‹ Madame de PompadourChapitre 148 sur 205 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

ns mes peines. Il est affreux d'arriver au moment de destruction de Va-rmée sans pouvoir y apporter de mède. J'espère que votive position sur le Rhin sera %ez stable pour donner le temps aux réparations abso- Tient indispensables et sans lesquelles il ne resteroit AS de troupes au Roi, L'ordre que vous établisses ntre les fripons a bien réussi dans votre armée, Conlués, Monseigneur y ne vous découragés pas par les ïverses de tout genre que vous éprouvés. Vous serés le Uaurateur du militaire, avec lequel vous ferés des tiens dignes de félévation de votre âme et qui vous dommageront des peines auxquelles vous vous êtes Té, C'est l'objet de mes vœux les plus ardens (4).

26 mars 1758.

Je SUIS fort aise, Monseigneur ^ de n'avoir appris votre iladie qu'avec votre guérison. Elle m'auroit causé une ?s-grande inquiétude. Je ne veux pas augmenter tre douleur en vous parlant de la mienne : elle est trême. Je ne peux plus me consoler de la honte de la lion et de la cruelle situation ou vous vous trouvés. Le iréchal est très-occupé des choses que vous désirés , il l empi^essé de vous donner des ma7*ques de son attachemt. Je pense comme lui, Monseigneur, et j'ose vous re que si vous en doutiés un instant, vous fériés la us grande injure au fidèle attachement que je vous at ué à jamais (2).

L) Lettre publiée par M. Roussel dans le Comte de Giwr», Didier,

l) Réponse à une lettre de Clermoat, en date de Paderhorn (SO

366 MADAMK DE POMPADOUR.

Rueilf 4 avril 1758,

*S'/ votre avis ne m'aulorisoity Monseigneu7\ à troum Ift cupitulntûm ridicule {{), j'aia*ois cm me tromper en lajufjemit telle. Elle ne me paraît faite que pour sauver les équipages et donner la liberté aux officiers. J'espère que vous les avés renvoyés à leurs troupes. Je me suis écriée qu'il fallait faij^e officier Mans, de La Jeunesse [i], et j'ai été bien g'aineuse d'avoir pensé comme voui. Il court un bleuit de la prise de Dresden qui seroit trèsagri'able. Je ne puis cependant m'empêcher d'avoir k cœur flétri de voir faire les belles actions aux autres^ et

les François N'en parlons plus etrecevésmes hom^

mages, Monseigneur, et mon attachement avec quelque intérêt.

Vous êtes persuadé , Monseigneur y du violent chagrin que les événeniens malheui^eux m'ont causé; celai que j'éprouve aujourd'hui par votre dépêche et la let're dont vous m'honores l'est encore plus s'il est possible. Je vois que les troupes qui vous ont été demandées pour l'Impératrice vous déterminent à une seconde ret7'aite mille fois plus humiliante et plus dangereuse à tous égards que

mars 1758), Icttro qui dit : k ... Il ne faut pas se liatter, madame, dou n'avons plus de soldats et presque plus de ce qui s'appelle des offioiors. Faites vos (îlForts pour qu'où protéjje et qu'on accueille le petit nombre do ce qui nous reste de bon. C'est le seul moyen de les coisorvcr ot de donner à d'autres de le devenir. Je sais que l'on dit qw je vi)is noir, mais je vois vrai, ainsi je ne saurois voir blanc. »

(1) Capitulation de Mindou.

(2) La Jeunesse, u qii'il l'alloit faire officier », était un caporal de grenadiers lyonnais qui s'était distingué en passsant au travers du ennemis avec une poignée d'hommes.

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