‹ Madame de PompadourChapitre 145 sur 205 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

mais ce que je sçay très-bien, c'est que vous étiésapparor ment de très méchante humeur quand vous avés reçu ma, kttre, puisqu'une plaisanterie vous fait monter sur vos grands chevaux. Jene veux pas en faire autant, et je me borne f Monsieur, à vous souhaiter le bonsoir, une parfaite santé, une heureuse Jin d'année accompagnée de plusieurs autres , etc., etc.

^Q décembre ilôO,

Les uns disent que vous revenés, Monsieur, d'autres que vous ne revenés pas et que vous awés le temps de 9'ecevoir cette réponse. Je l'envoie donc très-vite, car vous pou?*ries bien sans cela me pouiller comme vous avés fait et voulés faire encore lé cont7*dleur. Or, comme je ne suis pas si douce que lui, il s'ensuivroit que nous nous bat^ trions et que j'aurois peut-être la tête cassée. Pour éviter un pareil accident, je vous félicite de n'être fit maître des requêtes, ni financier, et je vous souhaite. Monsieur, une keu7*euse année accompagnée de plusieurs autres.

A Monsieur Monsieur le duc d'Aiguillon, à Nantes,

20 août.

Le zèle et les talens avec lesquels vous avés servi le Roi en Bretagne, Monsieur, m'ont fait prendre à vous t intérêt le plus véritable et je vous en ai donné des preuves avec plaisir quand les occasions s'en sont présentées. .

(levés convenir que vous Pavés retrouvé très-raisomabk» Je vous prédis que les états finiront à merveille, gw vous y aurés {selon votre coutume) très-bien serv^ k Roy, Quand tout sera fini^ je vous demanderay trhr humblement pardon d'avoir toujours raison avec mu$t c'est un grand tort^ mais, comme il est fondé sur h bonne opinion que j'ay de votre zèle pour le service du Boy, et des talens qui vous font réussir ^ j'espère, monsieur^ que vous me pa7*donnerés.

10 septembre 1760.

Vous avés bien raison, Monsieur, de ne pas parler à sang- froid des parlementaires , je pense comme vousah' solument, et le projet d'arrangement de M. de Choiseul adopté par le conseil m* a fait le plus grand plaisir, parce qu'il nous donne les moyens de nous passer de cet indignes citoyens, qui abusent des besoins de tEstaiy pour faire faire à leur maîti^e des actes de foiblesse, lli feront tout le tapage qu'il leur plaira; nous les laissei'vHi faire, vous n'en êtes pas encore à votre Nimc dimittis. // ne faut pas songer ù quitter pendant la guerre ces fuis (le Ih'etons; cherchés cependant qui pouj^ra vous remph' ror , car jo n'a y personne en vue, et l'on ne veut pniiit M. de Lorges; il est trop procureur, trop avare, et nd pas rouit' assés noble, pour représenter en chef dans uni grande province, roilâ l'avis du conseil qui ne m'a eit rendu qu'hier par votre petit oncle, vous voyés que jt ne cous fais pas attendre ma réponce. Je ne sçay sivolrt tète ressemblera à celle du procureur de Guingampt

conquête. Donnés donc vite vos ordres, il ny a pas moment à peindre. Qui peut vous avoir mandé que les listres n'app'ouvoient pas le projet? Il n'y a inen de 'aux.

Bonsoir, M. de Gavendish ; en voilà beaucoup pour i pauvre tête foible et convalescente.

Donnons enfin une troisième et dernière corresadance de madame de Pompadour sortie d'où? \ cartons du Ministère de la guerre (1). C'est une ie de billets et de lettres adressés par la favorite comte de Glermont pendant les années victorieu- ; des premières campagnes du Roi et reprise pénal les plus malheureuses années de la guerre de pt ans. Madame de Pompadour écrit deux fois is le même jour; madame de Pompadour à tout »ment soutient et réconforte le malheureux général milieu de la perte de la discipline, de la désorgaation militaire, « de la destruction de Tarmée ; » idame de Pompadour bat des mains à la nominan, comme officier, du caporal La Jeunesse i s'est frayé, avec une poignée d'hommes, chemin à travers l'ennemi; madame de Pompa iir, dans la joie de son cœur, lui envoie le bulletin me petite victoire en lui demandant grâce pour détails techniques. Une correspondance au fond m profondément triste, où la femme qui est l'au-

) Ces seice lettres au comte de Clermont) plus une lettre au prince ^ondé, sont tirées des papiers et correspondance du comte de mont conservés aux archives historiques du Dépôt de la guerre. X seulement ont été publiées par M. Camille Rousset dans son de sur le comte de Gisors.

teur de la guerre de Sept ans , inconsolable « de la honte de la nation », a de temps en temps des cris douloureux comme celui-ci : ii J'ai le cœur flétri de voir faire les belles actions aux autres et les François.,. ^' en parlons plus, »

Dans une des lettres du comte de Clermont qui répond à tm billet de madame de Pompadour, il est un joli détail : le comte remercie la favorite d'une cocarde qu'elle lui a envoyée et lui dit qu'illa porte les jours oîi il va au feu ;

Permettez, Monseigneur , que pour répond7*e à la kttrt dont vous m'avés (1) honorée je vous fasse mon compliment sur la prise de la citadelle (2). On ne s'attenàil pas que cette opération fût si pf^ompte ; je n'en suispoi surprise puisque vous la commandiés. En vérité h Stuarts sont bien malheureux et je trouve que c'est um grande injustice^ avec la bravoure qu'ils ont. Je serai ravif de recevoir de vos nouvelles et de trouver des occasions, Monseigneur, de vous 7'enouveler les assurances de ww sincère attachement, .

La marquise \i^ Pompadoub.

A Choisy^ ce 3 juin 1746.

J'ai reçu la lettre dont vous m'honores au 29 jW», Monseigneur. Jene sais pas pom^quoi vous êtes sensiblett flatté de la bonne opinion que j'ai de vous. Il n'y d ««' 7nérite à penser comme tout le monde y et je suis dans et

(1) Nous ne donnons pas les fautes d'orthographe, tout en conserfUt les habitudes d'orthographe de la favorite.

(2) Prise de la citadelle d'Anvers, juin 1746.

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