‹ Madame de PompadourChapitre 146 sur 205 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

avec voits. Madame la Dauphine nous tient ici dans

grande impatience et je vous assure que notice maître

t pas tranquille; il brûle d'être où sa gloire l'appelle

moi quil m'en coûte je voudrois quil y fût. Il n'est

nécessaire que je prononce votive nom devant lui pour

il ne vous oublie pas , il me semble qu'il vous 7'end

^ice, il vous aime beaucoup. Je me flatte que Monsei-

ur ne doute pas de mon sincère attachement pour sa

sonne.

La marquise de Pompâdour.

8 juillet 1746.

^ifai différé, Monseigneur, à vous faire mon compli- %t sur la prise de Namur (1), c'est que j'étois bien ede la façon dont vous menés les châteaux. J'ai voulu » épargner la lecture de deux letti^es et je renferme \ complimens dans celle-ci. Ils sont bien sincères, Igré la bonne opinion que j'avois de vous, je nima^ ois pas que l'ouvrage de deux mois seroit pour vous a de cinq jours. Soyés, je vous prie , persuadé ^ Monifneur, de la part que je prends à votre gljire , et de n sincèi*e attachement,

La marquise de Pompâdour.

Ce 3 octobre 1746.

La nouvelle de la bataille (2) et la part que vous avés V belles actions qui s'y sont faites, Monseigneur,

) Prise de Namur, le 30 septembre 1746.

!) Bataille de Rocoux, livrée le 11 octobre 1746.

.Tr,.' MADAME DE POMPADOUR.

t/t't,uf f'if't U /////.« fjrand phisirpar l'intérêt quejeprendi à V l'Ait et à cotre gloire. Elle est grande et tout k hujndf vniis j^enira justice. Le Boi m'a paru fort sensible ô icrjue vnu.s avez fait. Permettez-moi de vous renouveler les as^uranrcs de mon inviolable attachement,

La marquise de Pompadour.

Ce iii octobre 17*7.

Les nouvelles que j'ai reçues de vous, Monseigneur {[\ m'ont fait le plus grand plaisir du monde. Elles me prouvent que vous voulés bien ne me pas oublier. J'y suis on ne peut plus sensible. Ma santé est assés bonne : j'ai pris des eaux ces deux derniet^s jou?^ pour une bik affreuse que j'avoisy causée par l'attente d*un moment qui s'app?'oc/ie de jour en jour et que ma mort certaine ne me feroit pas reculer quand il sera nécessai7*e pou' k gloire de celui à qui je suis attachée. Mais c'est trop vous entretenir de mes peines. Je finis en vous suppliant. Monseigneur, de ne jamais douter de mon sincère et éternel attachement,

La mai^quise de Pompadour.

A Versailles i ce 18 mai 1747.

La p7'ise d'Axel que le chevalier de Broglie nous a apportée aujourd'hui à Choisy, va je ct^ois vous donner de la besogne. Je suis sûre que vous en serés bien aise*

1) Le comte de Clermont est ù Naïuur.

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