ses avances peu dignes à madame de n qui la tenait justement à l'écart, madame de n se releva dans la dernière partie de sa vie.

Comme il amvc fréquemment, elle porta la mauvaise fortune mieux que la prospérité. On l'a vue charilable avec ostentation et répandant l'argent sans compter aa I lemps de sa grandeur; elle devint sincèrement et effcotivement bienfaisante quand, les colères des premières années enfm apaisées, elle eut définitivement quitté la cour. Peu à peu les pensées sérieuses succédèrent aus amères rancunes, à l'ambition déçue, au remords d'avoir si mal gouverné son caractère, et rendu, par sa faute, cet éloignement inévitable. Un commerce de lettres avec un savant et spirituel prélat, Huet, évêque d*Avranches, avait précédé ces résultats. On possède encore, fort heureusement, une grande quantité de ces lettres restées inédites. La femme hautaine, à laquelle il avait manqué pour être parfaite le don précieux et vraiment divin (car il ne s'acquiert pas) de se faire aimer, s y révèle sous un jour nouveau. L'esprit littéraire produisit en elle l'effet contraire à l'esprit de cour et de salon ; il adoucit les angles. Ajoutons que la. COI respondance avec Huet se faisait presque toujours à deux, et que madame de Montespan y avait pour second unc de ses sœurs, la savante, charmante, très-aimable et très-aimée abbesse de Fontevrault. Elles pensaien ^ ensemble, et, dans mainte occasion, tenaient laplum^ alternativement.

Un heureux hasard fit que ce que Ion a appelé Ye^ ' prit des Mortemart jeta, à l'époque même dont noa parlons, un celai qui ne servit pas médiocrement m

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