‹ Madame de PompadourChapitre 107 sur 205 · CHAPITRE DOUZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIEME

\$ ne $ont pis plausibles, lï abord on ne vous accormtpas tout de suite ce que vous désirez pour vott*e , ainsi ne craignez pas que votre conduite parût être wrix d^une grâce; ensuite^ si personne n'imite votre mple, ce ne sera pas votre faute; il faut bien que ^Iquvn de vous commence par se soumettre au Roi, xmàez-moi à cela,

L cela Meinières, à qui l'assurance commençait evenir, disait qu'il voulait mettre au service du i « le fils d'un homme d'honneur et non le fils n homme déshonoré », déclarait qu'il se sentirait 1 avec lui-môme et qu'il croyait qu'il aimerait 3UX se faire capucin.

IfADAHE DE PoMPADOUR, après avoir ri, se reprenant •arler « avec une éloquence admirable » : Je suis nnée d'entendre parler de l'honneur de messieurs du rkment, comme s'il y avoit de l'honneur à désobéir Roi, à suspendre le cours de la justice et à mettre le \ordre dans le gouvernement. On fait consister, au xlraire, t honneur françois à reconnoître ses torts ^ légèreté et la précipitation d'une demande cont9'aire loute règle, à toute bienséance, à tâche?*, par une conite différente, à effacer dans t esprit du Roi et de ses ^ets la mauvaise impression qu'une action de cette na- *e doit y causer. Je crois que personne n'ignore comn j'honore la magistrature, mais il n'y a rien que je donnasse pour n'avoir point à faire un pareil repro- • à ce tribunal auguste, à ce premier* Parlement du ^aumCy à cette cour de France qui fait d'elle-même éloge pompeux dam tous ses écrits, ses remontran-

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rt's. Quoi! c'est cette cour si sage qui veut sans ces» rortifier le gouvernement ^ qui se porte en un qmi d'heure à des extrémités pareilles. On ne suit que sa passion, son ressentiment, son aveuglement, sa furwr, et voilà les démissions parties. C'est pourtant avec ca insensés-là, monsieur, que vous avez donné votre iémissiofi, et vous mettez votre honneur à ne vouloir pn vous détacher d'eux ? Vous aimez mieux voir périr k royaume y les finances, tEtat entier, et vous faites e» cela co?isister votre honneur. Ah/ monsieur de Meinim^ ce n'est pas là t honneur d'un sujet véritablement attûr ché à son Roi, ni même celui d'un citoyen.

Le président restait émerveillé de cette éloquence, de cette dignité et de cette grande convenance de la parole de la marquise, de ce ton, qui échappai avec tant d'aisance et de noblesse aux familiarité: et aux bassesses de la langue des affaires, du styli ministériel et diplomatique du temps. Puis la dis cussion reprenait sur la démission du président d Mcinières, sur la faute qu'on avait faite après Tas sassinat du Roi de ne point accepter la soumissici du Parlement, offerte à demi-mot dans la lettre di président Dubois (1), sur les membres que madam

(1) Meinières disait, à propos de la lettre de Dubois, : « H aurait «i si simple de profiter de la circonstance derhorrible assassinat et d zèle avec lequel nous offrions tous nos services! » Il ajoutait : «J'ei' écrit une (lettre) le même jour, k dix heures du soir, à M. le pren» président : elle rendoit tout le sentiment dont j^étois affecté. M. premier président a feint de ne Tavoir pas reçue. Les mouvemeas i cœur que cette lettre exprimoit au naturel m'étoient communs v* tous les sujets du Roi et en particulier avec les membres de la coi pagnie. »

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