‹ Madame de PompadourChapitre 166 sur 205 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

a beauté spirituelle, dans les amitiés de son ;ence , dans le règne de ses goûts 1 Toutes ces qui Tentourent et qu*elle aima lui prêtent iéductions, leur reflet et leur lumière. Poplagiquel qui semble personnifier sa mémoire, rer la charmante immortalité qui lui restera : )rtalité de TArt.

ame de Pompadour a véritablement aimé Bille Ta protégé, elle Ta pratiqué, et ses eaux- , si peu qu'elles vaillent, si maladroites is soient quand sa pointe n'a point d*aide, téent au moins de son zèle et de ses goûts

demande la liberté de se mettre à son aise. On la lui accordt. oup il détache les boucles de ses escarpins, ses jarretières, son sa perruque, raccroche à une girandole, tire de sa poche un met de taffetas et le met sur sa tête. Dans ce dé^ihabillé pittolotre génie, ou, si on l'aime mieux, notre original, commença ,it. Il n'y avait pas un <iMart d'houre que notre excellent peintre upé, lorsque Louis XV entre. Latour dit, en ôtant son bonnet . iviez promis. Madame, <iue votre porte serait fermée. » Le Roi n cœur du costume et du roproche du moderne Apelles et l'enîontinuer. « Il ne m'est pas possible d'obéir h Votre Majesté, le peintre, je reviendrai lorsque Madame sera seul»». >« Aussitôt \ emporte sa pornKiue, ses jarretières, et va s'habiller dans e pièce, en répétant plusieurs fois : « Je n'aime point à être in- 1. >' La belb» favorite céda au caprice de son peintre et le poraclievé... »

ialogue d'autographes a donné un extrait d'une lettre de ma» Pompadour, datô*» de Choisy, relative à ce portrait : t Elle est es dans Ir mcine embonpoint où il l'a vue à la Muette, et elle croit )it à propos de profiter du moment pour finir ce qu'il n si bien •i... S'il peut venir demain, elle sera libre, et avec si peu de monde dra..... Vous connaisses^ Monsieur, le ras que je fais de vous et imirables talens. »

ard, sans doute h. propos d'une répétitiim de ce portrait, elle on froro ; « // n'y a pNs de ressource auprès de Latour^ sa folie ? ri chaque insf^nt. -

Al^ MAPAMK DE POMPADÛUR.

d'am;ilriir. L'iio passion d'amateur, voilà ce que inadaiii- dv Pimij) l'ioiir apporta dans le patronage dr> ai(> di' si.ii tuiiips. Ce n'est point chez elle l'eni«)nrau«*Hn*nt banal et de convenance commandé aux pi* l'-sonn aires qui régnent comme une grâce de k'ur rùle et ronime un devoir aimable de leur pouvoir. Madame de Pompadour met à toutes les choses de l'art un goût et un zèle dont les caractères sont frappants et ne peuvent tromper. Elle donne à Tartles meilleurs loisirs de sa pensée, tout le temps (pfelle dérobe aux affaires, une part de sa vie, tout s«ni cœuv. L'art, l'art français de son temps, est sa distraction, son passe-temps, sa consolation même. Il est sa dépense et sa ruine. Par le ministère de s(jn frère , la favorite répand sa faveur et les grâces du Hoi sur le monde des artistes. Peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, montrent ses bienfaits et s'honorent de son applaudissement. L'art du dix-huitième siècle est son client, de Boucher à Chardin, d'Uudry à Tien , de Cochin à Guay, de Soufflut à ria])riel, et de Gabriel à L'Assurance. Elle suit ce petit peuple de grands noms dans ses efforts, dans ses travaux. Elle apporte à les juger la vivacité de; son sentiment; elle leur distribue la critique ou Pa louange selon la conscience de son impression. Elle leur donne son imagination, ses idées ; elle leur montre des chemins nouveaux. Elle enlève un moment h l'Olympe et au monde de la Fable son peintre favori , le dessinateur et le conseiller de ses eaux-fortes. Boucher, dont si souvent

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