‹ Madame de PompadourChapitre 147 sur 205 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

Le Roi reçoit toujours avec plaisir les assurances de votre attachement. Il vous aime beaucoup.

Quoique je n'aie pas de nouvelles de Monseigneur, je ne laisse pas de lui faire mon compliment sur les grandes actions qu'il a faites (1). Le Boy me l'a mandé et en est très-aise pour l'amitié qu'il a pour Monseigneur, Après cela je n^ose lui dire que j'en ai été comblée y mon atta* ekement pour lui étant bien sincère,

La marquise de Pompadour.

Ce 8 juillet 1747.

La marquise de Laigle me prie instamment de vous tmpoj'tuner pour son fils le baron de Rey, capitaine dans le régiment de Fiennes et aide de camp du mai^échal. Je V ai assurée que vous aviés sûrement pris des engagemens pour ce régiment. Elle a voulu absolument que j'eusse r honneur de vous en écrire. Je vous prie, Monseigneur, de ne pas me prendre pour importune. Je n'ai pas pu refuser cette consolation.

Je suis d'autant plus affligée, Monseigneur, de ce que vous faites l'honneur de me mander que par l'esprit et les talens de M, de Remis les affaires se remontoient au ooint d'en imposer prodigieusement au roi de Prusse, Je crains bien que tant de peines ne soient inutiles par la ùosition de l'armée. Le maréchal de Relle-Isle s'occupe

(1) Bataille de Laufeld (2 juillet 1747), où les ennemis perdirent dix aille hommes à Tattaque de Laufeld faite par le corps de troupes u>romandé par la comte de Clerraont. Le prince est alors au camp de ^cckem.

um'qnonifmt du rétablissement du militaire , il a les connoissarires et la volonté nécessaires pour cette difficile hesof/ne. Recevés toujours avec le même plaisir, Monseif/ /leur y les assura7ices du plus fidèle attachement.

Madame de Sens m'ordonne de faire ses compliment à Monseigneur,

12 mars 1758,

18 mars 1758.

Hélas! oui, Monseigneur, votre préambule et votre situation est toujours la même. J'en ai le cœur pénétré (le douleur. Si vous ne venés pas à bout de rétablir lu disf'ijtUne, c'est que ce sera impossible, car assurément V(n(s en prenés bien tous les moyens. Quelque utile que vous ait été CVémilks, il l'est, je C7*ois, encore plus ici. Le maréchal est éclairé, bien iîitentionné et de plus il vous est fidèlement attaché. Ainsi, Monseigneur, l'ow di'vés être bien sur do tout ce qui a part au ministère, car je me flatte que vous ne doutés pas des sentiment qui m'attachent à vous pour la vie.

M. de Soubise est pénétré de vos bontés, et désire avec ardeur de trouver quelque occasion de vous prouver so)i fidèle attachement,

23 mars 1758.

Vous pouvés juger de mon désespoir. Monseigneur, par l'attachement que vous me connoissés pour le Roi et pour le bien de l'Etat. Vous entrés aussi pour beaucoup

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