‹ Madame de PompadourChapitre 117 sur 205 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

Richelieu prend le commandement de Tarmée. Il refoule, par une suite de manœuvres hardies , Tarmée du duc de Gumberland , démoralisée et frappée de terreur ; il Taccule vers Tembouchure de TElbe ; il l'enferme dans une position où il ne lui reste que le choix entre ces trois extrémités: poser les armes, être taillée en pièces ou sauter à la mer. Aux ouvertures que lui fait le duc de Gumberland, Richelieu loi répond qu'il n'a pas le pouvoir de traiter, et madame de Pompadour et le Roi approuvent sa réponse. Puis qu'arrive-t-il? Un tour de génie du roi de Prusse. Richelieu se laisse prendre à une lettre de Frédéric, chef-d'œuvre de grosse rouerie et de basse flatterie, qui fait une dupe de celui qu'elle appelle « le neveu du grand cardinal de Richelieu , iselui qui a mérité des statues à Gênes, celui qui a conquis l'île de Minorque malgré des obstacles immenses, celui qui est sur le point de subjuguer la Basse-Saxe ». Richelieu conclut la trop fameuse convention de Gloster-Seven (10 septembre 1757) Les Français restaient maîtres de l'électorat de Hanovre, du landgraviat de Bremen, de la princi-

(Bataille d'Hastembeck et ce qui Va précédé). — Une estampe satirifoa da temps représente le maréchal d'Estrées fouettant le duc de Camberland avec une branche de laurier dont Richelieu ramassait les iiiiOles et se faisait une couronne. Le maréchal disgracié, invité par Louis XV à rendre visite à madame de Pompadour, se présentait che la faroriie à laquelle il disait : « C^list par ordre du Roii Madame, que J« Tiens TOUS faire ma rérérenôe. 3e suis parfaitement au fait des sentimenta que vous avez pour moi, mais j'ai trop confiance dans la justice éil Roi* mon maître, pour que je me croie obligé de les redouter. » Et fl s« retirait dans ses terres sans se présenter ches le ministre de la ]|aerr# qa*il appelait « cet excrément de Paulmy ».

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îres opinions, le respect des traditions natîoie notre politique étrangère, ses craintes, ses :és, s'effacèrent peu à peu sous le succès et des débuts de la nouvelle politique franl) ; et, réconcilié avec les plans et les idées de ae de Pompadour par leur fortune, il attendait p en jour, d'heure en heure, la nouvelle offide l'entier désarmement et de la dispersion mée ennemie, impatient, agité par l'attente jérance, se promenant seul dans son cabinet, lissant à ce que l'histoire dirait un jour de tous )rieux événements qui avaient signalé les prejours du traité de Versailles: la prise de i, la victoire d'Hastembeck, la destruction de e hanovrienne ; puis , repassant dans sa tête Dvens par lesquels toutes ces choses avaient écutées, quels personnages les avaient con- , quelles têtes avaient porté la plupart des s, les intrigues qui avaient précipité les évé-

l'emploierait volontiers auprès du Roi pour conserver à

lé la surintendance des postes et sa place au Conseil, moyen-

»i madame Rouillé serait toujours assurée d'une petite cour

orate de Stain ville tint parole. Il fut trouver madame Rouillé,

Qtir que son existence était attachée à la conservation de son

que cette précieuse conservation dépendait du soulagement

procurerait en le soulageant du poids des affaires. Elle résista

temps, mais enfin elle descendit chez M. Rouillé avec le comte

ville et décida son mari k remettre sa démission que le comte

triomphe chez la marquise. » {Aiémoires inédits dwcardinat

mis raconte dans ses Mémoires que jusqu*k la bataille de , n'entrant chez le Roi que pour annoncer de bonnes nouvelles, e, le voyant se rendre chez Louis XV, disait : « Tiens, le voUk« d'ane bataille gagnée. *

nements, la part des hommes, des ambitions, do hasard, de la raison, de la passion, de Timprém dans tout ce qui avait été fait et dans tout ce qui était arrivé, son rôle à lui-même , au milieu de tant d*obstacles, de peines, d'ennuis, de comédies, il u disait : « Pauvre postérité 1 que sauras-tu ? Et comme la vérité, au fond, pourrait se moquer de toi!.. » B quand il se disait cela , TofSeier qui apportait li convention de Closter-Seven faisait claquer son fout h sa porte. Bernis le voit monter chez lui, il ouYreli dépôche, lit la teneur du traité, en prévoit i Finstanl les suites fatales , et laisse échapper: n Le rêve eit fini... Ah I parbleu! la postérité n'est pas si à plaindre , elle ne sera pas dans le cas de s*étonner si mil à propos (1) l »

Aux yeux du ministre, la convention était mM trop grosse faute (2) pour que le maréchal y

(1) Notice sur le cardinal de Bernis, par Loménie ds Briemie.

(2) « Jamais surprise, dit Bernis, ne fût égale à la mienne; flOeMV* tnenta en voyant la manière dont cet acte était dreaié. J^ ^ ^^^ tant tous les malheurs qui devaient naître d'une al grande Impradwci.' Pour bien entendre cette affaire de la capitulation de Glottû'fieMii ' faut se rappeler que le maréchal de Richelieu n*avait êXKtUk pM*^ pour traiter avec aucune cour ou aucun minlatreM. H têxA eoavf^ que, si la capitulation de Closter-Séven n'est ni capitulation nilittirtB traité diplomatique, on peut la regarder comme le che^d'oenTie èsli maladresse et de l'imprudence. Le Roi pouvait la désavouer et fût 1> procès à son auteur; mais Sa Majesté, sachant que le marédial diBi* chelicu, sans attendre seulement d'être informé des intentloBi ém cour, s'était éloigné avec toutes ses forces... se crut obligé d*apfnV la capitulation et lui ordonna de le déclarer au duc de Cumbsriiii*

« Il est certain cependant que, si j^avais été le maître absola, f**^ i'ejeté cette monstrueuse capitulation et rappelé le général qoianil* rimprudcncc ou la malice do la conclure.

• Le Roi envoyait h, son général une instruction pour VtôtÊ0tï^

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