‹ Madame de PompadourChapitre 144 sur 205 · CHAPITRE QUINZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIEME

etque gy son âme tnen paroist digne, sa teste le soit anssy. Je verrai par votre conduûte jusquà quel point vous en faites cas.

A Monsieur Monsieur le duc d'Aiguillon, à Saint-Brieuc.

28 juin 1760.

Vous nepouvés vous pet^suader, Monsieur, que les Anglois en veuillent à Brest, moy je désire plustost qu'ils %^ acharnent à votre commandement^ parceque je suis bien sûre que vous les fetnés repentir de leur audace. Vous navés pas oublié que j'ay été bon prophète il y a deux ans, ainsyje vous prie d'avoir confiance en moy y s'ils se présentent. Tout ce que vous me dites des âmes des Bretons, n'est rien en comparaison de celles de ce monstrueux paîS'Cy , et je pense absolument pour Menars comme vous pour Verest, Dieu veuille que mes chasteaux à cet égard ne soient bientost plus en Espagne, et quoique je ne me propose pas de vivre avec mon voisinage, vous serés excepté de la loy généralle. V014S voyés que je ne vous cède en rien pour l'horreur de ce monde,

14 septembre 1760.

Je vous fais mon compliment, Monsieur, et je reçois le vôtre, sur le zèle dont les Bretons viennent de donner au roy une nouvelle preuve. Je désire bien vivement que rassemblée finisse comme elle a commencé, et (malgré votre petit accès de colère contre le eontrolleur) vtms

(levés convenir que vom tavés retrouvé trèM%Lisonn(Me. Je vous prédis que ks états finiront à merveille ^ que vous y aurés {selon votre coutume) très-bien servjf k Roy, Quand tout sera fini, je vom demanderay trèshumblement pardon d'avoir toujours raison avec vous, c'est un grand toî*t^ mais, comme il est fondé sur la fjoîine opinion que j'ay de votre zèle pour le service du Boy, et des talens qui vous font réussir^ f espère, monsieur, que vous me pardonnerés,

10 septembre 1760.

VoiUf avés bien raison, Monsieur, de ne pas parler de sang-froid des parlementaires, je pense comme vous absolument, et le projet d'arrangement de M. de Choiseid adopté par le conseil m'a fait le plus grand plaisir^ parce qu'il nous donne les moyens de nous passer de ces indignes citoyens, qui abusent des besoins de FEstat, pour faire faire à leur maître des actes de foiblesse. Us feront tout le tapage qu'il leur plaira; nùus les Uiïsserom faire, vous n'en êtes pas encore à votre Nunc dimittis. Il ne faut pas songer à qvittei* pendant la guerre ces fols de Bî^etons; cherchés cependant qui pourra vous rempla^ cer, car je n'ay personne en vue, et l'on ne veut point M, de Lorges; il est trop procureur, trop avare, et n'a pas rame assés noble, pour représenter en chef dans une g7'ande province , voilà l'avis du conseil qui ne m'a été rendu qu'hier par votre petit oncle, vous voyés que jt ne vous fais pas attendre ma réponce. Je ne sçay si votre tête ressemblera à celle du procureur de Guingaimp,

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