CHAPITRE TREIZIÈME
r commander Tarmée qui devait agir en Alagne , mais madame de Pompadour se réserde lui substituer un de ses familiers. Ce favori , Q de lui , éloquent et superbe d'assurance , honi homme , galant homme , beau courtisan , brave, ntéressé , loyal , le prince de Soubise , en un mot, i entraîné Tamitié de madame de Pompadour s ses plans, dans ses projets ; il Tavait séduite en promettant de vaincre et en rassurant que ses oires reviendraient à celle qui Tavait fait nommer. di sœur, la comtesse de Marsan, ne cessait de ittre les oreilles de madame de Pompadour des eurs du maréchal d'Estrées , de la nécessité d'un éral plus entreprenant. Aux séductions des prode M. de Soubise , aux lamentations de la come de Marsan, se joignaient les plaintes de Parisemey, fort avant dans la faveur de madame de ipadeur. Munitionnaire général à l'armée, il t affaire à la sotte hauteur du maréchal d'Ëss qui ne voulait point s'entendre et concerter i lui les opérations militaires. A cela se joiient contre d'Estrées les riens, les coups d'épin- , les petites susceptibilités, ces reproches 3ssés par lui au prince de Soubise, qui, ne comidant qu'une division , timbrait ses lettres : Af*mée Soubise; reproches qui blessaient personnelent madame de Pompadour dans l'amour-prode sa protection à Soubise. uis c'étaient encore les hauteurs de sa femme , , sentant son mari menacé, ne cachait point sa
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mauvaise humeur et se répandait en paroles improdentes ; c^étaient ses liaisons avec les hommes hostiles à rAutriche, dont on pensait qu'il partageait les vues politiques ; c'étaient les grandes et les petites choses qui préparaient la disgr&ce de d'Bstrées et la fortune de Soubise, que cependant il était impossible de mettre brusquement au lieu et place du maréchal d'Ëstrées sans révolter tous les marichaux de France, tous les officiers généraux plus anciens que le favori de madame de Pompadour (1).
Richelieu, très-poussé par Duvemey dont il s'était fait Tami, était assez heureux d'avoir pour loi Ghoiseul, alors comte de Stainville, qui, arrivant de Rome en ce temps , l'appuyait auprès de madame de Pompadour pour un commandement qui devait avoir, selon lui, le bon effet de rompre une union trop étroite entre Richelieu et son neveu d'Aiguillon, d'empêcher une ligue trop puisssante du parti anti-autrichien, et de compromettre Richelieu dans une guerre centre les ennemis de l'Autriche. Sm^ montant son mauvais vouloir pour l'homme, madame de Pompadour ne tardait pas à voir dans Richelieu le général de transition qui devait faire passer Tarmée de d'Estrées aux mains de Souliise.
Une conférence sollicitée par Duvemey avait lien chez elle, en présence du Roi. Après avoir blâmé les timidités de d'Estrées, Duvemey exposait le pian concerté avec Richelieu^ et qui consistait à attaquer
(1) Mémoires du maréchal duc de Jiicluilieu, vol. VIU et IX. i