CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 40tf
Wolte les tyrannies et les caprices du maître ; our-propre de maîtresse, si bien étoufi'é, si iduit, que le dernier honneur de la femme, la e même n*y bat plus, et que la tolérance y id jusqu'au proxénétisme ; un cœur de philoso- | ronique, sceptique et de sang-froid, où rien idre ne remue, où rien d'ému ne tressaille, , taisent les religions de la femme; un cœur es caresses et les amitiés ne sont que des chatun cœur sans clémence, sans pardon, sans , inexorable dans le ressentiment et la ven- 3, sourd aux gémissements de Pierre Encize, .' aux lamentations de la Bastille, dont elle ait elle-même les gouverneurs (i), sourd à
ande faite en face, travaillait souterrainement, par la voie
généralement inconnus, k les annihiler, à les annuler, k les
Madame de l'ompadoiir et jilus tard madame du Barry seront
ntes à pénétror lo secrot do cotto correspoïKlanco. Madame de
)ur, plus occupée de jjoiivi.'riH*in«Mjt (jnc inadanio du Harry et
contrariée dans ses plans o\ ses projets par cet ohstaclo
passera tout son rt-^'ne h vouloir y »*!tre initiée. Et sa haine
! prince do Conti, ses mauvais prorodi-s ù son égard, l'enlèvo-
commandomcnt do rarnii'o du Rhin au vainqueur do Coni,
la ^'uerre do Sept ans, viendront seulemont de ce que, pendant
où lo prince fut charjré de cotto corrf'sjHiiiiInnrp sfcrèto^ il ne
t pas k la communiquer à la favorite qui ne pouvait cacher
t k la vue du prince se rendant chez le Uoi avec son grand
lie.
dame de Pompadour lit nommer du Bailo au gouvernement de le et prit son frère l'abbé Balle chez lui pour lui transmettre zs. Bailo avait fait son éducation de geôle, dans la place do it du Rui au château do Vinccnnes, sur les puOtos, les gens à ts, tous ceux (jui manquaient de respect k la mailresse du Roi ait la lettre publiée dans l'Amateur d'autographes, t V, 18G0, [uelle madame de Pompa<lour remercie si chaudement M. de l'ambassadeur du Roi k la Haye , de Textraditioii qu^il a d'un pamph'"tairr 'luî -^vo'* o»"' ♦ou'**"»t k la favowt*
Il» MADAME DK POMPADOUR.
rimploralioli de celte lettre : « Madame, je n'en puis plus. Miséricorde! Miséricorde I Je me meurs à tout moment. Je serai discret, je vous le jure. Je vous supplie pour Tamour de Louis le Bien-Aimé de mettre fin aujourd'hui à ma longue souffrance; et en reconnaissance je prierai Dieu pour vous toute ma vie. Votre très-humble et très-obéissant serviteur, d'AuRY, à la Bastille depuis quatorze ans. Le 1" septembre 1763 (1) » : — tel est le fond delama^ quise de Pompadour, et ce qu'on trouve derrière la favorite.
Froide et sèche, madame de Pompadour appa^ tient, malgré ses charmes et ses dehors, à la race des Maintenon. Elle est de la famille des gouve^ nantcs de roi et des favorites premiers ministres. Elle développe et étale dans la faveur la femme que
« Le sieur Saint-Sauveur ne m'avait pas laissé ignorer tout iei saint fÊt vous vous donnez pour découvrir Fauteur de cet infâme libelle. Le nqwct que les États généraux ont marqué au Boy en vous remettant le eetfMi est en effet un exemple très-rare et qui vous fait beaueot^ dChomuwr» Tth père quil arrêtera un peu les plumes empoisonnées des habitent M et pays. » Lo nunco du pape, Durini, dit qu'elle a remplacé Hartillepir Berryer parce qu'il n'avait pas réussi à mettre la main sur rantev d'un p(itit livre intitulé : Histoire des maîtresses des princes jMSfn*à wtt jours.
(1) Cette lettre, ce cri do désespoir, est tracée aa crajon dau b* interlignes d'une page arrachée à un livre de médediie. Ea téta dsb lettre, le gouverneur a écrit en grosses lettres : « Envoyé à wii/iwgfc marquise de Pompadour de la Bastille, V septembre 1763. Péd ^ réponse. » Et les papiers de la Bastille conservés k la BibllottifN iuipérialo de Saint-Pétersbourg contiennent un certain noiabre ^i lettres du même genre, des lettres de Latude, que la Battille ih^ suppose être ce d'Aury, de Latude qui passa trente^ienf ans dlM lu prisons d'État, d uu d'Allègre qui sortit de.la BastiUe pour ètn < comme fou enragé dans les cabanons de Bicétre*