‹ Madame de PompadourChapitre 165 sur 205 · CHAPITRE DIX-HUITIÈMK · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈMK

\ du pastel , une tout autre femme vous appa- . Habillée d'un satin blanc où courent les branîs d'or, les bouquets de roses et les fleurettes, d'argent aux grandes manchettes de dentelles rant au coude , au corsage fleuri d'une échelle ibans dont le violet pâle est tendre comme le > d'un pavot lilas, madame de Pompadour est j sur un fauteuil de tapisserie, dans une attifamilière qui retrousse un peu sa jupe et laisse m bout de jupon de dentelle , et sous le jupon pieds qui croisent l'une sur l'autre deux mules au haut talon. Sa main droite appuie à peine, geste qui voltige, sur le papier d'un cahier de jue qu'elle tient de l'autre main , le bras plié coudé sur une console. Un œil de poudre est dans ses cheveux. Son regard n'est point au r de musique; doucement distrait, il semble ;er quelque joli rêve, tandis qu'un demi-soud'une sérénité délicieuse, errant sur ses lè-

peur, une bibliothèque surmontée d'une pendule en lyre, aux

gardées par un Amour. Sur le parquet, aux pieds de madame de iour, Boucher avait semé et comme effeuillé les amusements et ts de sa protectrice : un porte-crayon monté de sanguine et de

noir, un carton de dessins ouvert, un plan de château à demi ), des rouleaux de musique, une pointe de graveur emmanchée,

çà et là entre un king's-charles au repos et deux roses gisansa droite et plus près d'elle, le peintre semblait avoir voulu caser sa vie sérieuse : les affaires de la faveur; Fon voyait de ce le petite table à écrire de buis de rose, un flambeau d'argent iirné, le cachet de la marquise, un bâton de cire, une lettre déca-

une plume enfoncée dans un encrier et sortant d'un tiroir ou* es brochures, des livres, des maroquins aux armes, et encore ïses oubliées là par la femme au milieu de tous ces outils de la e et du premier ministre.

vres, rayonne sur tout son visage. Derrière eDe, c'est une tenture bleue , coupée de baguettes dorées qui encadrent sur un côté un panneau de peinture: une marche de paysans dans un chemin de montagnes. Auprès d'elle, sur un canapé, une guitare encore frémissante dort sur un cahier de musique. Sur la console où son coude repose, des volumes reliés en veau, comme des livres d'usage et des amis de tous les jours, montrent, à portée de sa main , la compagnie de son esprit ; c'est le Poit^fr fidoy sorti des presses d'Elzeviren 1659, la Henriodt vendue à sa mort sous le n° 721 de sa bibliothèque, le tome III de VEspint des loîx, et le tome IV de V Encyclopédie, A côté d'une sphère , un livre à couverture bleue à demi ouvert, portant sur le dos : « Pierres gravées » , laisse pendre sur la console au pied d'or une gravure au bas de laquelle on lit : Pompadou?' scuJpsit, et ces mots : « Ileprésentaliou de la situation où est le graveur en pierres fines et des divers instruments... » Au bas, un carton noué (le bleu et armorié aux trois tours, est le carton de rOEuvre gravé de madame de Pompadour. Quelle image adorable de la favorite (l), peinte et vivante

il; (.'itons. d'après un Kloge ///' Latonr, peu connu et inséré d.nnii i'-*^" vtanitvh littfh'niro il(» 1702. ranci'<li)te qui raconte la manière dont c< jn'i"trait fut l'ait par lo jrran<l past<'lliste.

M ... yui'lpio (cmp^ ai)!'fs, La T»»ur l'ut niamlé à VorsaiUes puurfair* I«' i»ortrait de madair»'' «K* INnnpadour. 11 n/poudit lirusi[u«'mont : ■■ W'^* il Malanic ijuc je mi* vais pas ])i'iinlri' «-ii ville. »■ l'n •!«* si»s intimes an»'* lui olisiM-va 411.' le pr.K.-é.li". u'ùlail pa-- h«»niM"'t''. 11 iiî'-iiiit «hmo do se n'D" dr<« il la ronr au jour iix«', mais îi ciniAulmi «pii» la si*aiici' ue serainû" l««rr<tMipu<» par p«*rsnnn»». Arrivé clip/ la laviirito. il rtMtère «es convrt-

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