CHAPITRE 8RIZIÈMR. SKI
' qu*il les avouera quand elle sora morte, iseui qu*cllc avait créé, le promîor ministre inarchie, qu'elle avait fait son amant (I), aençait à trouver sa domination bien dure, eante, bien impérieuse et le voyait, aver un roissement de Tàme, vouloir renverser son *tin et tenter de joindre le ministère dos à ceux qu'il avait réunis dans sa mai-
tous les chagrins de la favorite, disons-hs le détait Ta vorte ment durôvedesa vie : il fal-
e du Hausse! iiio que M. de Choiseul fût rniiiant d** maiipadour et dit que c'est un conte tail par uin' daim* do la
ne nomme pas. L<^m roiitciiipuminN sniit uii:uiiin«'N pimr hnenti à ina<hun(i du Ilnussct.
M du mnrt't'hnl tfnr lip HirhrlifH, par S^^lll^l^ ii*. t. X. —
que madame do l'oinpadour. ^<' rapp<dnnt l<>s proiliftidiiH omis sur lu ilnininntiiiii futur*' do ('li<>iNi>ul . i-ut un nm-
dc rappeler le cardinal. Trois 'Mitrovu^'s soon'tcs. nrrancomtesse de Toiilouso. ourout lioji à Vorsaillos, dans Io>nt ré<<oIus le rotoiir du rardiiial aux atïairos oi l'i-xil du seul. Le duc do Choiseul. instruit do la nô^'ooiation. |»ara nadame de Pompadour. (pii mourait au bout de <iui'l<iuos it persuadêo, attiruio Soulavio. «juo sa fui avait ot»' hâtoo il. Un rotroidissoniout outre niadamo do roMipad<Mir et nble inc<mtestable , mais uuo rupture coniploto, mais le joison, quand on rapproolio oos diros do routliou^iasnie do
pour Lavordy, et des lottros do la duoluîsso do ('lioisoul, a mort de la favorite, fout l'olVet do c<intos à jnottro à côté •nt de la t«uube de madame do r<Hni>adour par la duchesse
Soulavie, que nous avons otô los premiers à réhabilitor, — te par les papiors précieux qu'il a eus entre les mains, — avoue** «ucun sons critique ot donne avec la même candeur Y^y^T"* \. I..» -,..o."i-*;r."o 011SS» 'lien que le renseig^ncment
lait renoncer àla gloire, « renoncera toute gbà'e{i}\.,.ii écrit-elle avec désespoir dans une lettre qui semble le cri suprême et déchirant de ses espérances et de ses orgueils vaincus. Ne* vous trompez pas en effet au masque de madame de Pompadour, à cette parade d'indifférence et d'insouciance, à ce mot avec lequel, pour étourdir Louis XY, elle blasphémait U postérité du bout des lèvres : « Après nous le déluge! » La favorite ne méprisait poûit la mémoire de son nom. Elle se souciait et se préoccupait de rhistnire. Elle avait, tout le temps de sa faveur, poa^ suivi et quêté partout la gloire avec la passion et rentêtcment d'une femme. Sur ce grand trône où le hasard Tavait élevée, elle avait cherché à se hausser jusqu'à la postérité, et le présent pas plus que
(1) Voici cett« lettre écrite au duc d'Aiguillon an iiiili«a dM nvsn (le la guerre de Sept ans et publiée par M. LacreteUe dans wm Bblmn lie France pendant le dix-huitième siècle :
« Que uoits dirai-je, monsieur le dM? Je ndâ dwtM te ééiUfùir ftKit qu'il n'est rit.'n qui m'en cause d'aussi violent que tmeeèê ^kumiliâlkÊ Est-il poH.Hihle d'en éprouver de plus forte? Être battu n'eat ptwnwuâ^ heur : ne {.as se battre est un opprobre. Qu'est devenue moire mel^m? iM j.arlemcnsy les encyclopédistes, etc.» etc., l'ont changée abaoinwient. Qtaarf on manque assez de principe pour ne pas reeonnoitre ni dioinUé, *{ mAt, on devient bientôt le rebut de la nature, et c'est ce gui «ont arrhê, le wét mille fois plus effrayée de notre avilissement que je ne VaareiU éti i» k perte de toute V escadre. Il est encore bien heureux que nos troupe» s'y «vf pas été : vous périssiez tous. Que voulez-vous que feepére pour not pro^^ Pouvez -vous passer tout seul? Cela est impossible. (Il i^a^t dupnfflt^ descente en Angleterre.) Et peut-on compter sur la uua^ne? NeBtf savons que trop à quoi nous en tenir à cet égard, il faut renameir à (fitr gloire. C'est une cruelle extrémité, mais je croie la eeule qui iHiafWfi> Ne vous découragez pas autant que moi. Monsieur; uotr» sH» et attachement pour le Boi peuvent lui être utiUe. Je eoukeÂta f aVIf , être mis à Cépreuve. n
