‹ Madame de Montespan et Louis XIV: étude historiqueChapitre 95 sur 204 · CHAPITRE DIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME

ses disirnctions principales. Los IViSquents voynges î\ l'ontovranlt, h Itourbon, ù IlelleganU^*, prouvent uno activité inqui(Ho, un l)Osoin constant do ciiang(Mnont <^t (réchapper ù oUc-infiino. Lo regret do n'fttn* pins le centre de toutes choses, devoir la proinii\re place occupa, la poursuivit jui>qu'à la lin. Sans ses filles, les liens ^vec la cour se seraient totalement rompus ; elles Ty rattachèrent et Ty retinrent le plus possible, notannnent la ^uchessedeliourbon^quelle parait avoir surtout aimoe. Ae ses deux fils, le duc du Maine et le comte de Tou- ^otise, le premier no se gouvernait que par madame dc^ ^^intcnon*. On peut aisément, i\ l'aide de Dangeau, ^^^ marquis de Sourches , de Saint-Simon, de Kussy, ^ l'inventaire du chûtcau d'Oiron', reconstituer les ^ïnicrs temps de sa vie. Tantôt elle s'enforme à ^gny avec mademoiselle do Klois, qui a la petite vé-

^^ ^ Ctiàtcau'flppnrionarit nu duc d'Autiii, qui mi iivniL lit'M'iU^ du duc do

^llogardn» mou oncle. Madaum dn NontcHpiui y allail houvoiiI.

^ ' liOducdu Maiuo avait ù[Hmn6,ou Wl, iimc-ïdmïmyWéuMkU*. dn

^^ourlwn, aile du [ifinca do Condi!*, pntiic-iill» du grand CoikJ.'. Noun

^«vons par niadnnio dn S^vlgm^ qu'<'n lOOi niadauic do Miuifcspnn lui

^onna quatre magnitlqueii lUn, dont un de 40,000 l'cm, et (|uo lu jounc

^iicliCMHO oui on outre koo pn'ifK.

* Madaino do Montonpan nchctH In chàlctau d'Oiron du duc do I^i Fnuil lado, parade d« Cliquol ot nollang/*, notairoK/i Vwvh, du ir> fivhl 17(M1. -•l/octiftioau et los torroM d'Oiron, Mon^^mlour ot Cumiy lui vMdU'YfuX 340,000 livre». [Notice /lintoriffiie Mur le rMtfUU, l'if y Une colh'glnlf ri le château d'Oir on f par M, deCliorg/î, dan» Um Hémolrm de In Sont'h'drfi nnliqualre» de h)neMtt nim(w, iHTM. — (Mron, par M. Ku^/;nn l/oudiin, Atmn le (lorre/ipmdant du moi» do ftoptomhro 1Hr»4,) Voir h TApp/'n/lir^o, pi6ce n« »i, paragraphe &, Jhtipice dVirtm ; ci if^fcA*. %tii, Invenluire dn mobilier du château tiP(Hrm U la nwrt de madame de MonleniMn.

108 MADAME DP MODÎTESPAIf.

rôle, e^ plie )a 88UY0. Presque îiHSsitôt, çllp vftle (i foniainebleau, où la duchesso de Bpurbpp est attaquée du fl^au, en repart Iq crayapt morte, y retourna |e lendemain pour la soigner encore, et la sauvp également. Tantôt elle cherche k ramener lai concorde dans l'inlérieur des jeunes familles qui se fondent ftlitpur 4'el|^ ot ]p louchent de si prî^s^ Généreuse d'ai^eurs epvers tqus les 3iens et les comblant de ses faveurs sanSi quoi quMl en dise, excepter d'Ântin. Qp sait 8J e||e. avajt ainié le jeu. Pour guérir son fils dp pet^e p^ssiqft funeste dont les excès avaient fini par déplaire au inattre, elle augmenta sa pension de àii^ mille écu^s ^ condition qu'il ne jouerait plus^ Elle avait apbeté en 16Q6, la terre de Pctil-rBourg, et la lui avait pssurée h sa mort\ Six ans plus tard, elle achetait encore pn des plus magnifiques chAteaui^ du Poitou, QiroP) pour y fonder un établissement charital)le, et elle substituait le reste du revenu de la terre et du château aux enfants do d'Autin. pUe avait, à la inéme éppqup, envoyé au roi un collier de grosses perles; cent mille francs qu'il lui fit remettre aidèrent à paypr Qiron. Enfin, pu mariage du jeune Gondrin avec mademoiselle de

< « Madamo de HontpApan va à Saint-Cloud voir Monsieur et Vadame •n particuliqri y fai^ venir (pad^ine de Chartres (sa troisième fille, mtri('to nu duc do Cliartres) ^t \ti récpncilie avec (îux. 7> (pangcau, IQ juillft

t nauK^^au. — Saint-Simon parjp seulement de 12,()Pfl livres, (t. Ill» p. 0.1 ' Madame de Sévigné dit que Petit-Bourg poOta V\M^ écus.

