CHAPITRE QUATORZIÈME
et le bruit de sa faveur le débarrassait dé ithète d'espèce qui avait si longtemps sifflé ^eilles (1). Quelques années auparavant il L le bonheur d'épouser une des filles les les de la finance (2), mademoiselle Grozat^
pure et la plus noble figure d'épouse oque. Il quittait la carrière Kiilitair^ oî^ lit vu, sans grand éclat, aide-major gér
rinfanterie. 11 était envoyé à Rome , pu U lit sa cour en se montrant hostile^ rins-r > Jésuites (3) , puis à Vienne (4) , De V^X^i-r. de Vienne, madame de Pomp^dour ïe. rap^ 3ur prendre le portefeuille du caj:'dinal 4b et, presque aussitôt, il était créé duc çj décembre 1758).
mte de Stainville le duc de Gboiseul avait air , les manières , l'esprit , un esprit qui , ses retenues nouvelles, s'échappait encore I sans pitié sur ses entours , ses amis , ses »ances. Une mobilité, un changement, une
lits fit caractères de personnages distingués de la fin du dix^ zle, par Senac de Meilhan. Dentu, 1813. — Mémoires du mû' '€ Richelieu, vol. IX.
lit courait que le comte de Stainville n'avait pas 2,000 écus en nets lorsque, le 14 décembre 1750, il épousait la fille da
ires du maréchal duc de Hichelieu, par Soulavie, t. IX. — « Un len de l'esprit, » disait de l'ambassadeur de France à Rome'
I raconte qu'il l'avait chargé de Tambassada de Vienne, quoU ; que Gboiseul avait dit au maréchal de Luxembourg en lui : « Oh! pour celui-là, il ne m'embarrasse pas, je le per* d'elle (lOAdjime de Pompadourj qij^d je voudrai. » j
ta UARAMR DE POUPADOUR.
légèreté prodigî(!Us» dos impressions, une indisirt tion qui, au plus petit obstacle, lui faisait vinler tlKTftt ou perdre un homm» (1) , un manque de | rôle sans remords et qui ressemblait à 1 etuujden!, une nature qui n'avait que l'esprit de méchant eti connaissait ni la haine ni la vengeance , un goùlft plaisir décidé , tyrannique , et que le m avouait à Louis XV ne pouvoir sacrifier aui aflW de la France , une obligeance à toute êpreuvt I particulièrement ouverte aux ëtraugers , une pw* galité s'oubliant jusqu'à la profusion , une facilMi ti une aisance de rapports qui écartaient de ses if proches In gravité de sa place , une comédie duill' pris et d'insouciance de sa fortune dont, écri'"* il , CI il se souciait comme de colin-tampon gaieté merveilleuse, intatlssable (2), arivée fwit revers, cfcUa égalité de bonne humeur qui cm* Inppe si bien tant d'bommes de ce temps quo \ ne sait si elle est eu eus un don natif ou itf\i une forme ou un masque de l'âmo; une gra» recherche , une savante affectation de la bonhoW la vertu de caractère dont M. de Choisoul :
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Ttdiener, 1S68.)
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riwablo de plaisinteritf M 4
CHAPITBR QUATORZltSMIS. 114
plus jaloui (1) : voilà c#! dont oM fait rH dont on ne saisit fruktH la pfay<!f'/riomi<^ qm*. I, ainsi que dans la ;rai<rri«: d«; ii^fti^itï «If:
et qui , plein de cozilradj';tiorit «rt «J^: f<r|/lic, a fond de lui des coiii^ ituifkukUMi-.z, d«> , quelque chos« df; ffrrrfi^ '^u J Litt/yMir/i li* létrer.
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320 MADAME DE POMPADOUi'..
mettait cet absolutisme ministériel qu'il appelait lui-même du « despotisme » (1). Il ap)^ortait dans les formes de son respect pour le Roi une dignité, une hauteur, une conscience orgueilleuse de son personnage, inconnues jusqu'alors du ministère et du Roi. Il montrait enfin , dans cette politique en sous-ordre et commandée par la maîtresse, un zèle d'énergie, une volonté intraitable, inflexible, quelque chose de propre à sa nature et de particulier à ses facultés , une direction qui accusait sa personnalité (2). Dans ce siècle où là frivolité, la corruption , la vieillesse de la race , effaçaient le relief usé des types d'humanité , M. de Ghoiseul révélait en lui cette marque si rare de Thomme : le caractère ; « un caraclèî^e » , c'est ainsi qu'est appelé et jugé Ghoiseul dans le portrait trouvé dans les papiers de Louis XVI (3).
Ghoiseul était doublé de sa sœur. L'intelligence, l'activité dominante de la duchesse de Gramonti
Le bureau des Affaires étrangères a changé de face lorsque M* da Od seul en a pris la direction. »
(1) Mémoires du maréchal due de Richelieu.
(2) M. de Ghoiseul avait, en outre, un auxiliaire précieiUL dam •* femme. Voici le portrait qu'en trace le Parallèle vivant deê dma MMt (Dufuur, 1769) : u Madame la duchesse (de Choiseul) ne partage pu k maniement des affaires, mais, par son enjouement et par mille épandements de cœur dans le sien, elle nourrit son flme de cette afbctioattt* dre qui lui inspire cette grande humanité qui le caractàriae; par aini traits d'amour et d'amitié, elle lui échauffe l'imaginaUen et loi don* cette fécondité industrieuse ; par Tégalité de son caraottee, elle estie* tient dans son cœur cette gaieté qui lui donne la faculté de travaite avec succès aux affaires les plus délicates. »
(3) Mémoires du maréchal duc de Richelieu, vol. IX.