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beau ne lui avaient semblé la fin de son règne son bruit. Elle avait rêvé de lier son image lom de Pompadour à un règne de conquête,
villes prises, à des provinces soumises, à idîssement de la monarchie, à Téclat de nos , au fracas des victoires, à toutes les grandes 'talités de la guerre, ce patrimoine de Thon- Tun peuple. Un moment elle avait cru surpas- ; combinaisons politiques du cardinal de Riu et les plans si vantés du marquis de Louvois. )ment elle avait calculé Theure où Frédéric obligé de mendier sa grâce. Un moment elle ivancé la main sur le Hanovre, la Hesse, les Saxes. Un moment elle avait cru pousser les ^res et le drapeau de la France jusqu'à l'Es- . De tant d'illusions que restait-il (1) ? La fores batailles s'était jouée de la France; et ma-
de Pompadour comptait toutes ces défaites aient suivi Rosbach, etMinden, et Warbourg, aingshausen, revers sans exemple qui avaient ué jusqu'à la réputation de bravoure du solançais en Europe, et qui exposaient la rive lise du Rhin au pas des troupes étrangères.
ierot a assez durement résumé ce que le gouveruement de raâ- 5 Pompadour a laissé à la France : « Eh bien, qu'est-il resté de mrae qui nous a épuisés d'hommes et d'argent, laissé sans honsans énerjj'ie, qui a bouleversé le système politique de TEu- .e traité de Versailles qui durera ce qu'il pourra, VAmour de irdon qu'on admirora îi jamais. <iuelques pierres gravées de Gay ineront les antiquaires à venir, un bon petit tableau de Vanloo îgardera quelque <■••" o' ""« t)incée -''» cendres. »
Que d'humiliations pour elle, dans ces humiliations de la France : notre c6te de la Manche incendiée, bombardée ; nos escadres réfugiées dans nos ports et désertant les mers ; et llnde et TAmérique, où la fortune nous trahit comme en Europe I Puis c'étaient au dedans du royaume tous les contre-coups de ces désastres, toutes les misères des guerres malheureuses, les campagnes privées d'un million d'hommes, l'agriculture demandant des bras, le commerce -anéanti, les finances épuisées et faisant défaut aux besoins du Roi et de l'Etat, la France plus ruinée, plus affaiblie, plus abaissée qu'aux plus tristes jours du coucher de la monarchie de Louis XIY. Spectacle lugubre qui la pressait de toutes parts, et la blessait à tous les instants , malédictions des destins, des hommes et des choses, où elle entendait déjà la voix de son impopularité future ; chagrins sourds, hontes dévorées^ blessures toujours ouvertes, où le regard honteux du Roi devant quelque général étranger illustré par nos revers faisait saigner la vanité de la femme presque aussi douloureusement que la vanité d'un peuple.
Et enfin, quand toute la politique de madame de Pompadour vint aboutir à ce traité de Paris, quand il fallut se résigner à signer l'abandon de nos droits sur le nouveau monde, céder l'Acadie, le CSanada, nie du Cap-Breton, toutes les îles du golfe etdd fleuve Saint-Laurent; quand il fallut se plier à tous CCS Scicrifices dont les siècles à venir devaient demander compte à madame de Pompadour comme