NQai||p8, cl)o donno pour cent mille francs do. pion^ m PII fils dv. ringrat d'Antin. Noiks nn disons vm\ (li^ 803 (iiunAi^cs sncrèlcs. Indi^pimdnnnnonl î\o. ilu^piliild'Oiron, lu pins ronsidrnible dt». srs œnvivs, elle nvnil fuit ù Moulins et dans U Itomimnnni», h Sainlfirrmain-cn-Lnye,îiFonlHincMniu, {\ Sjunnnr, divorsos mplions dc|)itinn)i.snncopour des jtMinos lillesou des vioillards if^iuvres, pour des pnMres Aj^és, inlirnies {\[ •''ans ressources*. Ses leltrcs montrent qu'en 1081, elle l'intéressait ix roehèvcment du couvent des Anmiifki^ de Meulmi^ nu sujet duquel elle écrivit ù la supéneiirc : « Je ne parle nu roi d'aucune nITaire pour personne; je me suis seulement réservé rette lilxirté pour quelques comnnmnulés. Kncore, je vous assure lue jfi le fais avec beaucoup de rés(»rve'. »

Ainsi s'écpulnient les dernières années d'une vi(^ où

'C'S distractions bruyantes, le plaisir, la coniédi<s les

'^Iccics pi le jeU| les (êtes des yeux et i\v. Tesprit avaient

^^U une si grande place. Dans les ronmieneements de

^^n s/îjour h Saint-Joseph, c'est Tabbé de Cliojsy qui

* A Moiitinf, on 1070; h Snint-fUiimniri nii Iny^sPii 1070 nt ir.H'2; h ^'^fUnlnnMnmi, vn 10R0 fi lOH»; h Sfiiiiiiiir, pu 10U:>. fl.nttrn <|n rrui- '^^^nti i\n 8««vlKn** thi 17 inni 1070. — PrMM hittorlffur tif Saint (Irrnmin- ^'^'tsnyfl, pBr Uwo\ K d« Slvry, p. 101 pI 10*i.~ inventaire tlm nrvhivrn

*'hartementnlen île Srine-et-Miirne, p. 10, «iippir-rrifiif h lu ^hw II. "*** Reckeroheii hktnriqnen »nr t Anjou, par Urnlin, I. II. y. «"HU - ^^Urnaliic Hanffeau, nim^M 1001 h \Hn,pafnihn.} Voir h l'App^nflirc, l»Wv^ n* «I.

* UttreM /crilfâ h Vocr.anhn tlu cnuvrnf ftrM AnnnnfihitrM ilv Mntlan. *'*^ruiîillu'fi pnr M. liO îîoi, p, 4^»,

nous rapprend, a elle envoyoit quérir quelquefois madame de Miramion ^ pour voir si une conversation toute de Dieu lui pourroit faire oublier les hommes. Elle l'embrassoit , pleuroit beaucoup , mais ses larmes ëtoient des larmes de foiblesse, de désespoir, et non de pénitence encore*. » Nous avons parlé des fréquents voyages à Fontevrault, à Bourbon , au chflteau de Bellegarde, propriété de d*Ântin. A Paris, sans parler des occupations de bienfaisance de chaque jour, on faisait travailler quelques artistes à des tableaus^ militaires en miniature, à des copies d'anciens por-traits, on visitait les cabinets des curieux, notammenl celui du fameux Gaignières', on suivait les prédicateur^ célèbres. « Madame de Montespan me vient prendra dès la pointe du jour, écrivait madame de Coulanges ^ madame de Sévigné, le 6 avril 4696, pour aller em-^

* « L'une des mères de l'Eglise, » dit madame de Sévigné. On conna^^ ses vertus, sa piété, ses bonnes œuvres. Née à Paris le 26 novemlNC*'^ 1029, morte le U mars 1696.

9 Vie de madame de Beauhamais de Miramion j par M. A. Bonneafl-^* p. 504.

^ François-Roger de Gaignières , écuyer. « Un des illustres curieL^ ^ du dix-septième siècle, » dit M. Jal dans son excellent Dictimmairecr'^^ tique de biographie et d'histoire. On lui doit une magnifique coUectiO^ de pièces originales, de copies, de dessins de toute sorte dont la BiUi< thèque imp(^riale s'est enrictiie. Mort au mois de mars 1715.

On verra, dans la correspondance, plusieurs lettres de madame Montespan et de Gaignières où il est question de leurs relations ancs J" cales. Le Mercure de novembre 1702 raconte longuement une visita' faite à de Gaignières par le duc de Bourgogne. Voir le Journal à^ DangeaUy à cette date.

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