‹ Madame de PompadourChapitre 119 sur 205 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

levait se tenir en dehors des éventualités , ne point ;e réserver Tavenir. Enfin, lui faisait demander ^'rédéric, une guerre de trois femmes devait-elle •enverser sous Louis XV Tédifice des trois plus l^ands rois de la monarchie française : Louis XIV, xwiisXIII, Henri IV (1)?

Entraîné, séduit, gagné, Richelieu demeurait au *epos, résistait à Toccasion, respectait Magdelourg et ses trois ou quatre mille recrues incapables le résistance , abandonnait à ses propres forces le irince de Soubise, et laissait perdre au général de nadame de Pompadour cette désastreuse bataille le Rosbach (5 novembre 1757) qui allait avoir en F'rance l'écho douloureux d'un autre d'Azincourt : léroute fatale, dont la dépêche faisait fondre en armes madame de Pompadour^ et qui allait penlant de longues nuits ôter le repos à la favorite, et le lui permettre qu'un sommeil forcé par des calnants (2).

A la première nouvelle de la déroute de iosbach, Bernis s'efTrayait sur les suites d'une >olitique dont les premiers succès l'avaient bien )lus étonné que convaincu (8). Les intrigues et les

(1) MémoireM du maréchal duc de Richelieu. Buisson, 1793, vol. IX.

(t) Mémoires de madame du Hamset. Baudouin, 1824.

(3) La convention de Closter-Seven avait commencé à mettre un peu raideur dans les rapports entre Bernis et madame de Pompadour qui roulait que son ministre eût les mêmes préventions et le même zèle |ii*eUe en faveur de M. de Soubise. u Après Rosbach, reprend Bernis, je tes d*avit, encore avec tout le Conseil, d'ordonner au prince de Soubise \m joindre 8«8 troupes k celles d i maréchal de Richelieu, qui, a^ant séparé

divisions du Conseil, Tincapacité notoire de nos j^'énéraux, la ronspiration, sinon des vœux, au moins (les provisions de la France en faveur du roi de Piiisso, Cl' qu'il voyait et ce qu'il prévoyait, le décidaient t^ déclarer ouvertement qu'on ne devait pas se Ilatter de faire la guerre plus heureusement; que lîi France et Tlmpératrice n'avaient point de capitaines à mettre en ligne avec le roi de Prusse et le prince Ferdinand de Brunswick; qu'il fallait se presser de faire la paix. La rupture de la convention de Closter par les Hanovriens et les Hessois qu'enhardissaient nos revers, et bientôt la déroute des Autrichiens à Lissa qui jetait la consternation à la cour de Vienne et semblait devoir abattre llmpératiice et la disposer à un accommodement, poussaient Bernis à de nouvelles représentations, à de nouvelles demandes de paix.

Mais donnons la parole à Bernis : « Peu de jours après la bataille de Rosbach, je profitai de la diminution de la confiance que madame de Pompadour commençait h avoir du succès de la guerre, pour lui

httii anii»!n», aurait otti xuflisammont renforcé pour en imposer au prince i''('i(linan<l *[n\ avait rompu la capitulation do Closter-Seven. Madame (If r()Ui|>a«l()ur se l'ârlia tju'on eût mis son général aux ordres du manfchai <l(î llich<'li<'u : cha«iue ministre retira son avis, jo conservai le mien (>t j'osai lo sout<>iur. Kilo m'en témoigna son indignation ; je lui répondit (pic j'étais .s«.u'vii«;ur de M. de Soubiso, mais quo ses intérêts m'étaient ciuonî moins clicrs ipic <'(;ux «le l'Ktat. Voilà Tépoque où ramitiè & madame de Tompadour pour moi commencja à se refroidir, elle senuima uu peu la campafriK? suivante, quand jo fus d'avis qu'on donoâtâ M. de Soul)is(» vin;,^t-(piaire mille hommes à commander et à joisdR aux Autrichiens. .1(î soiijreai aux moyens do terminer la guerre... ■ {M^ tuoirt's inr'tits du cardinal de Bernis.)

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